28.02.2010

Tract (L’appel et la pioche, CGT Eliance Musées, Sud Culture Solidaires, Le Louvre pour Tous, Union syndicale Solidaires Paris, NPA, Front de Gauche)

CHEZ Mc DONALD COMME AU LOUVRE, NON A LA PRECARITE !

 

Depuis plusieurs mois, nous nous mobilisons contre la généralisation de la précarité dans le monde du travail. Que ce soit dans le secteur privé ou dans le public.

 

La méthode McDO :

Partout le modèle McDo s’est imposé méthodiquement. Il s’agit de :

 « Prétendre gérer » les relations entre les travailleurs et le patronat. C'est-à-dire d’introduire un management faisant semblant de simplifier les rapports hiérarchiques afin de « dédramatiser » les conflits consécutifs au mode de production capitaliste.

 Etablir des (fausses) complicités entre des travailleurs et la hiérarchie pour atteindre l’objectif de productivité et de profit au bénéfice exclusif de l’actionnaire.

 Détruire les syndicats revendicatifs. La stratégie d’isolement et de corruption de la part du patronat vise à les décrédibiliser et à faire croire à leur « inefficacité » à résoudre les problèmes engendrés par les conditions de travail, tout en tentant « d’acheter » ou plus simplement de se débarrasser des « agitateurs ».

McDo pratique cette méthode depuis longtemps. Durant les grandes grèves des années 2001-2004, les salariés l’ont expliqué à ceux qui sont venus les soutenir durant une année entière lors de l’occupation du McDo Strasbourg Saint Denis. Mais elle existe aussi dans les autres entreprises privées installés dans le carrousel du Louvre.

 

Un service public de moins en moins public :

Dans le secteur public, ce sont les mêmes conditions et les mêmes manœuvres. La volonté du gouvernement est d’annihiler toute contestation afin de détruire le service public.

Au musée du Louvre, comme dans l’ensemble du Ministère de la Culture, le pouvoir a mis en œuvre un plan général de réduction des effectifs et entend imposer les méthodes mises en œuvre dans le privé : mises en disponibilité (pas d’activité et pas de salaire) d’agents dont les missions auront été détruites, licenciement de contractuels, conditions de travail dégradées, pressions hiérarchiques, mépris des personnels et embauche de précaires enchaînant les CDD à temps partiel pour survivre. Personne n’est dupe de ces magouilles qui visent à externaliser les missions de service public vers le privé.

La baisse des subventions publiques obligent les musées à faire appel au « mécénat d’entreprise » pour boucler leurs budgets, tandis que les espaces privés, accessibles seulement à ceux qui peuvent payer, prennent la place de locaux pour le personnel et pour l’accueil des visiteurs. Tout cela au détriment d’un service public dont l’objectif principal devrait être un accès égalitaire au patrimoine culturel.

Nous condamnons fermement cette marchandisation de la culture et nous invitons tous ceux qui sont attachés à l’accès du plus grand nombre aux différents domaines de la culture à nous rejoindre.

 

Que l’on soit salarié du privé ou agent public, la lutte est la même. Le pouvoir politique vote des lois favorisant le patronat : réduction de charges, destruction du code du travail et du statut de la fonction publique, mais aussi abolition progressive des services publics via la privatisation et l’externalisation.

Il est crucial de mener le combat contre une organisation du travail qui repose principalement sur l’individualisation, la précarité, la rentabilité et la souffrance.


Ensemble refusons cette logique de marchandisation de la Culture !

23.02.2010

Communiqué Sud Culture Solidaires - Février 2010 - La Culture en lutte s’impose sous les ors de Versailles !

La Révision Générale des Politiques Publiques, au ministère de la Culture, cela signifie des conséquences désastreuses à l’échelle nationale : suppressions massives de postes (un départ en retraite sur deux non remplacé), diminution des subventions publiques, externalisation et décentralisation d’établissements et de sites, pertes de missions, marchandisation de la Culture, démantèlement de structures (comme actuellement dans les Directions Régionales des Affaires Culturelles)… la liste est longue, trop longue.

Mais la RGPP, cela signifie aussi un impact concret sur le travail de tous les jours des agents du ministère de la Culture, sur son organisation, sur la fatigue, sur les relations avec les usagers.

Ce qui se passe à Versailles en est un exemple, un parmi tant d’autres.

Car la situation au château de Versailles est devenue alarmante. En particulier à cause du sous-effectif, qui est réel depuis de nombreuses années et qui va encore s’aggraver. Mais s’il y a de moins en moins d’agents fonctionnaires, les tâches et les activités elles n’ont pas diminuées. Bien sûr, cela s’est traduit par un accroissement de la charge de travail des agents restants, avec toutes les conséquences que l’on imagine sur leur santé. Mais ces agents, même en travaillant dans de plus mauvaises conditions, ne peuvent pas suffire à faire fonctionner cet établissement. Alors, pour faire face au sous-effectif, le château de Versailles embauche des vacataires, c’est-à-dire des agents précaires en CDD, qui vivent sous le seuil de pauvreté en raison du temps partiel imposé et sans aucune perspective d’avenir dans l’emploi occupé.

De plus, les salariés du château de Versailles ne sont pas les seuls à être victime de cette politique ultra-capitaliste. Les usagers aussi en subissent les effets négatifs. En effet, le ministère de la Culture a entrepris la restauration de certaines parties du bâtiment, ce qui est nécessaire. Cependant, la plupart de ces salles restaurées ne seront jamais vues du public, faute de personnel pour les ouvrir à la visite. De fait, actuellement, des pans entiers du château de Versailles sont non visitables uniquement à cause du sous-effectif.

Mais à Versailles, il n’y a pas que le château qui est touché de plein fouet par la RGPP. Il y a aussi le Service National des Travaux. Ce service à compétence nationale, qui gère depuis des années des dizaines de chantiers sur les édifices des différentes directions du ministère de la Culture, avec un budget d’environ 50 millions d’euros, à la satisfaction générale, vient soudain d’être déclaré inutile et doit prochainement être absorbé par l’établissement public de maîtrise d’ouvrage de la Culture. Or, le décret de création de ce dernier n’étant toujours pas validé, les questions sans réponse s’accumulent : les chantiers en cours, dont certains sur des édifices prestigieux, pourront-ils être menés à leurs termes ? Les centaines de marchés passés pourront-ils être honorés financièrement dans les délais réglementaires ? Les moyens budgétaires de l’Etat ont-ils été revalorisés pour faire face à la charge supplémentaire des intérêts moratoires qui devront être versés aux titulaires de ces marchés ?

Pendant ce temps, le SNT se vide de ses agents, puisqu’il manque aujourd’hui 1/3 des effectifs nécessaires pour un bon fonctionnement, ce qui menace la mise en œuvre des missions que celui-ci continue à assurer malgré tout.

Ainsi, non content de casser un service qui marche, pour faire des économies de personnels, la direction du ministère de la Culture laisse les agents restants dans l’inquiétude la plus complète, en leur cachant aussi bien ce qu’ils vont devenir que ce qu’il va advenir de leur travail.

C’est à travers ce genre de situation ubuesque que l’on voit bien que la RGPP n’est pas, comme le prétend la propagande gouvernementale, une "rationalisation" ou une "réorganisation" du ministère de la Culture, mais bien la casse voulue et programmée du service public d’utilité sociale de la Culture, comme d’ailleurs des autres services publics. Cela afin de favoriser les entreprises privées, de leur permettre de gagner de nouveaux marchés et de réduire leurs prélèvements fiscaux (comme le montre bien le bouclier fiscal).

Mais face à toutes ces attaques, face à toutes ces conséquences pratiques sur le travail et la vie au quotidien des agents, des résistances de plus en plus nombreuses apparaissent.

A Versailles, les précaires du château se sont organisés avec l’appui de plusieurs syndicats, dont SUD Culture et ils réclament leur passage en CDI et un véritable plan de titularisation leur permettant d’avoir un avenir professionnel. Pour bien montrer leur détermination à l’obtenir, ils et elles ont organisé une action de visibilité le dimanche 7 février dernier pour informer les très nombreux visiteurs de ce qui se passe au château de Versailles.

Parce que le combat contre la précarité rejoint totalement le combat contre la RGPP et parce que nous soutenons les actions directes des agents contre la dégradation de leur situation, SUD Culture, dans le cadre des actions Jeudis Noirs de la Culture, a décidé le 11 février 2010 d’intervenir à Versailles.

Nous nous sommes donc d’abord rendus au château de Versailles, où nous avons distribué des tracts aux usagers pour renforcer la mobilisation des vacataires, en nous installant à côté des caisses, ceci dans un froid glacial qui a malheureusement limité le nombre de visiteurs ce jour là.

Puis, nous nous sommes rendus au SNT, afin de soutenir les collègues de ce service, qui restent eux aussi mobilisés et ne cessent de réclamer des réponses sur leur avenir au ministère de la Culture. Au cas où celui-ci n’aurait pas bien compris le message, nous avons déployé une banderole on ne peut plus claire sur notre volonté de nous opposer à l’arme de destruction massive du service public de la Culture qu’est la RGPP.

Après le Louvre, après le musée d’Orsay, après Versailles, SUD Culture va continuer à organiser des actions Jeudis Noirs de la Culture pour soutenir les établissements mobilisés, mais aussi pour étendre et pour unifier l’opposition à la RGPP, tout en participant aux autres formes d’actions, que nous espérons unitaires et intersyndicales. Tant qu’il y aura des attaques contre la Culture et ses agents, il y aura des résistances.

Pour suivre l’actualité des luttes à la Culture et signer la pétition contre la RGPP, consultez le blog : http://lacultureencolere.hautetfort.com/

11.02.2010

Tract Sud Culture Solidaires - Février 2010 : Sous-effectifs, précarité... : quel avenir pour le Château de Versailles ?

Depuis maintenant plus de deux ans, le gouvernement a entrepris une casse systématique des services publics, à travers la Révision Générale des Politiques Publiques. Les conséquences de celle-ci sont désastreuses : suppressions de postes, diminutions des subventions publiques, accroissement de la  charge de travail des agents, remise en cause de nos missions, marchandisation de la Culture...

Comme dans de nombreux autres monuments et musées, la situation au château de Versailles est devenue alarmante ! En particulier à cause du sous effectif, qui est réel depuis de nombreuses années et risque encore de s'aggraver. Mais s'il y a de moins en moins d'agents fonctionnaires, nos tâches et nos activités elles n'ont pas diminuées. Alors, pour y faire face, le château de Versailles embauche des vacataires, c'est à dire des agents précaires en CDD, qui vivent sous le seuil de pauvreté à cause de leur temps partiel imposé et qui n'ont aucune perspective d'avenir.

De plus, les salariés de la Culture ne sont pas les seuls à être victime de cette politique ultra-capitaliste. Les usagers aussi en subissent les effets négatifs. En effet, le minsitère de la Culture a entrepris la restauration de certaines parties du bâtiment, ce qui est nécessaire. Cependant, la plupart de ces salles restaurées ne seront jamais vues du public, faute de personnel pour les ouvrir à la visite.

Face à ces attaques, il est plus que temps de se mobiliser. C'est ce qu'ont fait les agents du ministère de la Culture lors de la grève de décembre dernier. C'est ce que fait depuis plusieurs semaines SUD Culture en organisant des actions Jeudis Noirs de la Culture, afin d'inscrire cette lutte dans la durée. C'est ce qu'ont fait le dimanche 7 février les vacataires du château de Versailles en réclamant leur passage en CDI et la mise en place d'un véritable plan de titularisation, leur permettant ainsi d'avoir un avenir professionnel. C'est pourquoi nous devons continuer à lutter ensemble, salariés et usagers, syndiqués et non-syndiqués, pour réclamer l'arrêt de la RGPP, la création massive de postes de titulaires et la mise en place d'un véritable service public de la Culture répondant aux besoins de tous les usagers.

 

Retrouvez ce tract dans son intégralité sur le site de Sud Culture Solidaires à l'adresse suivante : http://www.sud-culture.org/expressions/IMG/pdf_tract_sous...

Tract Sud Culture Solidaires - Février 2010 : NON à la casse du Service National des Travaux et aux restructurations détruisant le service public

 

Aujourd’hui, l’État multiplie les restructurations de ses ministères et de ses services dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques. Cette politique de «modernisation» de la fonction publique, qui se met aujourd’hui en oeuvre très ouvertement, n’a qu’un seul objectif, celui de l’allégement des effectifs dans les administrations de l’État pour aller de pair avec le non-renouvellement d’un départ sur deux à la retraite. Le Gouvernement a fait de la baisse du nombre de fonctionnaires un des symboles de la rigueur de sa politique budgétaire, ce qui confirme son approche purement comptable et idéologique du service public, au mépris des conditions de travail des agents, des missions des établissements publics et des besoins des usagers.

 

Il en est ainsi, entre autres, au Service National des Travaux, dont la disparition est annoncée. Ce service à compétence nationale sera prochainement absorbé par l’établissement public de maîtrise d’ouvrage de la culture au 1er janvier 2010, comme l’a décidé Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture.

 

Cette décision, qui tarde tant à venir, le projet de décret n’étant toujours pas validé à ce jour, sera-t-elle prise avant que ce service ne soit plus en mesure d’assurer ses missions ? Car, aujourd’hui il ne reste que 34 personnes sur un effectif qui était de 55 agents il y a 1 an. Les départs par mutations, détachements, disponibilités ou à la retraite n’ont pas été remplacés. Il manque donc plus d’1/3 des effectifs pour gérer un budget d’environ 50 M€, dont 6 M€ sur 8 opérations au titre du plan de relance lancé à grand renfort médiatiques par l’Elysée et   10 M€ pour les opérations conduites pour les services de la Présidence de la République y compris les cérémonies nationales.

 

Les dizaines de chantiers en cours sur les édifices des différentes directions du ministère de la culture, mais aussi sur certains édifices prestigieux comme ceux du ministère de la défense ou des résidences présidentielles, pourront-ils toujours être menés à leurs termes dans les meilleures conditions ? Les centaines de marchés passés avec des entreprises de haute qualification, spécialisées dans la restauration des monuments historiques, pourrontils être honorés financièrement dans les délais réglementaires ? Ces entreprises, souvent de petite taille, auront-elles les moyens d’attendre des paiements retardés du fait de l’incapacité des personnels restant dans le service à procéder aux paiements ? Les moyens budgétaires de l’Etat ont-ils été revalorisés pour faire face à la charge supplémentaire des intérêts moratoires qui devront être versés aux titulaires de ces marchés ?

 

Nous dénonçons fortement la mise en oeuvre de la RGPP et les restructurations des services qui en découlent conduisant à un recul inadmissible des moyens nécessaires aux missions de service public, engendrant des situations de stress et de souffrances au travail intolérables. Ce qu’il faut, ce n’est pas moins de service public, pour le plus grand profit des entreprises privées, mais plus de services publics, à plus d’agents titulaires, avec plus de moyens, pour répondre aux besoins de tous les usagers.

Non à la casse du SNT. Non à la casse de la Culture publique.

 

 

05.02.2010

Communiqué Sud Culture Solidaires - Février 2010 - LA CULTURE EN COLERE, ENCORE ET TOUJOURS

 

Depuis maintenant plusieurs semaines, SUD Culture mène des actions régulières, afin de montrer clairement, aussi bien aux agents qu’à la direction du ministère de la Culture, que la lutte contre la Révision Générale des Politiques Publiques continue et que nous avons toujours autant de raisons de protester contre la mise en péril du service public de la Culture. Pour cela, nous avons mis en place les Jeudis Noirs de la Culture.

Le 21 janvier, ce Jeudi Noir de la Culture est tombé en même temps qu’une journée de grève dans l’ensemble de la Fonction Publique. Il était donc évident que nous devions y participer, pour lutter aux côtés de nos collègues des autres services publics contre des problèmes semblables.

C’est pourquoi nous avons appelé à la grève le jeudi 21 janvier, en déposant un préavis de grève intersyndical reconductible, avec la CGT-Culture et le SNAC-FSU, pour permettre aux agents, syndiqués comme non-syndiqués, de décider unitairement des suites à donner à cet appel à la grève. De même, nous avons participé à l’organisation d’Assemblées Générales dans les établissements (Louvre, Orsay, BNF, BPI, Versailles…) pour discuter, faire le point sur la situation et voir ensemble comment agir.

A Paris, SUD Culture a appelé à un rassemblement avec la CGT et la FSU au Palais Royal, pour interpeller le ministre de la Culture. Mais fidèle à son refus d’entendre l’expression syndicale et à sa négation de l’existence d’un conflit social au sein du ministère, celui-ci avait fait fermer les grilles du Palais Royal, fuyant tout contact avec les agents et tout risque de contestation. Tout comme il avait d’ailleurs annulé les voeux traditionnels pour les remplacer par des voeux virtuels, ce qui au moins lui a permis d’éviter toute opposition revendicative. Nous nous sommes donc rassembler place Colette, en y déployant nos banderoles (Toutes les photos sont dans l'album "Les jeudis noirs de la Culture").

Dans ce rassemblement, on pouvait entre autre remarquer la banderole des archéologues de l’INRAP, qui en plus des revendications communes au reste du ministère de la Culture, luttent aussi contre la délocalisation de leur siège national et contre l’introduction dans cet établissement de nouveaux contrats encore plus précaires.

Après ce rassemblement, nous nous sommes rendus à la manifestation parisienne de la Fonction Publique, pour faire converger notre action avec celles de nos collègues des autres secteurs de la Fonction Publique, car c’est seulement en créant des liens forts entre les différents secteurs en lutte que nous pourrons développer une mobilisation suffisante pour arrêter la casse des services publics.

Au sein de cette manifestation, nous avons constitué un cortége unitaire de la Culture, pour bien montrer qu’il est urgent de nous unir, syndiqués comme non-syndiqués, au sein de nos établissements et entre eux. D’autant plus urgent que le nombre d’agents de la Culture présents dans la rue ce jour là était encore trop limité. Il faut donc que nous soyons encore plus nombreux/ses à nous investir dans les actions et les manifestations, car l’action des organisations syndicales ne peut être efficace que si elle est reprise, amplifiée et contrôlée par les agents eux-mêmes.

On pouvait néanmoins remarquer dans ce cortège plusieurs banderoles d’établissements en lutte, comme celle du musée d’Orsay, celle de l’Ecole Nationale Supérieur des Beaux-Arts, et celle de la Bibliothèque Publique d’Information, dont les agents participent avec leurs collègues de la Bibliothèque Nationale de France, de plusieurs Bibliothèques Universitaires et des bibliothèques de la Ville de Paris, à une Coordination parisienne des bibliothèques en lutte, nouvelle extension de la mobilisation pour défendre le service public d’utilité sociale de la Culture sous toutes ses formes.

 

Au même moment, un peu partout en France, les sections et les adhérent-e-s de SUD Culture participaient aux autres manifestations des grévistes de la Fonction Publique, comme à Caen par exemple, car notre action contre la RGPP ne se limite sûrement pas à la Région Parisienne.

 

Mais si nous avons participé à la journée du 21 janvier, c’est aussi pour inscrire notre action dans la durée et faire en sorte que cette journée de grève ne soit pas une simple journée sans lendemain, comme il y en a malheureusement trop eu, et puisse lancer une dynamique nous permettant de construire le rapport de force qui fera reculer le gouvernement.

Pour cela, nous allons poursuivre l’organisation des Jeudis Noirs de la Culture dans les semaines qui viennent et nous invitons les autres organisations syndicales et les agents à s’y associer, pour étendre leur ampleur, aussi bien au sein du ministère de la Culture qu’en liaison avec les autres services publics.

 

NOTRE LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER !

 


18.01.2010

Communiqué intersybdical Ministère de la Culture (CGT- FSU – SUD) : La mobilisation s’élargit !

Le 21 janvier 2010

- Des manifestations prévues dans au moins 41 départements

- D’autres forces syndicales s’associent au mouvement

La mobilisation s’élargit !


Pour nos trois organisations de la Fonction publique qui appellent au niveau national à la grève le 21 janvier 2010 dans l’ensemble des  Fonctions publiques, il est urgent :

 de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics, de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;

 de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;

 d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;

 de revenir sur toutes les réformes régressives ;

 d’abroger la loi dite de « mobilité » ;

 de prendre des mesures pour combattre la précarité.

 

Cet appel à l’action le 21 janvier avec grève et manifestations est largement relayé dans les différents secteurs des trois fonctions publiques (Etat – Territoriale – Hospitalière). Non seulement tous les secteurs de la Fonction publique sont touchés mais ces appels sont repris sur l’ensemble du territoire national avec des manifestations prévues dans 41 départements avec nos trois organisations syndicales de départ (CGT-FSU-Solidaires) rejointes par des syndicats UNSA et CFDT dans la plupart de ces départements.

Le rassemblement le plus large possible au niveau syndical que nous appelions de nos voeux dans notre précédent communiqué (CGT-FSU-SUD Culture) est en train de se réaliser dans l’action. Ainsi le Syndicat de la Magistrature appelle les magistrats durement touchés par les politiques de liquidation du service public à se joindre à la manifestation parisienne du 21 janvier. Rejoignent les appels à la grève de nos trois organisations syndicales dans différents Ministères : Education : SGEN-CFDT, UNSA-Education - Enseignement Supérieur et Recherche : UNSA-Sup’Recherche-SNPTES-A&I, SGEN-CFDT-Recherche-EPST, SLR et SLU – Equipement : UNSA-Equipement et CFDT-Equipement –  Environnement : CFDT-Environnement, UNSA Développement Durable et pour l’ensemble de la Fonction Publique l’UNSA-Fonctionnaires appelle à la mobilisation le 21 janvier.

C’est ainsi que à Paris nous défilerons, avec les différentes intersyndicales des ministères, sous une banderole intersyndicale « Culture ». Nous appelons tous les personnels de la Culture à rejoindre la grève, les rassemblements et manifestations du jeudi 21 janvier pour la défense du service public !

LE JEUDI 21 JANVIER à Paris

RASSEMBLEMENT DES PERSONNELS DE LA CULTURE

PALAIS ROYAL-COLONNES DE BUREN 12h30 – 13h30

(prises de parole et départ collectif à la manifestation parisienne 13h30)

CORTEGE INTERSYNDICAL « CULTURE » DANS LA MANIFESTATION :

rdv Métro Temple 14h30


ordre de défilé : FSU-SOLIDAIRES-CGT-UNEF-UNL-cortège« Culture »-UNSA-Education-SGEN-CFDT

12.01.2010

Communiqué intersybdical Ministère de la Culture (CGT- FSU – SUD) : Le 21 janvier 2010, l’heure est toujours à l’action et non au renoncement !

Depuis l’annonce en 2007 de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), les mesures du gouvernement font l’objet d’un rejet franc et massif des agents du Ministère de la Culture.

L’annonce du contenu de l’audit spécifique réservé au Centre Pompidou ainsi que des audits « flash » sur l’ensemble des opérateurs du Ministère de la Culture (conduisant aux réductions drastiques des emplois et aux diminutions des subventions du Ministère à ses opérateurs) a mis le feu aux poudres. A la demande des Assemblées Générales du Centre Pompidou, ce mouvement s’est élargi à l’ensemble du Ministère de la Culture à l’appel des organisations syndicales CGT-FSU-SUD-CFDT-CFTC-FO-UNSA.

Cette mobilisation pour la défense du service public culturel a rencontré un très large écho et les agents ont logiquement posé la question de l’élargissement de la lutte sur l’ensemble de la Fonction publique. Il est vital pour le service public de la culture, le Ministère de la Culture et ses missions, de continuer dans la durée le combat pour l'emploi et les moyens alloués à ses services et à ses établissements publics.

L'appel explicite à la grève et aux manifestations, lancé le 23 décembre par les organisations CGT, FSU et SUD de la Fonction publique, pour le 21 janvier 2010 répond à la nécessité d’élargir nos luttes à l’ensemble de la Fonction publique. Nos organisations ont pris ainsi toutes leurs responsabilités pour défendre le service public, ses missions et ses emplois.

Gageons qu'un rassemblement plus large comptant toutes les forces syndicales demeure possible comme le montre l’appel de l’UNSA  Education et du SGEN CFDT à rejoindre la grève le 21 janvier dans l’Education Nationale.

Nous appelons à l’unité la plus large pour faire échec à la politique du gouvernement parce qu’en 2010 l’Etat et les services publics connaîtront à tout le moins 34 000 suppressions de postes alors même que des milliers d’emplois sont sacrifiés sur l’autel de la crise économique. Depuis 2007, ce serait plus de 100 000 emplois qui seraient supprimés si rien n’était fait pour s’y opposer.

C’est à un véritable plan de « restructuration » à la mode libérale que les agents du service public ont affaire au nom du dogme du non  remplacement d’un agent sur deux partant à la retraite. Et le gouvernement se révélerait paraît-il « incapable d’analyser les besoins et de programmer ses effectifs en conséquence , sa politique du personnel [etant] dictée principalement par des considérations budgétaires à court terme » comme l’a pointé, il y a peu, la Cour des Comptes.

Arrêtons les liquidateurs et prenons des orientations radicalement différentes répondant aux besoins sociaux et culturels de la population !

Ainsi, pour nos trois organisations qui appellent à la grève le 21 janvier 2010 dans l’ensemble des Fonctions publiques, il est urgent :

 de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics, de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;

 de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;

 d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;

 de revenir sur toutes les réformes régressives ;

 d’abroger la loi dite de « mobilité » ;

 de prendre des mesures pour combattre la précarité.

 

C’est dans ce cadre concret et clairement assumé que nos organisations retournent devant les agents du ministère de la Culture et de ses établissements, sans jamais perdre de vue la nécessité incontournable de l'unité d'action et des solidarités effectives.

Les organisations syndicales CGT, FSU et SUD du Ministère de la Culture ont déposé un préavis de grève reconductible à compter du 21  janvier sur les revendications suivantes :

· arrêt immédiat des suppressions de postes et d’emplois du ministère et recrutement sur tous les postes vacants identifiés sur l’ensemble du Ministère,

· abondement des subventions du Ministère à tous ses opérateurs et maintien des emplois qui en dépendent, non au désengagement de l’Etat !

· remplacement de tous les départs à la retraite,

· création des emplois nécessaires au développement du service public culturel à partir des besoins identifiés pour chaque service et opérateur du Ministère et des besoins croissants de la population sur l’ensemble du territoire,

· plan de titularisation permettant l’intégration des agents non-titulaires exerçant des emplois correspondant à des postes pour lesquels  existent des corps de fonctionnaire, et passage en CDI pour les autres,

· résorption des emplois précaires dans l’ensemble du ministère,

· retrait des mesures RGPP, arrêt du démantèlement de l’administration centrale et des

services déconcentrés (RéATE),

· retrait des mesures de délocalisation du siège de l’INRAP.

 

Nous appelons les agents à tenir le 21 janvier, partout sur les lieux de travail, les Assemblées Générales et à participer au rassemblement Culture pour un départ commun des personnels du Ministère à la manifestation parisienne : Place de la République à 14h. Nous appelons les agents à participer aux différents cortèges organisés partout dans les régions sur l’ensemble du territoire national.

Nos organisations appellent les personnels à se retrouver en Assemblées Générales dès le 22 janvier matin. Ce mouvement doit s’inscrire dans la durée !

Communiqué Sud Culture Solidaires : Unissons nos luttes pour défendre nos services publics.

Depuis des mois, le gouvernement multiplie les attaques contre les services publics, pour le plus
grand profit du patronat :
- Révision Générale des Politiques Publiques, ce qui signifie : suppressions de postes (nonremplacement d’un départ à la retraite sur deux), baisse des subventions, projets d’externalisation et augmentation de la précarité
- Changement du statut de la Poste en vue de sa privatisation
- Masterisation, réforme du lycée et aides individualisées qui mettent en danger l’Education Nationale
- Autonomie et LRU qui visent à transformer les universités publiques en entreprises privées
- Réforme territoriale qui menace les missions et les actions de la Fonction Publique territoriale
- Loi sur la mobilité des fonctionnaires qui entraîne la casse des statuts
- Rémunération "au mérite", à travers la Prime Fréquence Résultat, qui met fin au caractère collectif des rémunérations
- Fusion ratée de l’ANPE et des ASSEDIC dans le Pôle Emplois….
Tout cela a des conséquences négatives graves pour les salarié-es des services publics (dégradation des conditions de travail, abandon de missions, répression anti-syndicale…), mais aussi pour les usagers, qui devront payer plus cher des services publics de moins bonne qualité.
Des zones géographiques entières seront dépourvues de services publics, tandis que les activités "rentables" seront confiées à des entreprises privées. L’exemple de France Télécom est là pour témoigner du désastre que cela peut donner.
Face à cette casse généralisée des services publics, de nombreuses luttes ont eu lieu ces derniers temps dans différents secteurs. Ces luttes sont nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes si elles ne parviennent pas à converger pour créer un mouvement général, fort et unitaire de défense des services publics. La semaine d’actions de la Fonction Publique (Etat, collectivités territoriales, hôpitaux) qui aura lieu du 18 au 24 janvier, avec la grève du 21 janvier comme point central, peut être l’occasion de cette convergence, à condition que nous la préparions
ensemble et qu’elle débouche sur des perspectives.
C’est pourquoi SUD Culture, dans le cadre des Jeudis Noirs de la Culture (lancés dans la foulée de la grève au ministère de la Culture contre la RGPP en novembre et décembre dernier, afin de montrer que rien n’est réglé) appelle les travailleurs et les syndicalistes de tous les services publics, SNCF, Poste, Education Nationale, EDF-GDF, Pôle Emplois, Hôpitaux, RATP, etc… à participer à un :
FORUM DES SERVICES PUBLICS
JEUDI 14 JANVIER, 10H, AU MUSEE DU LOUVRE
SOUS LA PYRAMIDE ! (métro Palais Royal, lignes 1 et 7)

08.01.2010

Communiqué Sud Culture Solidaires : La casse du service public de la Culture se poursuit ! Notre résistance aussi !

Face à l’entreprise de destruction du service public de la Culture orchestrée par le gouvernement à travers la Révision Générale des Politiques Publiques (suppressions de postes, non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, baisse des subventions publiques, risques d’externalisation…), le personnel du ministère de la Culture et ses organisations syndicales mènent depuis deux ans une résistance forte, qui s’est manifestée en particulier lors de la grève reconductible dans de nombreux établissements en novembre et décembre 2009.

Mais si à la mi-décembre, il a été nécessaire, pour éviter le pourrissement que voulait imposer le gouvernement, de suspendre cette grève, notre mobilisation elle n’a pas cessé. C’est pourquoi SUD Culture a proposé la mise en place des Jeudis Noirs de la Culture, pour continuer à dénoncer la situation dangereuse dans laquelle se trouve la Culture publique et à affirmer notre volonté de regagner tous nos droits perdus.

Après le succès du premier Jeudi Noir de la Culture, le 24 décembre, au musée du Louvre, qui avait connu un fort taux de grève et vu le blocage des caisses du musée pendant une partie de la matinée, un deuxième Jeudi Noir a donc été organisé le 31 décembre, à nouveau au Louvre.

Le nombre important de grévistes qu’il y a eu ce jour là à l’appel de l’intersyndicale locale CGT-FO-SUD et la présence significative du personnel à l’Assemblée Générale organisée le matin même montrent que le personnel du ministère de la Culture n’accepte toujours pas la RGPP et qu’il est toujours en lutte contre celle-ci.

Afin de le dire publiquement, les agents et les syndicalistes de SUD Culture ont donc décidé d’occuper une des terrasses surplombant la cour de la pyramide du Louvre, en y déployant des banderoles qui traduisent bien ce qui se passe actuellement au ministère de la Culture.

Des prises de parole et des distributions de tracts en plusieurs langues à destination des visiteurs, venus très nombreux ce jour là, ont aussi eu lieu, pour leur permettre de s’informer des raisons de notre lutte. Car si nous refusons la RGPP, c’est aussi parce que nous refusons la logique d’une marchandisation de la Culture, qui vise à transformer l’usager en un client rentable, au lieu de lui permettre d’accéder au patrimoine culturel commun de l’humanité. Le gouvernement et le MEDEF veulent transformer le service public d’utilité sociale de la Culture en une entreprise, avec comme conséquence à terme pour les visiteurs de devoir payer plus cher pour un service dégradé (moins de personnels, cela veut dire moins de salles ou de monuments ouverts). Cela veut dire aussi une offre culturel plus formatée, plus artificielle, concentrée sur quelques gros établissements au détriment du maillage de l’ensemble du territoire et soumis aux intérêts des groupes privés, comme le montre la nomination du patron des cinémas MK2 à la tête du Conseil de la Création Artistique, ministère de la Culture bis.

Car c’est bien parce que nous voulons une culture non-marchande, populaire, alternative, internationale et émancipatrice que nous sommes contre la RGPP. C’est bien parce que nous voulons une culture pour toutes et tous et par toutes et tous que nous nous adressons aux usagers afin qu’ils nous soutiennent dans notre combat. Et c’est bien parce que nous savons que la défense des services publics d’utilité sociale est un enjeu de société, face aux agressions du système capitaliste, que nous unissons nos luttes avec celles de nos collègues des autres services publics, pour construire ensemble un grand mouvement de résistance sociale.

Pour cela, nous appelons tous les agents du ministère de la Culture à s’informer, à se mobiliser, à organiser des réunions dans leurs établissements et à participer aux prochains Jeudis Noirs de la Culture, afin d’obtenir :

 PAS UNE SEULE SUPPRESSION D’EMPLOIS ET DE POSTES

 L’ABANDON DU PROJET DE TRANSFERT DES MONUMENTS AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES

 LA DÉFENSE DU STATUT

 LE MAINTIEN DE TOUTES LES SUBVENTIONS D’ÉTAT

 LA TITULARISATION DE TOUS LES PRÉCAIRES

 LE RETRAIT DE LA RGPP

 DES CREATIONS MASSIVES D’EMPLOIS TITULAIRES POUR UN VERITABLE SERVICE PUBLIC DE LA CULTURE

07.01.2010

Signez la pétition contre la RGPP

http://www.lapetition.be/en-ligne/contre-la-rvision-gnral...

06.01.2010

RGPP ACTE 2 : Poursuite de la lutte au Ministère de la Culture !!!

"Après être passé en force pour en finir avec l’acte 1 de la RGPP, Frédéric Mitterrand vient de lancer l’acte 2. Les prochaines victimes ? Les 78 opérateurs du Ministère de la Culture et ses 22 000 ETP (Equivalents-temps-plein) qui représentent pourtant un enjeu essentiel pour le
maintien d'une réelle politique culturelle ! Le directeur du Cabinet de Frédéric Mitterrand, a été parfaitement clair : cette deuxième vague de dérégulation a pour objectif unique d’adapter les opérateurs au dogme du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux et
de faire face à la baisse des ressources publiques qui leur seront affectées."

"Cette lutte à laquelle la grande majorité des agents adhère est le prolongement de celles engagées depuis maintenant près de deux ans sous diverses formes, pour les missions et pour l'emploi du service public culturel."

"Les mesures gouvernementales liées à la RGPP et consistant à ne pas remplacer, a minima, un départ à la retraite sur deux et en une austérité budgétaire généralisée, exposent les grandes institutions culturelles à l'asphyxie financière. Elles portent déjà atteinte aux missions comme aux conditions de travail des agents.
Le Ministre de la Culture et de la Communication persiste dans son refus de négocier. Cette situation de blocage incompréhensible et injustifiable dessert forcément toutes les parties."

 

(ci-dessus : extraits de courriers, tracts et communiqués que vous trouverez dans leur intégralité bientôt sur ce blog).

 

Contre ces attaques visant le ministère et ses agents mais aussi la Culture dans son ensemble, le blog "La Culture en colère" reprend du service.

 

 

29.12.2009

Les jeudis noirs de la Culture (INTERSYNDICALE DU MUSEE DU LOUVRE CGT – FO – SUD)

Après être passé en force pour en finir avec l’acte 1 de la RGPP, Frédéric Mitterrand vient de lancer l’acte 2. Les prochaines victimes seront les 78 opérateurs du ministère de la Culture et ses 22 000 ETP (équivalents-temps-pleins) qui représentent pourtant un enjeu essentiel pour le maintien d’une réelle politique culturelle.


Cette deuxième vague de dérégulation a pour objectif d’adapter les établissements publics au dogme du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux et de baisser les ressources publiques qui leur seront affectées.


La RGPP2 entend poursuivre la RGPP1 qui a rapproché de manière arbitraire plusieurs établissements publics. La RGPP1 se trouvait elle-même dans la logique des réformes engagées depuis 2004 : éclatement du réseau des musées et autonomie croissante accordée aux plus grands d’entre eux (Louvre, Orsay, Versailles et Guimet).


Cette politique a contribué à substituer aux politiques mutualistes et scientifiques basées sur la conservation, la recherche et une large diffusion, une conception essentiellement mercantile, s’appuyant de plus en plus sur le développement à tout prix des ressources propres de ces établissements, toujours plus aléatoires dans le contexte économique actuel.
Les établissements se voient aujourd’hui imposer un budget qui rend de plus en plus périlleux le maintien de leurs missions.


Aujourd’hui le ministère a perdu son âme. Que reste-t-il de la conception qui, il y a cinquante ans, présida à sa création ? L’objectif essentiel était d’élargir l’accès à la culture à tous ceux qui le désiraient et d’empêcher la dissolution de la culture dans la consommation et « les usines de rêve » que sont les industries culturelles . . .


Les agents du Centre Pompidou, refusant les réductions d’effectifs, la baisse de la subvention de l’État et la stagnation des salaires, ont entamé une grève le 23 novembre, rejoint par la suite par les agents de la BPI (Bibliothèque Publique d’Information) et l’intersyndicale du ministère de la culture, qui a déposé un préavis de grève à compter du 2 décembre. Les 21 conservateurs du musée d’art moderne au centre Pompidou, soutenant cette mobilisation, ont adressé une lettre ouverte au ministre, dans laquelle ils affirment leur opposition aux réformes en cours. Ils rappellent que le simple fonctionnement du musée, même recentré sur ses missions essentielles, est en jeu. Si les emplois ne sont pas sauvegardés et si la subvention n’est pas réévaluée, le Musée national d’art moderne devra réduire le nombre et l’importance de ses expositions, restreindre ses prêts, ralentir considérablement sa participation à la vie culturelle nationale et internationale dont il est pour l’art moderne et contemporain l’un des acteurs essentiels.


Un peu partout, dans les musées, les monuments, en Ile-de-France et en province, des sites ont été fermés, ouverts gratuitement, ou occupés, avec le soutien de collègues d’autres secteurs en lutte, comme ceux de l’Office National des Forêts de la poste.


Parmi les nombreux soutiens à cette mobilisation des personnels du ministère, citons celui de L’AFEA (Association française d’ethnologie et d’anthropologie) qui se déclare « solidaire du mouvement mené par les personnels du ministère de la Culture dans leur lutte contre le démantèlement du service public culturel. Soulignant que comme dans l’enseignement supérieur et la recherche, l’objectif du gouvernement est de privilégier les activités économiquement rentables au détriment de celles qui favorisent le lien social. »


Cette lutte à laquelle la grande majorité des agents adhère est le prolongement de celles engagées depuis maintenant près de deux ans sous diverses formes, pour la sauvegarde les missions et de l'emploi du service public culturel. Elle a permis que soient posées explicitement les questions essentielles de la place et du rôle de la culture dans notre société, et de l'utilité sociale et économique du service public.


Il est plus que symbolique que ce débat de fond ait été ouvert par les luttes des agents alors que le Ministre de la Culture clôt l’année du cinquantenaire de sa création dans un silence assourdissant.


Vos représentants syndicaux du musée du Louvre réaffirment leur opposition à la réforme des PC de jour et de nuit, conséquence directe de la RGPP et demandent des réunions courant janvier pour discuter de l’évolution des effectifs du Musée. Il importe plus que jamais de montrer au Ministère et à notre direction que les agents du Louvre restent mobilisés contre la RGPP, ses coupes budgétaires et suppressions d’emplois.


C’est pourquoi l’intersyndicale du Musée du Louvre appelle tous les agents du musée à une journée d’action le jeudi 31 décembre .


Contre la baisse des subventions du Ministère !
Contre la RGPP et les choix de la direction quant à l’application de cette mesure dans notre établissement !
Contre la réforme des PC !
Pour le maintien des emplois, la lutte continue !

TOUS EN GREVE !

Montrons notre détermination par une grève massive !

20.12.2009

Signez la pétition : Soutenons lma BNF !

La Révision générale des politiques publiques (RGPP) initiée et menée par le gouvernement, s’attaque à l’ensemble de la Fonction publique. Après les assauts constatés dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration avérée des services rendus au public. Aujourd’hui, c’est aux emplois et aux budgets des établissements publics que la RGPP s’attaque.

A la BnF, 64 postes auront été supprimés d’ici 2011, au nom de la RGPP, dont 26 pour 2009 et 20 pour 2010. Cette politique ne tient par ailleurs pas compte des dizaines d’emplois non budgétisés et de dizaines d’autres non pourvus. Comment croire que nous pourrions offrir un meilleur service public avec moins de professionnels ?

Comment faire le même travail, voire plus, en étant moins nombreux, alors que plus de 350 vacataires à temps partiel renforcent déjà en permanence nos équipes pour vous accueillir ? L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue et non de salariés corvéables à merci.

Pour toutes ces raisons, marquez votre attachement à un service public de qualité, disposant de moyens suffisants afin de satisfaire les missions qui sont les siennes.

 

Exprimez votre solidarité en signant cette pétition : http://petition.soutenonslabnf.fr/index.php?petition=4

23.04.2008

Sauvons la Culture Appel du 22 avril

Sauvons la culture !

Appel à une mobilisation citoyenne pour l’art et la culture

Face au désengagement sans précédent de l’Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l’art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique.

Tous les champs et toutes les disciplines de l’art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.

Emparez-vous de ce texte, signez-le et faites-le signer ici

Et rendez-vous le mercredi 7 mai pour une grande journée de mobilisation nationale autour du texte, dans tous les lieux d’art et de culture (théâtres, lieux de spectacles et de danse, cinémas publics et privés, lieux d’expositions, lieux d’arts contemporains, lieux de culture multimédia, lieux de musiques, opéras, centres culturels, MJC, foyers ruraux, conservatoires, bibliothèques, médiathèques, universités, écoles, collèges, lycées, musées, écoles d’arts...).

Sauvons la culture !

Manifeste d’intérêt général pour l’art et la culture mardi 22 avril 2008

La remise en cause brutale de nombreux financements liés au soutien à la création indépendante, à la démocratisation de l’accès à la culture, à la politique de la ville, à l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle artistiques ou encore aux actions internationales, suscite inquiétude, indignation et colère [1] chez tous ceux qui œuvrent au quotidien pour l’art et la culture.

Cinquante ans de politiques culturelles innovantes et audacieuses ont permis la création d’un maillage culturel territorial quasiment unique au monde.

Des salles de cinéma, des théâtres, des bibliothèques, des lieux de spectacles et d’expositions, des orchestres, des artistes de toutes formes d’expression artistique (théâtre, danse, musique, cinéma, arts visuels, arts du cirque et de la rue…) qui se déplacent sur tout le territoire, des associations, des festivals et manifestations liés à tous les arts, permettent partout en France, à un vaste public de rencontrer des œuvres, leurs auteurs et interprètes.

Aujourd’hui, cette richesse collective est mise en péril. « Le budget d’austérité » proposé par notre ministre de la Culture et de la Communication et par le Premier ministre, ainsi que les arbitrages annoncés pour l’année 2008, les perspectives sombres des futurs budgets bientôt triennaux nous alarment à juste titre.

La part de la Culture représente déjà moins de 1 % du budget de l’État. Comment accepter que ce chiffre soit encore révisé à la baisse ? Des dizaines de milliers d’emplois sont concernés. L’existence même de nombreuses actions et structures est menacée.

Mais, par-delà l’aspect financier, c’est le renouvellement des talents, l’unité et la solidarité entre générations, le droit à accéder aux langages de l’art, à l’expression et à la création qui sont en danger. Les collectivités locales, depuis des années, interviennent massivement en faveur de l’art et de la culture.

Si elles sont amenées à jouer un rôle plus important, l’État a un rôle à jouer pour garantir l’égalité entre les territoires et assurer la cohérence, la complémentarité et la diversité des politiques publiques pour la création artistique et son appropriation citoyenne.

Nous soutenons que l’État doit affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique par l’art et la culture.

 Pour cela, il doit : garantir la diversité des créations, tant dans leurs moyens de production que de diffusion, et non les réduire à des produits de consommation culturelle en les livrant à la seule loi du marché ; assurer à tout citoyen la rencontre avec des œuvres en accompagnant de manière volontariste l’action et la diffusion culturelles, et en épaulant les artistes et les relais institutionnels et associatifs ; maintenir et promouvoir l’éducation artistique dans les programmes de l’Éducation nationale en lien avec le ministère de la Culture et de la Communication.

Réconcilier les enfants, à l’école comme à la télévision, avec toutes les formes d’intelligence ; les aider dans les établissements scolaires comme à l’extérieur, à distinguer une œuvre d’un produit ; leur donner le choix des arts dans leurs diversités, en faire une chance et une arme contre les déterminismes et les divisions.

L’État doit contribuer réellement au financement de cette ambition qui fait de la France une exception et lui confère son rayonnement et son attractivité internationale. Nous devons résister à ces bien maigres économies qui causeront de bien grands dégâts (Victor Hugo).

À quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne, nous nous devons de relancer le débat national pour le porter ensuite au niveau communautaire. Rassemblant toutes les disciplines artistiques, nous exigeons que cette question cruciale soit replacée au cœur des préoccupations de notre société. Aussi appelons-nous à la mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.

http://www.sauvonslaculture.fr/ .

19.04.2008

Article du Monde : Christine Albanel défend le projet d'un ministère allégé et resserré

Le nouveau visage du ministère de la culture et de la communication se dessine. Transformé, resserré, allégé, sous l'effet de la "révision générale des politiques publiques", dite RGPP, qui s'applique à tous les ministères. Les relations se tendent entre la ministre, Christine Albanel, et les syndicats qui se réunissaient, jeudi 17 avril, lors d'un comité mixte paritaire ministériel. Mme Albanel a empêché les manifestants anti-RGPP de se rassembler, le même jour, sous les fenêtres du ministère, au milieu des Colonnes de Buren, dont l'accès était bloqué. La ministre n'avait guère apprécié, entre autres, que les syndicats occupent l'antichambre de son bureau, début avril.

Un ministère renforcé ou menacé ? Dans une lettre ouverte, Anne Hidalgo, secrétaire nationale culture et médias du PS, et Claudy Lebreton, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, déplorent une logique "d'économies comptables et de réduction du nombre des fonctionnaires" et demandent un "moratoire de six mois" sur la RGPP. Peine perdue : la nouvelle administration doit être "opérationnelle à compter de 2009", indique le communiqué de la ministre. "En deux ou trois mois, on efface des années de réflexion et de construction du ministère", s'indigne le secrétaire général de la CGT-culture, Nicolas Monquaut.

Mme Albanel estime avoir sauvé les meubles : un, le réseau des directions régionales des affaires culturelles (DRAC), qui gèrent les crédits déconcentrés de l'Etat, est préservé, même si des interrogations subsistent sur le devenir de ses missions ; deux, la ministre a annoncé, jeudi 17 avril, que la Direction du développement des médias, qui dépend de Matignon, sera rattachée à la future direction générale des industries culturelles et des nouveaux médias - l'intitulé définitif n'est pas encore connu. "Le conseil de modernisation des politiques publiques (piloté par l'Elysée et Matignon) conforte ainsi le ministère dans ses missions et son organisation", assure-t-elle.

Trois piliers : patrimoine, création, médias. Trois directions générales verront le jour (au lieu de dix directions actuellement) au sein du ministère, auxquelles s'ajoute un secrétariat général. Une direction générale des patrimoines de France englobera les quatre directions existantes (livre, archives, architecture et patrimoine, musées de France). Une direction générale de la création regroupera la délégation aux arts plastiques et celle consacrée au spectacle vivant (musique, danse, théâtre, etc.).

Troisième bloc, une direction générale du développement des médias et de l'économie culturelle : celle-ci devrait être pilotée par la responsable de la direction du développement des médias, Laurence Franceschini. Le ministère réfléchit par ailleurs à la nomination des deux autres directeurs généraux. Chaque direction générale sera dotée de directions correspondant aux différents secteurs. Les actuels directeurs pourraient être maintenus à leur poste : "Aucun d'entre eux n'a démérité", glisse un conseiller de Mme Albanel.

Machine arrière sur les musées. Le processus d'autonomisation des musées se poursuit. Aux quatre établissements publics existants (Louvre, Orsay, Versailles, Guimet), s'ajoutent trois nouveaux venus : le Musée Picasso à Paris, le Musée de Fontainebleau, enfin le musée et la Manufacture de Sèvres, deux entités distinctes qui sont désormais regroupées. Par ailleurs, le Musée de l'Orangerie ira sous l'aile d'Orsay. D'autres pistes envisagées en décembre 2007 ont été revues et corrigées, pour tenir compte des critiques syndicales : ainsi, il n'est plus question de rattacher administrativement les autres musées à la Réunion des musées nationaux (RMN), qui gère diverses activités (billetterie, édition, produits dérivés). Il s'agirait simplement, aujourd'hui, de "rénover" les liens entre la RMN et les musées. Ces derniers relèveraient toujours de la direction des musées de France pour ce qui est de la politique scientifique.

215 postes supprimés en 2008. En 2008, 215 emplois équivalent temps plein seront supprimés (sur un total de 11 900 emplois de titulaires), dont 100 au titre du non-remplacement du départ à la retraite d'un fonctionnaire sur deux. Si la filière accueil et surveillance est épargnée, d'autres secteurs seraient touchés : la direction de l'architecture et du patrimoine (DAPA) perdrait 101 postes (sur 2 824), selon un premier état des lieux, "pas encore arbitré", assure-t-on au cabinet de Mme Albanel.

Dans une lettre adressée à Jean-François Hébert, le directeur de cabinet de Mme Albanel, que Le Monde s'est procurée, le directeur de la DAPA, Michel Clément, estime que ces perspectives, alliées à la "baisse programmée" de certains services déconcentrés, sont "de nature à poser la question du maintien du périmètre des missions fondatrices de notre ministère".

Clarisse Fabre
Article paru dans l'édition du 19.04.08.

17.04.2008

Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA) : RGPP : Christine Albanel persiste et signe !

Ce jeudi 17 avril, malgré la décision scandaleuse de Christine Albanel d'interdire l'accès aux Colonnes de Buren, ainsi qu'aux jardins du Palais Royal (dont les grilles étaient fermées) et de déployer un dispositif policier démesuré, 800 agents du ministère se sont rassemblés place Colette, devant la Comédie Française, à l'occasion du CTPM consacré à la RGPP.


Loin de céder aux manoeuvres d'intimidation et au double langage de la ministre et de son cabinet, les personnels ont fait de nouveau une extraordinaire démonstration de force et de pugnacité.


Déjouant les plans de Christine Albanel, les agents en lutte ont même, de façon spontanée, défilé dans les rues adjacentes au ministère, faisant une halte bruyante et très remarquée devant le siège de la Réunion des Musées Nationaux (RMN), rue Etienne Marcel, dont les salariés ont engagé ce jour une grève pour faire barrage à la filialisation des activités éditoriales et commerciales (filialisation synonyme de disparition pure et simple de l'établissement comptant encore aujourd'hui près de 1000 salariés).


Le CTPM a vu la ministre prononcer un discours convenu et lénifiant sans aucune information concrète sur les mesures à l'exception du rattachement de la Direction du Développement des Médias (DDM) au ministère.


Bien qu'elle ait confirmé la création de 3 directions générales plus d'un secrétariat général aux pouvoirs élargis, elle a renvoyé au mois de juillet l'organigramme de ces nouvelles entités administratives et a indiqué qu'elle n'avait pas tranché en ce qui concerne le sort réservé à la Direction du Livre et de la Lecture et à la Direction Générale à la Langue Française et aux Langues de France.


S'agissant des Direction Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), la ministre a confirmé leur maintien mais n'a nullement démenti l'annonce de la suppression d'une centaine de postes en DRAC et Services Départementaux de l'Architecture et du Patrimoine (SDAP) [Cf. Projet de loi de finances 2008]. Elle a pareillement été dans l'incapacité de s'expliquer sur la suppression programmée des SDAP en Midi-Pyrénées suite à l'injonction pressante du Président de la République dans son discours de Cahors le 8 avril dernier.


S'efforçant de nous faire croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque, dixit, elle aurait évité le pire en matière de RGPP, elle a soigneusement évacué la question récurrente de la suppression d'emplois qui on le sait va bien au-delà du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite (c'est la bagatelle de 180 000 emplois que le gouvernement entend supprimer pour toute la Fonction publique entre 2009 et 2011).


La ministre a de même refusé de s'exprimer sur la 2ème vague de la RGPP et les mesures qu'elle doit présenter au prochain Conseil de Modernisation des Politiques Publiques de la mi-mai.


Les organisations syndicales qui, à vrai dire, s'attendaient à ce type de réponses dilatoires de la part de Christine Albanel, ont, comme elles en avaient convenu, quitté le CTPM à 12h30 pour rejoindre les agents rassemblés place Colette.


Si notre département ministériel a bien été l'une des premières cibles de la RGPP, aujourd'hui celle-ci touche l'ensemble des ministères. C'est donc avec l'ensemble des agents de la Fonction publique que nous devons désormais converger pour faire reculer le gouvernement.


Résolue à élargir encore son combat pour la défense du service public culturel et le développement des politiques culturelles, l'intersyndicale culture vient par ailleurs de s'adresser aux acteurs et professionnels de la culture pour donner suite notamment à l'action du 29 février.


L'intersyndicale culture appelle les agents du ministère à participer massivement à la journée de manifestation et de grève de toute la Fonction publique le 15 mai prochain.


Paris, le 17 avril - 16h


Nota Bene : Si d'aucuns laissent à penser que les organisations syndicales ont la manie de noircir systématiquement la situation, nous vous invitons à prendre connaissance de la dépêche de l'AFP ci-jointe qui présente les principales mesures du livre blanc sur la Fonction publique dont Jean-Ludovic Silicani, ancien directeur de l'administration générale du ministère et actuel président du conseil d'administration de la RMN est l'auteur.
Sans commentaire !

 

Téléchargez ici ce communiqué.

16.04.2008

Communiqué Sud Culture Solidaires : Assez de mépris envers le personnel du Ministère ! ! !

Demain jeudi, lors d’un CTPM spécial RGPP, Christine Albanel daignera enfin s’exprimer directement devant vos organisations syndicales sur ce que nous considérons comme un véritable saccage de notre ministère.

A cette occasion, l’intersyndicale du Ministère de la Culture vous a conviés à participer à un rassemblement demain, jeudi, entre 12 et 14 heures, aux colonnes de Buren afin de faire entendre, à nouveau, votre voix et rappeler fermement votre refus de la RGPP.

Nous venons d’apprendre que Christine Albanel, pourtant prompte à essayer de vous convaincre des « bienfaits » de cette RGPP, refusait de vous entendre et avait décidé de fermer purement et simplement les accès du Ministère aux colonnes de Buren et au Palais Royal.

Cela en est trop ! Nous n’acceptons pas ce diktat et il ne saurait être question, pour SUD Culture Solidaires, que le personnel soit exclu de la mobilisation au profit des seules organisations syndicales.

On vous refuse l’accès aux colonnes de Buren. Soit !

Alors réunissons-nous le plus nombreux possible, à proximité du Ministère, place Colette, à partir de 12h, afin de refuser l’injustifiable. A 13 h, nous vous rendrons compte de nos interventions et des réponses de Christine Albanel.

Et ensemble, discutons et décidons des prochaines actions à mener dans la foulée de ce rassemblement du 17 avril 2008 !

Sud Culture Solidaires, le 16 avril 2008

Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA) : RASSEMBLEMENT DES PERSONNELS LE 17 AVRIL

La ministre ferme les grilles du Palais Royal aux agents de son ministère !

L’intersyndicale appelle les personnels à se rassembler Place Colette.
 
 
Face à la colère et aux mobilisations des agents de son ministère, la ministre, après avoir refusé de recevoir les représentants syndicaux la veille de la réunion du 2ième Conseil de modernisation de l’Etat, Christine Albanel a du se résoudre à convoquer un CTP-M extraordinaire spécial RGPP .

Dès l'annonce, la semaine dernière, de la convocation de ce CTPM le jeudi 17 avril, consacré exclusivement à la RGPP et présidé, en personne, par Christine Albanel, l'intersyndicale a immédiatement appelé l'ensemble des personnels du ministère à exprimer leur rejet massif de la RGPP et leur attachement au service public culturel.

Aussi, dans le droit fil de la mobilisation qui va crescendo depuis l'automne et de l'histoire sociale de ce ministère, nous vous avons invité à vous rassembler le 17 avril, entre 12h et 14h, aux colonnes de Buren. Ce qui constitue pour nous tous un nouveau temps fort du combat contre la RGPP et contre la casse du ministère de la culture a au demeurant d'ores et déjà fait l'objet de nombreuses rencontres avec les agents, toutes particulièrement suivies.

Mais Christine Albanel et son cabinet ne l'entendent pas de cette oreille. Aussi, après nous avoir signifié mardi 15 avril leur intention d'interdire l'accès aux colonnes de Buren, voilà qu'ils annoncent ce matin la fermeture des jardins du Palais Royal, le tout probablement assorti d'un déploiement conséquent de forces policières. Ce qui revient à boucler totalement le périmètre immédiat du ministère de la Culture.

Pour l'intersyndicale, ces méthodes sont proprement inqualifiables. Elles confirment, s'il en était encore besoin, tout le mépris de C.Albanel pour le dialogue social, pour les personnels et leurs représentants. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, ce tour de vis supplémentaire souligne à l'évidence la faiblesse des positions de la ministre et de son cabinet et leur inquiétude face à la résistance qui grandit de jour en jour.

Il n'est pas temps de relâcher la pression. Cette nouvelle provocation des autorités ministérielles, cet affront à l'ensemble des agents doit tout au contraire nous inciter à redoubler d'énergie et de détermination contre la RGPP.

Plus que jamais le jeudi 17 avril, tous ensemble, dans l'unité, nous pouvons réellement faire échec à la RGPP.
 
Tous ensemble et toujours plus nombreux,
rassemblons-nous le 17 avril
à partir de 12h Place Colette
(Métro Palais Royal à coté de la Comédie Française)
 
Malgré le mépris et toutes les tentatives d'intimidation,
LA RGPP NE PASSERA PAS !
 
16 mars 2008
 
 

15.04.2008

Communiqué CGT Culture (Avril 2008) : RGPP : Le combat continue …le 17 avril

Le combat continue … face aux annonces faites par le gouvernement lors du 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques du 4 avril, confirmées par la cabinet du ministre de la Culture le 8 avril.


Ces projets se résument à un vaste plan de restructuration par notamment :


- la fusion arbitraire des 10 directions centrales en 3 directions générales,
- la balkanisation encore plus poussée des Musées nationaux avec trois nouveaux EPA en lieu et place des SCN : Picasso, Fontainebleau, Manufacture nationale et musée de Sèvres,
- le démantèlement, par filialisation d’une partie des activités commerciales, de la RMN.

Accompagnés de liquidation massive d’emplois publics avec le projet de loi dit de « Mobilité » qui permettrait :


- de mettre en disponibilité sans rémunération au bout de deux ans des agents titulaires dont les postes auront été supprimés dans le cadre des restructurations
- de faire appel aux agences d’interim pour pouvoir les vacances temporaire d’emplois ou faire face aux besoins occasionnels, ou saisonniers ou à des surcroîts de travail.

Et tout ceci sans compter les projets dans les cartons du 3ième conseil de modernisation prévu mi-mai :
l'archéologie préventive, la maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage sur Monuments historiques, le spectacle vivant, les arts plastiques, les enseignements, les missions des DRAC et des SDAP, et plusieurs grands « opérateurs »: le Louvre, la BNF, Beaubourg, l'Opéra, Versailles, le musée du Quai Branly et Orsay, dont il serait question de réduire les coûts pesant sur le budget de l'État.


Le but premier et unique de cette « Modernisation » et « Mobilité » est de réduire le rôle et les missions de la Fonction publique, quel qu’en soit le versant. Dans ce cadre, de véritables plans sociaux sont en préparation dans tous les ministères. RGPP et « Mobilité » c’est moins de services public, moins d’emplois et plus de privatisation !

Le CTP-Ministériel convoqué le jeudi 17 avril 2008 prochain sera consacré exclusivement à la RGPP.
Il sera présidé par la ministre de laCulture, Christine Albanel.
C'est un rendez-vous important à ne pasmanquer.

L’intersyndicale de la Culture (CGT-Culture, CFDT-Culture, CFTC-Culture, SNAC-FSU, SNAC-FO, SUD-Culture, UNSA-Culture) appelle (un préavis de grève a été déposé)

 

tous les personnels du ministère de la Culture au rassemblement
le jeudi 17 avril 2008
entre 12h et 14h au Palais-Royal – Colonnes de Buren

 

« POUR LE RENFORCEMENT DU SERVICE PUBLIC
CULTUREL : NON A LA RGPP »

 

Téléchargez ce tract ici

11.04.2008

Communiqué CFDT Culture : RGPP, acte 2 : la pantalonnade

Le mardi 8 avril 2008, un échantillon syndical, certes assez large et représentatif, mais rigoureusement filtré sur liste à l’entrée de Valois
(« invitations gratuites dans la limite des places disponibles, à retirer à l’accueil », comme disent les media pour leurs émissions publiques…) s’est rendu à l’invitation du cabinet du ministère s’entendre délivrer les nouveautés issues du 2e CMPP (Conseil de modernisation des politiques publiques) tenu à l’Élysée le 4 avril.

Il fallait s’y attendre : autour du document concernant le MCC publié dès le 4 sur le site de la RGPP, http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/cmpp4-4-8/pdf/cmpp1..., ce ne furent que gloses, exégèse et paraphrase… Mais sans doute avez-vous déjà eu le communiqué intersyndical du 9 avril 2008 (titré : *Après le 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques : Le ministère de la culture est plus que jamais dans l'oeil du cyclone)*, nous n’allons donc pas en répéter les termes. Ajoutons simplement qu’à la question préalable posée par notre syndicat : « Le CTPM extraordinaire du 17 avril émettra-t-il des avis ? » (autrement dit un vote sur tel ou tel point préalablement documenté, comme c’est la mission première d’un comité technique PARITAIRE) il nous fut répondu que non, délais trop courts, pas de documents élaborés à présenter. « — Donc ce CTPM ne sera qu’informatif ; en ce cas, quelle(s) information(s) nouvelle(s) par rapport à la réunion du 8 avril nous sera-t-elle (seront-elles) donnée(s) ? — Probablement aucune. —Alors pourquoi ce CTPM ? — Ce n’est pas la même chose quand c’est la ministre qui parle… » (sic).

Comme nous l’avions déjà dénoncé, nous sommes là dans le pur effet d’affichage : la ministre « ne refuse pas la négociation », puisqu’elle organise un CTPM pour « dialoguer » avec les représentants élus du personnel. Oui. Sauf que la lecture et la paraphrase orales de documents presque finalisés est tout sauf du dialogue ; sauf que tous les syndicats ne sont pas représentés au CTPM ; d’où la réunion du 8. Mais pourquoi « doublonner » le 17 un exercice voué à la même stérilité que celui du 8 ? *Parce qu’un CTPM donne lieu à procès verbal officiel, et que sa tenue vient abonder le chiffrage formel des heures de face-à-face administration / syndicats. Tout pour l’affichage… et les précieux indicateurs des tableaux de performance ! C’est là un DÉVOIEMENT d’une instance de concertation PARITAIRE, réduite à n’être qu’un “show” communicationnel *!

Le lendemain, nous apprenions par Libération, http://www.liberation.fr/culture/320112.FR.php, que l’encore nouvelle secrétaire générale du ministère, *Christine Le Bihan-Graf, avait appris vendredi son départ *(qu’en termes élégants un « lourdage » est relaté…), ce qui est un autre très mauvais présage à ajouter sur la pile.

Nous avons été 800, le 21 février, à faire grève et à manifester sous les fenêtres du ministère notre opposition à des « réformes » qui déguisent mal la volonté de régression de ce gouvernement.

Nous avons été 2000, le 20 mars, à marcher du Palais Royal à Matignon, contre la RGPP (« restriction » générale des politiques publiques).

L’intersyndicale a occupé pacifiquement l’antichambre du bureau de la ministre le 3 avril, pour tenter d’obtenir, à l’extrême fin, de faire entendre notre voix à la ministre AVANT le 2e CMPP, le lendemain.

Hier, nous avons occupé la Direction des Musées de France, dont nous avons pavoisé la façade (voir  http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/04/10/677-la-di... ). Toujours en vain. Il nous est impossible d’obtenir une négociation avec la ministre sur nos sujets d’inquiétude tels que NOUS les définissons, et le ministère ne nous propose que de répondre passivement à des invitations déjà formatées.

Allons-nous encore longtemps égrener, accumuler les « actions », semaine après semaine, au risque d’y user nos forces qui n’atteindront  jamais les moyens logistiques lourds de l’administration (mais nous essayons de perfectionner notre visibilité, puisqu’elle seule, la visibilité, compte en ces temps médiacratiques) ?

*À quelles extrémités devrons-nous venir pour faire entendre notre refus collectif de l’entreprise de démolition que constitue la RGPP et son corollaire, la loi sur la « mobilité » qui préfigure la fin du statut général et l’extension de la _FLEXIPRÉCARITÉ_ non seulement dans le MCC mais dans l’ensemble des trois fonctions publiques ?

*Nous avons bien quelques idées, quant à ces extrémités ; mais nous sommes ouverts à TOUTES les suggestions…

Le 11 avril 2008 

Téléchargez ce communiqué CFDT Culture du 11 avril 2008

10.04.2008

Communiqué Sud Culture Solidaires : Peut-on imaginer ce pays sans ministère de la Culture ?

Les 4 et 9 avril figureront désormais au Panthéon des journées noires de la destruction des services publics et de notre modèle social. Le 4 avril, parce que cette date confirme amplement la liquidation de l’architecture de notre ministère. Le 9 avril, qui a vu le conseil du ministre mettre fin au mythe de l’emploi protégé des agents de la Fonction publique. Le ministère de la culture n’échappe pas à cette furie destructrice…. Alors même que d’autres mesures dévastatrices sont encore attendues dans les prochaines semaines ! La décision a été prise de réduire le nombre des directions du ministère de dix à trois.

C’est pratiquement la disparition du ministère !

►La politique muséale est abandonnée : chaque établissement sera bientôt livré à lui-même et à la rentabilité commerciale.

►Les DRAC sont maintenues, mais la définition de leurs missions est renvoyée à plus tard. Même l’intégration des SDAP dans les DRAC fait encore l’objet de subtils marchandages.

►Des pans entiers de l’action culturelle sont superbement ignorés : les écoles d’architecture, les écoles d’art, les fonds accordés au théâtre et au cinéma…. Aucune nouvelle, aucune mesure ! Oubliées ? Evanouies ? Disparues ?

Le démantèlement du ministère est prononcé : une partie ira au privé, une autre dans d’autres ministères, mais une partie disparaîtra purement et simplement.

Cette destruction des services publics s’accompagne d’un volet social qui sera prochainement mis en place via la loi sur la mobilité dans la Fonction publique.

Soyons clairs : il s’agit de nous imposer, dans les prochains mois, une mobilité contrainte, de gérer des dizaines ou des centaines de suppressions de postes prévues dès 2008, de précariser nos emplois, de remettre en cause votre statut. Certes, une partie d’entre-nous échappera à ce scénario, mais dans l’immédiat, toutes et tous, nous serons dans l’attente d’un futur incertain.

Il n’y a qu’une seule façon de continuer à exister : se manifester !

Certains ont pu dire que qu’il fallait rompre avec les fondamentaux établis par le conseil national de la résistance.

Nous ne pouvons répondre qu’une seule chose : la résistance est à l’ordre du jour ! Nous allons très vite, en concertation avec les autres organisations syndicales – du public comme du privé - et avec les professionnels de la culture, proposer diverses façons de le manifester. Si des pans de la culture de ce pays doivent mourir, autant mourir debout.

Nous ne pouvons accepter l’alignement sur un modèle de fragilisation sociale, de discorde politique et de soumission intellectuelle au nom d’une révision qui nous alignerait sur des modèles politiques et économiques qui réduisent la culture au rang de marchandise alors même que ces modèles s’écroulent. Sommes-nous devenus aussi incultes ? Nous n’accepterons pas ce coup d’état et ferons de mai, une nouvelle fois, un printemps qui dit : ASSEZ !

Tous ensemble, continuons et amplifions encore le combat contre la RGPP !

L’intersyndicale qui met tout en oeuvre pour gagner la convergence des luttes avec les autres ministères proposera dans les heures qui viennent de nouvelles actions. Le CTPM convoqué le 17 avril prochain sera consacré exclusivement à la RGPP. Il sera présidé par Christine Albanel. C’est un rendez-vous important à ne pas manquer. L’intersyndicale appelle donc l’ensemble des agents du ministère à se rassembler ce jour là sous les fenêtres de la ministre pour manifester leur rejet de cette politique de casse et pour faire échec à la RGPP.

SUD Culture Solidaires, le 10 avril 2008

Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA)

RGPP : à la CULTURE, le combat continue…

 

Ce jeudi 10 avril, à l’appel de l’intersyndicale culture, les personnels du ministère ont de nouveau occupé la Direction des Musées de France à l’occasion du Comité Technique Paritaire consacré à la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Cette action fait suite aux annonces gouvernementales du 4 avril, lors du 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques, confirmées le 8 avril par le Directeur de Cabinet.

Il a encore une fois été question de faire barrage tous ensemble à la destruction programmée de la Direction des Musées de France, de la Réunion des Musées Nationaux et du réseau des musées nationaux.

Les personnels plus que jamais déterminés à défendre le service public culturel et le ministère de la culture, et à montrer le vrai visage d’une politique uniquement motivée par les dogmes du moins d’Etat et du moins d’emplois ont exigé que le Cabinet de Christine Albanel vienne enfin s’expliquer face aux agents.

Mais la ministre de la culture et son cabinet n’ont pas dérogé à leurs pratiques : fuyant tout débat, s’en tenant à la langue de bois des communiqués officiels et niant le droit des personnels à l’information et au débat démocratique, ils sont une nouvelle fois restés calfeutrés rue de Valois.

Le message des personnels en lutte et de l’intersyndicale est pourtant sans aucune ambiguïté : notre combat n’est pas prêt de s’interrompre et va encore s’amplifier dans les jours à venir.

Le 17 avril se tiendra, en présence de Christine ALBANEL, une séance extraordinaire du Comité Technique Paritaire Ministériel sur la RGPP.

D’ores et déjà, l’intersyndicale appelle l’ensemble des personnels à se rassembler ce jour, à partir de 12 heures, aux colonnes de Buren, pour exprimer une nouvelle fois le refus de voir casser le ministère de la culture via la RGPP.

Paris, le 10 avril 2008 – 19 heures

 

Actualités de la Recherche en histoire visuelle (ARHV) : La direction des musées de France occupée

Le 4 avril, Christine Albanel estimait que le ministère de la Culture sort «consolidé» de la réforme de l'Etat, présentée sous le nom de Révision générale des politiques publiques (RGPP). Telle ne semble pas être l'opinion des personnels et de l'intersyndicale du ministère qui, après avoir diffusé un communiqué dénonçant «l'offensive globale contre les services publics» et la «dislocation du réseau des musées nationaux», occupe depuis ce matin les locaux de la direction des musées de France, 6, rue des Pyramides à Paris. Des banderoles déployées sur la façade réclament le retrait de la RGPP et dénoncent «la culture en danger». Les personnels sont invités à se rendre sur place pour soutenir la délégation.

La réorganisation de l'administration centrale devrait notamment conduire à organiser le ministère de la culture en 3 directions générales aux côtés d'un secrétariat général. Le ministère passerait donc en l'espace de quelques semaines de 10 à 5 directions, puis à 4, pour arriver à 3 aujourd'hui. Une évolution qui en dit long sur la cohérence structurelle et sur la faisabilité administrative concrète d'un projet dicté par l'acharnement gouvernemental à réduire la voilure coûte que coûte. Selon l'intersyndicale, «il devient presque absurde de tenter de le qualifier le dialogue social, tant il est foulé aux pieds par le gouvernement et en ce qui nous concerne par Christine Albanel et ses collaborateurs directs – à preuve, son refus catégorique de rencontrer en personne les organisations syndicales en amont de la date pourtant cruciale du 4 avril. Contrairement à leurs déclarations mensongères, ceux qui nous gouvernent ne pratiquent pas la concertation. Ils passent en force, conduisent leurs soi-disant "réformes" à la hussarde au mépris de l'inquiétude et des revendications légitimes des agents.»

Par André Gunthert, jeudi 10 avril 2008 à 16:20

 

Lien direct vers cet article 

Communiqué de l'Union Syndicale Solidaires (Avril 2008): RGPP, Tous concernés par une politique régressive !

Le 4 avril 2008, le président de la République lançait la deuxième phase de la Révision Générale des Politiques publiques (RGPP). Cette RGPP exprime la volonté, sous prétexte de limiter les dépenses, de réduire les activités des administrations publiques et de réduire les investissements sociaux. Au-delà de la suppression de 35 à 50000 postes de fonctionnaires par an et de la casse programmée du service public, c’est bien la rigueur sociale qui est mise en oeuvre. Politique familiale, logement, assurance maladie, tout est bon pour ce gouvernement pour tailler en pièces les politiques sociales. Les plus démunis vont devoir trinquer !

 Pour lire le communiqué dans son intégralité, téléchargez ici le fichier joint.

09.04.2008

Article du Figaro (9 avril 2008) : Comment Bercy veut faire bouger les fonctionnaires.

Le gouvernement présente mercredi sa loi «mobilité». Il prépare aussi des primes pour faciliter les restructurations, voire inciter les agents à créer leur entreprise.

«On entend beaucoup parler de l'introduction du licenciement dans la fonction publique, qu'en est-il exactement ?» Posée par une élève de l'Institut régional d'administration de Lille (une école des cadres de l'État), la question s'adresse à André Santini. Après avoir rappelé qu'un fonctionnaire peut déjà être licencié pour insuffisance professionnelle (20 agents de l'État concernés en 2006), le secrétaire d'État à la Fonction publique précise le projet de loi sur la mobilité, qui sera présenté ce matin en Conseil des ministres.

Un agent sans affectation qui refusera plus de trois postes correspondant à «son grade et son projet personnalisé d'évolution» sera placé en «disponibilité d'office», c'est-à-dire privé de salaire. Selon Bercy, c'est la «flexisécurité», en germe dans le privé, qui arrive aussi dans la fonction publique (lire les propos de Nicolas Sarkozy sur les chômeurs qui refuseraient deux offres «raisonnables» d'emploi). Combien d'agents sont-ils concernés ? Impossible à savoir. Les ministères se gardent bien de publier toute statistique sur le nombre d'agents qu'ils paient à ne rien faire…

Autre point, la possibilité pour l'État de recourir à l'intérim les hôpitaux peuvent déjà le faire. ­Cette mesure fait bondir les syndicats. La future loi prévoit aussi qu'une administration ne pourra plus s'opposer au départ d'un de ses fonctionnaires trouvant un poste dans le privé ou dans une autre administration. Pour le gouvernement, il s'agit à la fois d'ouvrir des possibilités de carrière aux agents et de permettre aux administrations de se remodeler plus facilement. La mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) en sera facilitée.

Dans les jours qui viennent, une série de décrets et d'arrêtés sera également publiée. «Qu'on demande beaucoup aux fonctionnaires est une chose. Mais que certains se retrouvent en difficulté financière à la suite d'une restructuration, il n'en est pas question pour Éric Woerth et André Santini», explique l'entourage du ministre du Budget et de la Fonction publique et de son secrétaire d'État.

 

Jusqu'à 15 000 euros pour une mutation

Une «prime de restructuration de service» sera instaurée pour les agents «mutés ou déplacés» dans le cadre des RGPP. Selon nos informations, cette prime, qui se substituera à d'autres indemnités octroyées de façon moins souple, pourra atteindre 15 000 euros. S'y ajoutera une «allocation d'aide à la mobilité du conjoint», lorsque celui-ci perd son emploi en suivant l'agent concerné, d'un montant forfaitaire de 6 100 euros.

Un «complément indemnitaire» pourra aussi être attribué à un agent contraint de réintégrer son corps d'origine à cause d'une restructuration, après avoir été détaché dans un emploi «à responsabilité particulière» ou «à la décision du gouvernement». Si ce «retour au bercail» entraîne une baisse de salaire, l'indemnité couvrira 80 % de la différence pendant six mois, 70 % pendant les six mois suivants, et 50 % pendant encore une année.

Les agents acceptant de pourvoir pour au moins trois ans un emploi présentant une «difficulté particulière de recrutement» (zone géographique sensible, poste sans candidat déclaré six mois après son ouverture, titulaires se succédant rapidement) bénéficieront d'une «indemnité temporaire de mobi­lité» (40 % à la prise de poste, 20 % à mi-parcours, 40 % à l'échéance prévue, avec un plafond de 10 000 euros).

Sans oublier le «pécule de départ» annoncé par le chef de l'État en septembre. Un agent quittant la fonction publique d'État pour créer ou reprendre une entreprise, ou volontaire pour la quitter alors que son service va être restructuré, pourra recevoir jusqu'à deux ans de salaire (le montant précis pourrait aller d'un an à un an et demi).

Enfin, deux décrets aboliront une règle freinant de nombreuses évolutions de carrière : jusqu'ici, un agent d'une collectivité locale ou d'un hôpital ne peut être détaché dans la fonction publique d'État si cela revient à augmenter de plus de 15 % sa rémunération globale ! De peur de perdre leurs meilleurs éléments, les élus locaux ont tenté d'échapper à cet assouplissement.

Cet ensemble de mesures, dense, n'est pourtant qu'un «amuse-bouche». Un texte plus ambitieux, qui aboutira notamment à fondre les centaines de corps de fonctionnaires dans des ensembles plus vastes, devrait suivre dans les prochains mois. Il s'appuiera sur le rapport du conseiller d'État Silicani qui sera rendu public mi-avril.

 Olivier Auguste
09/04/2008

Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA)

Après le 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques :

Le ministère de la culture est plus que jamais dans l'oeil du cyclone

 

Le vendredi 4 avril se tenait à l'Elysée, quatre mois après celui de décembre, le 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques présidé par Nicolas Sarkozy.

Ainsi, le Président de la République et son Premier ministre ont présenté un catalogue de mesures – 166 au total – touchant tous les ministères sans exception. Ces annonces confirment toutes que la Révision Générale des Politiques Publiques constitue, de fait, une offensive globale d'une extrême brutalité contre les services publics, contre leurs missions et les personnels qui les servent.

Cela ne fait désormais plus l'ombre d'un doute : le pouvoir politique entend infliger à la Fonction publique d'Etat, comme, au demeurant, à la Fonction publique territoriale et à la Fonction publique hospitalière, une terrible cure d'austérité. En matière d'effectifs, nous sommes bel et bien confrontés à un plan social majeur (allant bien au-delà du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) prévoyant la suppression, pour la seule Fonction publique d'Etat de 140 000 à 180 000 emplois sur les exercices budgétaires 2008 à 2011. Et ce sans compter que les exercices précédents avaient été, eux aussi, déjà marqués par des coupes massives dans les effectifs.

« Modernisation de l'Etat », « Réforme », « Révision » ou encore « Faire mieux avec moins », ce sont donc là des formules dignes d'une piètre propagande qui ne parvient plus à masquer la réalité d'une politique ultralibérale visant à livrer au marché des biens communs et universels (éducation, santé, recherche, culture...) auxquels les Français réaffirment pourtant régulièrement tout leur attachement.

En sus de cette addition RGPP déjà très très salée, l'Elysée et Matignon persistent dans la voie d'une agression caractérisée contre le Statut général des fonctionnaires, comme dans celles du culte de la  performance et du résultat calquées sur les logiques du privé, de l'individualisation et de la précarisation des carrières des agents (Cf. Projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires).

Le ministère de la culture n'est nullement épargné !

Jean François Hébert, Directeur de cabinet de Christine Albanel s'est livré hier, 8 avril, devant les représentants du personnel à un  commentaire de texte fort respectueux des consignes « d'en haut » et donc absolument sans fausse note ni surprise.

. En voici quelques morceaux choisis :

« La réorganisation de l'administration centrale » devrait conduire à organiser le ministère de la culture en 3 directions générales aux côtés d'un secrétariat général.   C'est là une fusion arbitraire et purement idéologique faisant fi de la diversité et de la spécifié des missions du ministère - fusion-absorption n'obéissant qu'au dogme du « moins d'emplois publics ». Notons tout de même que nous sommes passés en l'espace de quelques semaines de 10 à 5 directions, puis à 4, pour arriver à 3 aujourd'hui. Une évolution qui en dit long sur la cohérence structurelle et sur la faisabilité administrative concrète d'un projet dicté par l'acharnement gouvernemental à réduire la voilure coûte que coûte.

« La modernisation de la gestion des musées nationaux SCN » se traduira par la création de 3 nouveaux établissements publics : le musée Picasso, le musée national du château de Fontainebleau, le musée national de la céramique associé à la Manufacture nationale de Sèvres, et le rattachement du musée de l'Orangerie au musée d'Orsay.
Pour l'intersyndicale, tout ceci participe de l'accélération de la balkanisation des établissements et de la dislocation du réseau des musées nationaux largement enclenchées par la réforme de 2004 (création des EPA Orsay et Guimet, renforcement de l'autonomie des EPA Louvre et Versailles). On peut notamment, sans être grand clerc, déjà anticiper les difficultés de gestion à venir pour ces trois établissements  transformés en EPA compte tenu de leur taille et de leurs faibles moyens.

Quid du pronostic vital de la DMF et de la RMN ?

La DMF ferait doublement les frais de la fusion en forces des administrations centrales et de la fin programmée du réseau des musées nationaux. Nos dirigeants donneraient ainsi le coup de grâce à une institution indispensable à la vitalité, au dynamisme et à l'excellence scientifique du réseau muséal et de ses politiques culturelles, et au rayonnement de nos collections en France comme à l'international.

La RMN serait invitée à « resserrer et à rénover » ses liens avec l'ensemble des musées SCN restants, sans que l'on connaisse la réalité effective et encore moins le détail économique et technique du dispositif. Elle verrait en outre « certaines » de ses activités commerciales filialisées (bien qu'elles constituent selon Monsieur Hébert lui-même le coeur de métier de l'EPIC RMN) au nom, encore et toujours, de la sacro-sainte modernisation à la sauce libérale Cela revient au sabordage pur et simple d'une maison plus que centenaire qui, aux côtés de la DMF, reste garante de la cohésion des musées nationaux comme de leur développement dans le cadre d'une dynamique de mutualisation.

Quant au dialogue social, il devient presque absurde de tenter de le qualifier tant il est foulé aux pieds par le gouvernement et en ce qui nous concerne par Christine Albanel et ses collaborateurs directs – à preuve, son refus catégorique de rencontrer en personne les organisations syndicales en amont de la date pourtant cruciale du 4 avril.

Non, non et non, contrairement à leurs déclarations éhontées et mensongères, ceux qui nous gouvernent ne pratiquent pas la concertation. Ils passent en force, conduisent leurs soi-disant « réformes » à la hussarde au mépris de l'inquiétude et des revendications légitimes des agents.

Avec la RGPP, notre ministère est à un tournant périlleux de son histoire. Aussi, l'heure est encore plus que jamais à l'union et au rassemblement de toutes nos forces.

Tous ensemble, nous avons d'ores et déjà marqué des points très importants. Il faut notamment mettre au crédit de la mobilisation grandissante des personnels la préservation des DRAC (bien que la situation des SDAP demeure précaire) ; le recul gouvernemental sur la transformation des musées SCN en agences de service public (porte ouverte à toutes les déréglementations et à la privatisation des missions).

Tous ensemble, continuons et amplifions encore le combat contre la RGPP !

L'intersyndicale qui met tout en oeuvre pour gagner la convergence des luttes avec les autres ministères proposera dans les heures qui viennent de nouvelles actions.

Le CTPM convoqué le 17 avril prochain sera consacré exclusivement à la RGPP. Il sera présidé par Christine Albanel. C'est un rendez-vous important à ne pas manquer.

L'intersyndicale appelle donc l'ensemble des agents du ministère à se rassembler ce jour là sous les fenêtres de la ministre pour manifester leur rejet de cette politique de casse et pour faire échec à la RGPP.

 

Paris, le 9 avril 2008


     
       
     

06.04.2008

après le 2ème CMPP : quoi de neuf pour le Ministère de la Culture ?

suite au 2 ème CMPP (conseil de modernisation des politiques publiques) du 4 avril 2008,

vous trouverez :

1)le document sur le suivi et la mise en oeuvre des décisons du cmpp du 12 décembre 2007 ici : avril 04 cmpp partie2 MCC.pdf

2) la lettre de la ministre de la Culture aux agents du ministère ici : avril 04 lettre albanel aux salariés MCC suite à cmpp.pdf

3) le document sur les décisions du cmpp du 12 décembre 2007 repris dans le cmpp du 4 avril 2008 ici : avril 04 cmpp partie 1 MCC (inchangé depuis cmpp décembre 12).pdf

4) le document concernant la GRH : avril 04 cmpppartie2 volet grh.pdf

03.04.2008

Dépêche AFP : Fin de l’occupation syndicale au ministère de la Culture

3 avril 2008 - 19h54

Des représentants des syndicats de la culture qui occupaient depuis la matinée l’antichambre du bureau de Christine Albanel, ont quitté le ministère de la Culture en début de soirée sous la "contrainte polie" de la police, a-t-on appris de source syndicale.

La vingtaine de syndicalistes présents depuis la fin de matinée, qui voulaient être reçus par la ministre pour évoquer les projets de réforme du ministère, ont quitté les lieux peu après 19h00, sans heurts et sans avoir vu Mme Albanel.

La délégation de l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, Unsa) a "regretté" une telle issue à sa "volonté de dialogue". La "démonstration est faite que la ministre n’est pas autorisée à parler, et que les décisions que le ministère ne connaît pas lui-même dans le détail, se prennent ailleurs", a indiqué à l’AFP Nicolas Monquaut, secrétaire général de la CGT-Culture.

Les syndicats voulaient être reçus personnellement par la ministre avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé vendredi par Nicolas Sarkozy, afin qu’elle "explicite ses intentions en matière de mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) dans son département ministériel".

Le cabinet de la ministre qui n’était pas au ministère, avait indiqué que la ministre "n’a jamais refusé le dialogue avec les organisations syndicales", leur proposant de les rencontrer "après le conseil de modernisation des politiques publiques car pour le moment les arbitrages n’ont pas encore été rendus".

 

Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA)

OCCUPATION DE L’ANTICHAMBRE DU BUREAU DE LA MINISTRE


Paris 3 avril 2008 10 h00

La représentation syndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA occupe actuellement l’antichambre du bureau de Christine Albanel.

Par cette action, les organisations syndicales entendent fortement protester contre le refus de la ministre de la Culture de les recevoir. En effet, malgré ses engagements répétés, la ministre refuse toujours une rencontre avec les personnels pour expliciter devant eux ses intentions en matière de mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) dans son département ministériel et les conséquences désastreuses de la politique du gouvernement en matière culturelle.

L’intersyndicale qui devait être reçue une fois de plus par un directeur de cabinet adjoint aux propos lénifiants a donc décidé d’occuper l’antichambre du bureau de Christine Albanel. La délégation refuse de quitter les lieux tant qu’elle n’aura pas été reçue par la ministre personnellement et cela avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé demain par Nicolas Sarkozy.

__________

Paris 3 avril 2008 14 h 45

La représentation syndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA occupe toujours à cette heure l’antichambre du bureau de Christine Albanel.

Une proposition de rencontre à 15h00 avec le directeur de cabinet de la ministre a été faite aux représentants des personnels. La délégation a refusé cette proposition et réitéré son intention de ne pas quitter les lieux tant qu’elle n’aura pas été reçue par la ministre personnellement et cela avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé demain par Nicolas Sarkozy.

 __________

Paris, le 3 avril 2008 – 19h25

L’intersyndicale du Ministère de la Culture CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA, qui occupait depuis 10 heures le jeudi 3 avril 2008 l’antichambre du bureau de Madame Christine ALBANEL, a quitté les lieux vers 19H00 sous la contrainte des forces de l’ordre appelées par le cabinet.

L’ Intersyndicale a estimé avoir laissé à la Ministre, jusqu’au dernier moment, toute latitude de la recevoir.

La Ministre a donc fait la preuve qu’elle conduit ses prétendues « réformes » sans entendre aucunement dialoguer avec les personnels et leurs représentants.

Ainsi, Madame ALBANEL annoncera demain un nouveau train de mesures destructrices pour le Ministère de la Culture en passant en force une fois de plus.

 

 

Dépêche AFP : Des syndicats occupent l'antichambre du bureau de Christine Albanel

 3 avril 2008

Des représentants des syndicats de la culture occupaient jeudi matin l'antichambre du bureau de Christine Albanel et réclamaient d'être reçus par la ministre de la Culture pour évoquer les projets de réforme du ministère, a annoncé l'intersyndicale dans un communiqué.

La délégation de l'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, Unsa) "refuse de quitter les lieux tant qu'elle n'aura pas été reçue par la ministre personnellement et cela avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé vendredi par Nicolas Sarkozy", selon le communiqué.

"Par cette action, les organisations syndicales entendent fortement protester contre le refus de la ministre de la Culture de les recevoir" et "d'expliciter ses intentions en matière de mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) dans son département ministériel".

L'intersyndicale devait être reçue jeudi matin par le directeur de cabinet adjoint de la ministre mais les syndicalistes ont préféré occuper l'antichambre du bureau de Christine Albanel.

Au cabinet de la ministre, on confirme cette "occupation pacifique" d'une des antichambres menant au bureau de la ministre -qui ne se trouve pas actuellement au ministère rue de Valois.

"La ministre n'a jamais refusé le dialogue avec les organisations syndicales", ajoute-t-on. "Elle leur propose de les rencontrer après le conseil de modernisation des politiques publiques car pour le moment les arbitrages n'ont pas encore été rendus", précise-t-on.