25.02.2008

tract SNAC FSU, CNT CCS : suite 21 février

SNAC-FSU CNT-CCS

Jeudi 21 février à l'appel de l'Intersyndicale Culture à laquelle s'était jointe la CNT, environ 750 agents du ministère de la Culture et des établissements publics ont manifesté devant les colonnes de Buren, puis devant le Ministère rue des Bons enfants leur mécontentement.

Parmi ces manifestants, se trouvait une grosse délégation des personnels de la DMF mais également une soixantaine d'agents de l'INRAP, principalement du Centre, de Champagne et d'Ile-de-France.

 La délégation reçue par le Ministère s'est heurtée à un nuage d'opacité. Rien n'a filtré des intentions de la Ministre qui continue d'examiner les résultats d'audits concernant la mise en oeuvre de la RGPP (Révision générale des Politiques Publiques), mais dont le sigle pourrait vouloir dire : Rétrocédons Grandement le Public vers le Privé.

Cette politique qui frappe de plein fouet la Direction des Musées de France qui va disparaître, touche aussi l'INRAP et le projet de filialisation d'une "structure ad hoc" qui ferait les diags et les fouilles du Canal Seine-Nord-Europe. L'Etat a refusé à l'INRAP la possibilité d'effectuer elle-même cette opération en fixant a minima son budget 2008.

A l'heure actuelle, plusieurs scenarii sont possibles :

- la sous-traitance par l'INRAP des diags à d'autres opérateurs

- sous-traitance ou co-traitance des fouilles avec les dits-opérateurs

- création d'un GIP (Groupement d'intérêt Public)

- création d'une filiale privée

Autant dire qu'aucune de ces solutions ne nous satisfait : c'est la négation du statut public d'opérateur de l'INRAP, la privatisation de la chaîne opératoire, diagnostics compris, le contournement des procédures d'agrément, la fin du développement des Services de Collectivité.

C'est aussi prendre le risque de la pérennisation d'une autre structure gestionnaire de grands travaux qui institutionnaliserait l'emploi précaire en archéologie préventive.

Quelle que soit la solution retenue dans 10 jours par Matignon, C'est un coup d'arrêt à l'avenir de la recherche publique !!

C'est pourquoi l'appel à la journée de mobilisation du 21 février en pleine période de vacances ne doit être qu'un prélude à une mobilisation plus importante.

Il appartient désormais aux Assemblées Générales dans les bases de se déterminer sur les suites à donner à ce mouvement.

Paris, le 25 février 2008

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