18.03.2008
SNAC FSU. Le pire du pire est à l'oeuvre !
Le pire du pire est à l'oeuvre !
Défendons le service public culturel ! Tous en grève ! Tous à la manifestation du 20 mars 2008 !
Il faut se méfier des possédants, ils ne cassent que les affaires des autres !
Surtout à considérer la nécessité de faire partager à tous le désir de culture, qui devrait être la mission essentielle du ministère, sa raison d'être. Et alors là, c'est précisément l'affaire de tous, la nôtre.
Lorsque le pouvoir actuel parle de culture il veut jeter des miettes à ceux que la classe qu'il représente « toise », méprise socialement, ne leur lâchant que de la consommation en guise de culture. Rejetant la pensée. Cela s'appelle le populisme moderne.
Du même pas, cette consommation de masse, où la qualité serait absente, ce serait bien ça qui serait tout juste bon pour nous. Le mépris est affiché. Mépris de classe.
Pour les possédants dont nous parlons, la culture n'est certes qu'un passe-temps, mais aussi un domaine réservé, une propriété privée, et donc un domaine d'exclusion. Or l'enjeu culturel, la confrontation aux oeuvres, nous aident tous à voir plus clair, à déterminer un sens, à séparer la mystification de ce qui constitue l'essentiel.
Cette consommation de masse ne peut se justifier, pour les mêmes possédants, que comme source de profit. La loi est celle de la rentabilité. Le dogme absolu, c'est de faire de l'argent. La distribution commerciale se substitue à la diffusion de la culture. Voilà, tout compte fait, la haine de soi du bourgeois, qui adhère au discours populiste le plus sordide, et le fait sien.
On aurait pu le rêver, en toute candeur, au-dessus de cette résurgence poujadiste, mais il colle sans vergogne à ce discours car le caractère subversif de la création culturelle est trop dangereux pour son compte en banque et sa quiète digestion.
Au ministère de la Culture, les barbares déguisés en technocrates glaciaires ont choisi de casser ce qui pouvait être réformable, modernisé, repensé. Ils ont cependant une peur effroyable de nous dire clairement ce qu'ils veulent : ils habillent de mots creux et malgracieux
– Révision générale des politiques publiques, externalisation (mis, ça sonne mieux, pour cadeau aux copains et coquins du privé), management (autrement dit règne des petits chefs).... leur décision toute simple de vendre (ils disent « privatiser », ce qui jusqu'alors était la mémoire collective de l'art et du patrimoine.
Alors, pour se faciliter cette sale besogne, ils ont volonté de démanteler par la même occasion les protections sociales que les agents de l'Etat avaient de haute lutte réussi à obtenir en contrepartie de bas salaires et grâce à la force collective.
La force brutale de l'économie de marché n'a que faire de la démocratie, ses intérêts financiers immédiats la poussent au braquage pur et simple. Notre force à nous est dans la démocratie.
Notre force est de rappeler au pouvoir en place que rien ne se fera sans notre accord, que nous refuserons toujours cette sauvagerie choisie avec cynisme, au détriment de l'intérêt général. Nous n'accepterons jamais la RGPP tant la menace est précise, incontournable, vitale. La démolition est en marche.
Les destructeurs, ces barbares froids, ont décidé, sous couvert de cette modernisation dont ils ont la bouche pleine, de s'attaquer aux missions du ministère, à ses agents et à ses services. Cela tient à la fois du renoncement et du massacre, de l'abdication intellectuelle et du plan social.
Qu'est- ce que la RGPP ?
Le regroupement et la réduction de moitié des directions centrales vont accentuer leur caractère purement bureaucratique, coupé des spécificités et des implications liées aux métiers..
La balkanisation des réseaux d'opérateurs génère le recours aux fameuses externalisations en créant des filiales, sur le modèle de l'entreprise privée.
Le chamboulement des services déconcentrés va les soumettre sans recours aux Préfets de région, au ministère de l'Intérieur. Autoritarisme de proconsuls.
Nous avons besoin de toute notre capacité de résistance, nous avons besoin de tous, face à des technocrates qui ont dénié ,aux usagers et aux personnels toute tribune pour débattre des orientations. Nous sommes déjà 5 000 à avoir signé la pétition contre la RGPP.
Notre colère est juste, elle est indispensable. Face à ce rouleau compresseur, à cette haine bovine de la recherche culturelle...
... Eluard parlait de la bêtise à front de taureau... nous avons besoin de la force du plus grand nombre pour imposer notre refus du démantèlement de l'essentiel, et notre volonté de faire de la culture pour tous un outil de la démocratie !
Soyons plus que nombreux contre le pire qui se croit tout permis !
Grève et manifestation du 20 mars 2008 ! Départ Palais Royal à 14.h...
Snac-fsu le 18 03 08
14:05 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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