23.04.2008
Sauvons la Culture Appel du 22 avril
Sauvons la culture !
Appel à une mobilisation citoyenne pour l’art et la culture
Face au désengagement sans précédent de l’Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l’art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique.
Tous les champs et toutes les disciplines de l’art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.
Emparez-vous de ce texte, signez-le et faites-le signer ici.
Et rendez-vous le mercredi 7 mai pour une grande journée de mobilisation nationale autour du texte, dans tous les lieux d’art et de culture (théâtres, lieux de spectacles et de danse, cinémas publics et privés, lieux d’expositions, lieux d’arts contemporains, lieux de culture multimédia, lieux de musiques, opéras, centres culturels, MJC, foyers ruraux, conservatoires, bibliothèques, médiathèques, universités, écoles, collèges, lycées, musées, écoles d’arts...).
Sauvons la culture !
Manifeste d’intérêt général pour l’art et la culture mardi 22 avril 2008
La remise en cause brutale de nombreux financements liés au soutien à la création indépendante, à la démocratisation de l’accès à la culture, à la politique de la ville, à l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle artistiques ou encore aux actions internationales, suscite inquiétude, indignation et colère [1] chez tous ceux qui œuvrent au quotidien pour l’art et la culture.
Cinquante ans de politiques culturelles innovantes et audacieuses ont permis la création d’un maillage culturel territorial quasiment unique au monde.
Des salles de cinéma, des théâtres, des bibliothèques, des lieux de spectacles et d’expositions, des orchestres, des artistes de toutes formes d’expression artistique (théâtre, danse, musique, cinéma, arts visuels, arts du cirque et de la rue…) qui se déplacent sur tout le territoire, des associations, des festivals et manifestations liés à tous les arts, permettent partout en France, à un vaste public de rencontrer des œuvres, leurs auteurs et interprètes.
Aujourd’hui, cette richesse collective est mise en péril. « Le budget d’austérité » proposé par notre ministre de la Culture et de la Communication et par le Premier ministre, ainsi que les arbitrages annoncés pour l’année 2008, les perspectives sombres des futurs budgets bientôt triennaux nous alarment à juste titre.
La part de la Culture représente déjà moins de 1 % du budget de l’État. Comment accepter que ce chiffre soit encore révisé à la baisse ? Des dizaines de milliers d’emplois sont concernés. L’existence même de nombreuses actions et structures est menacée.
Mais, par-delà l’aspect financier, c’est le renouvellement des talents, l’unité et la solidarité entre générations, le droit à accéder aux langages de l’art, à l’expression et à la création qui sont en danger. Les collectivités locales, depuis des années, interviennent massivement en faveur de l’art et de la culture.
Si elles sont amenées à jouer un rôle plus important, l’État a un rôle à jouer pour garantir l’égalité entre les territoires et assurer la cohérence, la complémentarité et la diversité des politiques publiques pour la création artistique et son appropriation citoyenne.
Nous soutenons que l’État doit affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique par l’art et la culture.
Pour cela, il doit : garantir la diversité des créations, tant dans leurs moyens de production que de diffusion, et non les réduire à des produits de consommation culturelle en les livrant à la seule loi du marché ; assurer à tout citoyen la rencontre avec des œuvres en accompagnant de manière volontariste l’action et la diffusion culturelles, et en épaulant les artistes et les relais institutionnels et associatifs ; maintenir et promouvoir l’éducation artistique dans les programmes de l’Éducation nationale en lien avec le ministère de la Culture et de la Communication.
Réconcilier les enfants, à l’école comme à la télévision, avec toutes les formes d’intelligence ; les aider dans les établissements scolaires comme à l’extérieur, à distinguer une œuvre d’un produit ; leur donner le choix des arts dans leurs diversités, en faire une chance et une arme contre les déterminismes et les divisions.
L’État doit contribuer réellement au financement de cette ambition qui fait de la France une exception et lui confère son rayonnement et son attractivité internationale. Nous devons résister à ces bien maigres économies qui causeront de bien grands dégâts (Victor Hugo).
À quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne, nous nous devons de relancer le débat national pour le porter ensuite au niveau communautaire. Rassemblant toutes les disciplines artistiques, nous exigeons que cette question cruciale soit replacée au cœur des préoccupations de notre société. Aussi appelons-nous à la mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.
22:00 Publié dans Secteur culturel : appels, luttes, mouvements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2008
Article du Monde : Christine Albanel défend le projet d'un ministère allégé et resserré
Le nouveau visage du ministère de la culture et de la communication se dessine. Transformé, resserré, allégé, sous l'effet de la "révision générale des politiques publiques", dite RGPP, qui s'applique à tous les ministères. Les relations se tendent entre la ministre, Christine Albanel, et les syndicats qui se réunissaient, jeudi 17 avril, lors d'un comité mixte paritaire ministériel. Mme Albanel a empêché les manifestants anti-RGPP de se rassembler, le même jour, sous les fenêtres du ministère, au milieu des Colonnes de Buren, dont l'accès était bloqué. La ministre n'avait guère apprécié, entre autres, que les syndicats occupent l'antichambre de son bureau, début avril.
Un ministère renforcé ou menacé ? Dans une lettre ouverte, Anne Hidalgo, secrétaire nationale culture et médias du PS, et Claudy Lebreton, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, déplorent une logique "d'économies comptables et de réduction du nombre des fonctionnaires" et demandent un "moratoire de six mois" sur la RGPP. Peine perdue : la nouvelle administration doit être "opérationnelle à compter de 2009", indique le communiqué de la ministre. "En deux ou trois mois, on efface des années de réflexion et de construction du ministère", s'indigne le secrétaire général de la CGT-culture, Nicolas Monquaut.
Mme Albanel estime avoir sauvé les meubles : un, le réseau des directions régionales des affaires culturelles (DRAC), qui gèrent les crédits déconcentrés de l'Etat, est préservé, même si des interrogations subsistent sur le devenir de ses missions ; deux, la ministre a annoncé, jeudi 17 avril, que la Direction du développement des médias, qui dépend de Matignon, sera rattachée à la future direction générale des industries culturelles et des nouveaux médias - l'intitulé définitif n'est pas encore connu. "Le conseil de modernisation des politiques publiques (piloté par l'Elysée et Matignon) conforte ainsi le ministère dans ses missions et son organisation", assure-t-elle.
Trois piliers : patrimoine, création, médias. Trois directions générales verront le jour (au lieu de dix directions actuellement) au sein du ministère, auxquelles s'ajoute un secrétariat général. Une direction générale des patrimoines de France englobera les quatre directions existantes (livre, archives, architecture et patrimoine, musées de France). Une direction générale de la création regroupera la délégation aux arts plastiques et celle consacrée au spectacle vivant (musique, danse, théâtre, etc.).
Troisième bloc, une direction générale du développement des médias et de l'économie culturelle : celle-ci devrait être pilotée par la responsable de la direction du développement des médias, Laurence Franceschini. Le ministère réfléchit par ailleurs à la nomination des deux autres directeurs généraux. Chaque direction générale sera dotée de directions correspondant aux différents secteurs. Les actuels directeurs pourraient être maintenus à leur poste : "Aucun d'entre eux n'a démérité", glisse un conseiller de Mme Albanel.
Machine arrière sur les musées. Le processus d'autonomisation des musées se poursuit. Aux quatre établissements publics existants (Louvre, Orsay, Versailles, Guimet), s'ajoutent trois nouveaux venus : le Musée Picasso à Paris, le Musée de Fontainebleau, enfin le musée et la Manufacture de Sèvres, deux entités distinctes qui sont désormais regroupées. Par ailleurs, le Musée de l'Orangerie ira sous l'aile d'Orsay. D'autres pistes envisagées en décembre 2007 ont été revues et corrigées, pour tenir compte des critiques syndicales : ainsi, il n'est plus question de rattacher administrativement les autres musées à la Réunion des musées nationaux (RMN), qui gère diverses activités (billetterie, édition, produits dérivés). Il s'agirait simplement, aujourd'hui, de "rénover" les liens entre la RMN et les musées. Ces derniers relèveraient toujours de la direction des musées de France pour ce qui est de la politique scientifique.
215 postes supprimés en 2008. En 2008, 215 emplois équivalent temps plein seront supprimés (sur un total de 11 900 emplois de titulaires), dont 100 au titre du non-remplacement du départ à la retraite d'un fonctionnaire sur deux. Si la filière accueil et surveillance est épargnée, d'autres secteurs seraient touchés : la direction de l'architecture et du patrimoine (DAPA) perdrait 101 postes (sur 2 824), selon un premier état des lieux, "pas encore arbitré", assure-t-on au cabinet de Mme Albanel.
Dans une lettre adressée à Jean-François Hébert, le directeur de cabinet de Mme Albanel, que Le Monde s'est procurée, le directeur de la DAPA, Michel Clément, estime que ces perspectives, alliées à la "baisse programmée" de certains services déconcentrés, sont "de nature à poser la question du maintien du périmètre des missions fondatrices de notre ministère".
20:16 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2008
Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA) : RGPP : Christine Albanel persiste et signe !
Ce jeudi 17 avril, malgré la décision scandaleuse de Christine Albanel d'interdire l'accès aux Colonnes de Buren, ainsi qu'aux jardins du Palais Royal (dont les grilles étaient fermées) et de déployer un dispositif policier démesuré, 800 agents du ministère se sont rassemblés place Colette, devant la Comédie Française, à l'occasion du CTPM consacré à la RGPP.
Loin de céder aux manoeuvres d'intimidation et au double langage de la ministre et de son cabinet, les personnels ont fait de nouveau une extraordinaire démonstration de force et de pugnacité.
Déjouant les plans de Christine Albanel, les agents en lutte ont même, de façon spontanée, défilé dans les rues adjacentes au ministère, faisant une halte bruyante et très remarquée devant le siège de la Réunion des Musées Nationaux (RMN), rue Etienne Marcel, dont les salariés ont engagé ce jour une grève pour faire barrage à la filialisation des activités éditoriales et commerciales (filialisation synonyme de disparition pure et simple de l'établissement comptant encore aujourd'hui près de 1000 salariés).
Le CTPM a vu la ministre prononcer un discours convenu et lénifiant sans aucune information concrète sur les mesures à l'exception du rattachement de la Direction du Développement des Médias (DDM) au ministère.
Bien qu'elle ait confirmé la création de 3 directions générales plus d'un secrétariat général aux pouvoirs élargis, elle a renvoyé au mois de juillet l'organigramme de ces nouvelles entités administratives et a indiqué qu'elle n'avait pas tranché en ce qui concerne le sort réservé à la Direction du Livre et de la Lecture et à la Direction Générale à la Langue Française et aux Langues de France.
S'agissant des Direction Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), la ministre a confirmé leur maintien mais n'a nullement démenti l'annonce de la suppression d'une centaine de postes en DRAC et Services Départementaux de l'Architecture et du Patrimoine (SDAP) [Cf. Projet de loi de finances 2008]. Elle a pareillement été dans l'incapacité de s'expliquer sur la suppression programmée des SDAP en Midi-Pyrénées suite à l'injonction pressante du Président de la République dans son discours de Cahors le 8 avril dernier.
S'efforçant de nous faire croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque, dixit, elle aurait évité le pire en matière de RGPP, elle a soigneusement évacué la question récurrente de la suppression d'emplois qui on le sait va bien au-delà du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite (c'est la bagatelle de 180 000 emplois que le gouvernement entend supprimer pour toute la Fonction publique entre 2009 et 2011).
La ministre a de même refusé de s'exprimer sur la 2ème vague de la RGPP et les mesures qu'elle doit présenter au prochain Conseil de Modernisation des Politiques Publiques de la mi-mai.
Les organisations syndicales qui, à vrai dire, s'attendaient à ce type de réponses dilatoires de la part de Christine Albanel, ont, comme elles en avaient convenu, quitté le CTPM à 12h30 pour rejoindre les agents rassemblés place Colette.
Si notre département ministériel a bien été l'une des premières cibles de la RGPP, aujourd'hui celle-ci touche l'ensemble des ministères. C'est donc avec l'ensemble des agents de la Fonction publique que nous devons désormais converger pour faire reculer le gouvernement.
Résolue à élargir encore son combat pour la défense du service public culturel et le développement des politiques culturelles, l'intersyndicale culture vient par ailleurs de s'adresser aux acteurs et professionnels de la culture pour donner suite notamment à l'action du 29 février.
L'intersyndicale culture appelle les agents du ministère à participer massivement à la journée de manifestation et de grève de toute la Fonction publique le 15 mai prochain.
Paris, le 17 avril - 16h
Nota Bene : Si d'aucuns laissent à penser que les organisations syndicales ont la manie de noircir systématiquement la situation, nous vous invitons à prendre connaissance de la dépêche de l'AFP ci-jointe qui présente les principales mesures du livre blanc sur la Fonction publique dont Jean-Ludovic Silicani, ancien directeur de l'administration générale du ministère et actuel président du conseil d'administration de la RMN est l'auteur.
Sans commentaire !
16:37 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.04.2008
Communiqué Sud Culture Solidaires : Assez de mépris envers le personnel du Ministère ! ! !
Demain jeudi, lors d’un CTPM spécial RGPP, Christine Albanel daignera enfin s’exprimer directement devant vos organisations syndicales sur ce que nous considérons comme un véritable saccage de notre ministère.
A cette occasion, l’intersyndicale du Ministère de la Culture vous a conviés à participer à un rassemblement demain, jeudi, entre 12 et 14 heures, aux colonnes de Buren afin de faire entendre, à nouveau, votre voix et rappeler fermement votre refus de la RGPP.
Nous venons d’apprendre que Christine Albanel, pourtant prompte à essayer de vous convaincre des « bienfaits » de cette RGPP, refusait de vous entendre et avait décidé de fermer purement et simplement les accès du Ministère aux colonnes de Buren et au Palais Royal.
Cela en est trop ! Nous n’acceptons pas ce diktat et il ne saurait être question, pour SUD Culture Solidaires, que le personnel soit exclu de la mobilisation au profit des seules organisations syndicales.
On vous refuse l’accès aux colonnes de Buren. Soit !
Alors réunissons-nous le plus nombreux possible, à proximité du Ministère, place Colette, à partir de 12h, afin de refuser l’injustifiable. A 13 h, nous vous rendrons compte de nos interventions et des réponses de Christine Albanel.
Et ensemble, discutons et décidons des prochaines actions à mener dans la foulée de ce rassemblement du 17 avril 2008 !
Sud Culture Solidaires, le 16 avril 2008
16:59 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA) : RASSEMBLEMENT DES PERSONNELS LE 17 AVRIL
L’intersyndicale appelle les personnels à se rassembler Place Colette.
Dès l'annonce, la semaine dernière, de la convocation de ce CTPM le jeudi 17 avril, consacré exclusivement à la RGPP et présidé, en personne, par Christine Albanel, l'intersyndicale a immédiatement appelé l'ensemble des personnels du ministère à exprimer leur rejet massif de la RGPP et leur attachement au service public culturel.
Aussi, dans le droit fil de la mobilisation qui va crescendo depuis l'automne et de l'histoire sociale de ce ministère, nous vous avons invité à vous rassembler le 17 avril, entre 12h et 14h, aux colonnes de Buren. Ce qui constitue pour nous tous un nouveau temps fort du combat contre la RGPP et contre la casse du ministère de la culture a au demeurant d'ores et déjà fait l'objet de nombreuses rencontres avec les agents, toutes particulièrement suivies.
Mais Christine Albanel et son cabinet ne l'entendent pas de cette oreille. Aussi, après nous avoir signifié mardi 15 avril leur intention d'interdire l'accès aux colonnes de Buren, voilà qu'ils annoncent ce matin la fermeture des jardins du Palais Royal, le tout probablement assorti d'un déploiement conséquent de forces policières. Ce qui revient à boucler totalement le périmètre immédiat du ministère de la Culture.
Pour l'intersyndicale, ces méthodes sont proprement inqualifiables. Elles confirment, s'il en était encore besoin, tout le mépris de C.Albanel pour le dialogue social, pour les personnels et leurs représentants. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, ce tour de vis supplémentaire souligne à l'évidence la faiblesse des positions de la ministre et de son cabinet et leur inquiétude face à la résistance qui grandit de jour en jour.
Il n'est pas temps de relâcher la pression. Cette nouvelle provocation des autorités ministérielles, cet affront à l'ensemble des agents doit tout au contraire nous inciter à redoubler d'énergie et de détermination contre la RGPP.
Plus que jamais le jeudi 17 avril, tous ensemble, dans l'unité, nous pouvons réellement faire échec à la RGPP.
rassemblons-nous le 17 avril
à partir de 12h Place Colette
(Métro Palais Royal à coté de la Comédie Française)
LA RGPP NE PASSERA PAS !
16:51 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2008
Communiqué CGT Culture (Avril 2008) : RGPP : Le combat continue …le 17 avril
Le combat continue … face aux annonces faites par le gouvernement lors du 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques du 4 avril, confirmées par la cabinet du ministre de la Culture le 8 avril.
Ces projets se résument à un vaste plan de restructuration par notamment :
- la fusion arbitraire des 10 directions centrales en 3 directions générales,
- la balkanisation encore plus poussée des Musées nationaux avec trois nouveaux EPA en lieu et place des SCN : Picasso, Fontainebleau, Manufacture nationale et musée de Sèvres,
- le démantèlement, par filialisation d’une partie des activités commerciales, de la RMN.
Accompagnés de liquidation massive d’emplois publics avec le projet de loi dit de « Mobilité » qui permettrait :
- de mettre en disponibilité sans rémunération au bout de deux ans des agents titulaires dont les postes auront été supprimés dans le cadre des restructurations
- de faire appel aux agences d’interim pour pouvoir les vacances temporaire d’emplois ou faire face aux besoins occasionnels, ou saisonniers ou à des surcroîts de travail.
Et tout ceci sans compter les projets dans les cartons du 3ième conseil de modernisation prévu mi-mai :
l'archéologie préventive, la maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage sur Monuments historiques, le spectacle vivant, les arts plastiques, les enseignements, les missions des DRAC et des SDAP, et plusieurs grands « opérateurs »: le Louvre, la BNF, Beaubourg, l'Opéra, Versailles, le musée du Quai Branly et Orsay, dont il serait question de réduire les coûts pesant sur le budget de l'État.
Le but premier et unique de cette « Modernisation » et « Mobilité » est de réduire le rôle et les missions de la Fonction publique, quel qu’en soit le versant. Dans ce cadre, de véritables plans sociaux sont en préparation dans tous les ministères. RGPP et « Mobilité » c’est moins de services public, moins d’emplois et plus de privatisation !
L’intersyndicale de la Culture (CGT-Culture, CFDT-Culture, CFTC-Culture, SNAC-FSU, SNAC-FO, SUD-Culture, UNSA-Culture) appelle (un préavis de grève a été déposé)
tous les personnels du ministère de la Culture au rassemblement
le jeudi 17 avril 2008
entre 12h et 14h au Palais-Royal – Colonnes de Buren
« POUR LE RENFORCEMENT DU SERVICE PUBLIC
CULTUREL : NON A LA RGPP »
16:20 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.04.2008
Communiqué CFDT Culture : RGPP, acte 2 : la pantalonnade
Le mardi 8 avril 2008, un échantillon syndical, certes assez large et représentatif, mais rigoureusement filtré sur liste à l’entrée de Valois
(« invitations gratuites dans la limite des places disponibles, à retirer à l’accueil », comme disent les media pour leurs émissions publiques…) s’est rendu à l’invitation du cabinet du ministère s’entendre délivrer les nouveautés issues du 2e CMPP (Conseil de modernisation des politiques publiques) tenu à l’Élysée le 4 avril.
Il fallait s’y attendre : autour du document concernant le MCC publié dès le 4 sur le site de la RGPP, http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/cmpp4-4-8/pdf/cmpp1..., ce ne furent que gloses, exégèse et paraphrase… Mais sans doute avez-vous déjà eu le communiqué intersyndical du 9 avril 2008 (titré : *Après le 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques : Le ministère de la culture est plus que jamais dans l'oeil du cyclone)*, nous n’allons donc pas en répéter les termes. Ajoutons simplement qu’à la question préalable posée par notre syndicat : « Le CTPM extraordinaire du 17 avril émettra-t-il des avis ? » (autrement dit un vote sur tel ou tel point préalablement documenté, comme c’est la mission première d’un comité technique PARITAIRE) il nous fut répondu que non, délais trop courts, pas de documents élaborés à présenter. « — Donc ce CTPM ne sera qu’informatif ; en ce cas, quelle(s) information(s) nouvelle(s) par rapport à la réunion du 8 avril nous sera-t-elle (seront-elles) donnée(s) ? — Probablement aucune. —Alors pourquoi ce CTPM ? — Ce n’est pas la même chose quand c’est la ministre qui parle… » (sic).
Comme nous l’avions déjà dénoncé, nous sommes là dans le pur effet d’affichage : la ministre « ne refuse pas la négociation », puisqu’elle organise un CTPM pour « dialoguer » avec les représentants élus du personnel. Oui. Sauf que la lecture et la paraphrase orales de documents presque finalisés est tout sauf du dialogue ; sauf que tous les syndicats ne sont pas représentés au CTPM ; d’où la réunion du 8. Mais pourquoi « doublonner » le 17 un exercice voué à la même stérilité que celui du 8 ? *Parce qu’un CTPM donne lieu à procès verbal officiel, et que sa tenue vient abonder le chiffrage formel des heures de face-à-face administration / syndicats. Tout pour l’affichage… et les précieux indicateurs des tableaux de performance ! C’est là un DÉVOIEMENT d’une instance de concertation PARITAIRE, réduite à n’être qu’un “show” communicationnel *!
Le lendemain, nous apprenions par Libération, http://www.liberation.fr/culture/320112.FR.php, que l’encore nouvelle secrétaire générale du ministère, *Christine Le Bihan-Graf, avait appris vendredi son départ *(qu’en termes élégants un « lourdage » est relaté…), ce qui est un autre très mauvais présage à ajouter sur la pile.
Nous avons été 800, le 21 février, à faire grève et à manifester sous les fenêtres du ministère notre opposition à des « réformes » qui déguisent mal la volonté de régression de ce gouvernement.
Nous avons été 2000, le 20 mars, à marcher du Palais Royal à Matignon, contre la RGPP (« restriction » générale des politiques publiques).
L’intersyndicale a occupé pacifiquement l’antichambre du bureau de la ministre le 3 avril, pour tenter d’obtenir, à l’extrême fin, de faire entendre notre voix à la ministre AVANT le 2e CMPP, le lendemain.
Hier, nous avons occupé la Direction des Musées de France, dont nous avons pavoisé la façade (voir http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/04/10/677-la-di... ). Toujours en vain. Il nous est impossible d’obtenir une négociation avec la ministre sur nos sujets d’inquiétude tels que NOUS les définissons, et le ministère ne nous propose que de répondre passivement à des invitations déjà formatées.
Allons-nous encore longtemps égrener, accumuler les « actions », semaine après semaine, au risque d’y user nos forces qui n’atteindront jamais les moyens logistiques lourds de l’administration (mais nous essayons de perfectionner notre visibilité, puisqu’elle seule, la visibilité, compte en ces temps médiacratiques) ?
*À quelles extrémités devrons-nous venir pour faire entendre notre refus collectif de l’entreprise de démolition que constitue la RGPP et son corollaire, la loi sur la « mobilité » qui préfigure la fin du statut général et l’extension de la _FLEXIPRÉCARITÉ_ non seulement dans le MCC mais dans l’ensemble des trois fonctions publiques ?
*Nous avons bien quelques idées, quant à ces extrémités ; mais nous sommes ouverts à TOUTES les suggestions…
Le 11 avril 2008
17:10 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.04.2008
Communiqué Sud Culture Solidaires : Peut-on imaginer ce pays sans ministère de la Culture ?
Les 4 et 9 avril figureront désormais au Panthéon des journées noires de la destruction des services publics et de notre modèle social. Le 4 avril, parce que cette date confirme amplement la liquidation de l’architecture de notre ministère. Le 9 avril, qui a vu le conseil du ministre mettre fin au mythe de l’emploi protégé des agents de la Fonction publique. Le ministère de la culture n’échappe pas à cette furie destructrice…. Alors même que d’autres mesures dévastatrices sont encore attendues dans les prochaines semaines ! La décision a été prise de réduire le nombre des directions du ministère de dix à trois.
C’est pratiquement la disparition du ministère !
►La politique muséale est abandonnée : chaque établissement sera bientôt livré à lui-même et à la rentabilité commerciale.►Les DRAC sont maintenues, mais la définition de leurs missions est renvoyée à plus tard. Même l’intégration des SDAP dans les DRAC fait encore l’objet de subtils marchandages.
►Des pans entiers de l’action culturelle sont superbement ignorés : les écoles d’architecture, les écoles d’art, les fonds accordés au théâtre et au cinéma…. Aucune nouvelle, aucune mesure ! Oubliées ? Evanouies ? Disparues ?
Le démantèlement du ministère est prononcé : une partie ira au privé, une autre dans d’autres ministères, mais une partie disparaîtra purement et simplement.
Cette destruction des services publics s’accompagne d’un volet social qui sera prochainement mis en place via la loi sur la mobilité dans la Fonction publique.
Soyons clairs : il s’agit de nous imposer, dans les prochains mois, une mobilité contrainte, de gérer des dizaines ou des centaines de suppressions de postes prévues dès 2008, de précariser nos emplois, de remettre en cause votre statut. Certes, une partie d’entre-nous échappera à ce scénario, mais dans l’immédiat, toutes et tous, nous serons dans l’attente d’un futur incertain.
Il n’y a qu’une seule façon de continuer à exister : se manifester !
Certains ont pu dire que qu’il fallait rompre avec les fondamentaux établis par le conseil national de la résistance.Nous ne pouvons répondre qu’une seule chose : la résistance est à l’ordre du jour ! Nous allons très vite, en concertation avec les autres organisations syndicales – du public comme du privé - et avec les professionnels de la culture, proposer diverses façons de le manifester. Si des pans de la culture de ce pays doivent mourir, autant mourir debout.
Nous ne pouvons accepter l’alignement sur un modèle de fragilisation sociale, de discorde politique et de soumission intellectuelle au nom d’une révision qui nous alignerait sur des modèles politiques et économiques qui réduisent la culture au rang de marchandise alors même que ces modèles s’écroulent. Sommes-nous devenus aussi incultes ? Nous n’accepterons pas ce coup d’état et ferons de mai, une nouvelle fois, un printemps qui dit : ASSEZ !
Tous ensemble, continuons et amplifions encore le combat contre la RGPP !
L’intersyndicale qui met tout en oeuvre pour gagner la convergence des luttes avec les autres ministères proposera dans les heures qui viennent de nouvelles actions. Le CTPM convoqué le 17 avril prochain sera consacré exclusivement à la RGPP. Il sera présidé par Christine Albanel. C’est un rendez-vous important à ne pas manquer. L’intersyndicale appelle donc l’ensemble des agents du ministère à se rassembler ce jour là sous les fenêtres de la ministre pour manifester leur rejet de cette politique de casse et pour faire échec à la RGPP.SUD Culture Solidaires, le 10 avril 2008
20:54 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA)
RGPP : à la CULTURE, le combat continue…
Ce jeudi 10 avril, à l’appel de l’intersyndicale culture, les personnels du ministère ont de nouveau occupé la Direction des Musées de France à l’occasion du Comité Technique Paritaire consacré à la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Cette action fait suite aux annonces gouvernementales du 4 avril, lors du 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques, confirmées le 8 avril par le Directeur de Cabinet.
Il a encore une fois été question de faire barrage tous ensemble à la destruction programmée de la Direction des Musées de France, de la Réunion des Musées Nationaux et du réseau des musées nationaux.
Les personnels plus que jamais déterminés à défendre le service public culturel et le ministère de la culture, et à montrer le vrai visage d’une politique uniquement motivée par les dogmes du moins d’Etat et du moins d’emplois ont exigé que le Cabinet de Christine Albanel vienne enfin s’expliquer face aux agents.
Mais la ministre de la culture et son cabinet n’ont pas dérogé à leurs pratiques : fuyant tout débat, s’en tenant à la langue de bois des communiqués officiels et niant le droit des personnels à l’information et au débat démocratique, ils sont une nouvelle fois restés calfeutrés rue de Valois.
Le message des personnels en lutte et de l’intersyndicale est pourtant sans aucune ambiguïté : notre combat n’est pas prêt de s’interrompre et va encore s’amplifier dans les jours à venir.
Le 17 avril se tiendra, en présence de Christine ALBANEL, une séance extraordinaire du Comité Technique Paritaire Ministériel sur la RGPP.
D’ores et déjà, l’intersyndicale appelle l’ensemble des personnels à se rassembler ce jour, à partir de 12 heures, aux colonnes de Buren, pour exprimer une nouvelle fois le refus de voir casser le ministère de la culture via la RGPP.
Paris, le 10 avril 2008 – 19 heures
19:48 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Actualités de la Recherche en histoire visuelle (ARHV) : La direction des musées de France occupée
Le 4 avril, Christine Albanel estimait que le ministère de la Culture sort «consolidé» de la réforme de l'Etat, présentée sous le nom de Révision générale des politiques publiques (RGPP). Telle ne semble pas être l'opinion des personnels et de l'intersyndicale du ministère qui, après avoir diffusé un communiqué dénonçant «l'offensive globale contre les services publics» et la «dislocation du réseau des musées nationaux», occupe depuis ce matin les locaux de la direction des musées de France, 6, rue des Pyramides à Paris. Des banderoles déployées sur la façade réclament le retrait de la RGPP et dénoncent «la culture en danger». Les personnels sont invités à se rendre sur place pour soutenir la délégation.
La réorganisation de l'administration centrale devrait notamment conduire à organiser le ministère de la culture en 3 directions générales aux côtés d'un secrétariat général. Le ministère passerait donc en l'espace de quelques semaines de 10 à 5 directions, puis à 4, pour arriver à 3 aujourd'hui. Une évolution qui en dit long sur la cohérence structurelle et sur la faisabilité administrative concrète d'un projet dicté par l'acharnement gouvernemental à réduire la voilure coûte que coûte. Selon l'intersyndicale, «il devient presque absurde de tenter de le qualifier le dialogue social, tant il est foulé aux pieds par le gouvernement et en ce qui nous concerne par Christine Albanel et ses collaborateurs directs – à preuve, son refus catégorique de rencontrer en personne les organisations syndicales en amont de la date pourtant cruciale du 4 avril. Contrairement à leurs déclarations mensongères, ceux qui nous gouvernent ne pratiquent pas la concertation. Ils passent en force, conduisent leurs soi-disant "réformes" à la hussarde au mépris de l'inquiétude et des revendications légitimes des agents.»
Par André Gunthert, jeudi 10 avril 2008 à 16:20
17:04 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

