10.04.2008
Communiqué de l'Union Syndicale Solidaires (Avril 2008): RGPP, Tous concernés par une politique régressive !
Le 4 avril 2008, le président de la République lançait la deuxième phase de la Révision Générale des Politiques publiques (RGPP). Cette RGPP exprime la volonté, sous prétexte de limiter les dépenses, de réduire les activités des administrations publiques et de réduire les investissements sociaux. Au-delà de la suppression de 35 à 50000 postes de fonctionnaires par an et de la casse programmée du service public, c’est bien la rigueur sociale qui est mise en oeuvre. Politique familiale, logement, assurance maladie, tout est bon pour ce gouvernement pour tailler en pièces les politiques sociales. Les plus démunis vont devoir trinquer !
Pour lire le communiqué dans son intégralité, téléchargez ici le fichier joint.
16:09 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2008
Article du Figaro (9 avril 2008) : Comment Bercy veut faire bouger les fonctionnaires.
Le gouvernement présente mercredi sa loi «mobilité». Il prépare aussi des primes pour faciliter les restructurations, voire inciter les agents à créer leur entreprise.
«On entend beaucoup parler de l'introduction du licenciement dans la fonction publique, qu'en est-il exactement ?» Posée par une élève de l'Institut régional d'administration de Lille (une école des cadres de l'État), la question s'adresse à André Santini. Après avoir rappelé qu'un fonctionnaire peut déjà être licencié pour insuffisance professionnelle (20 agents de l'État concernés en 2006), le secrétaire d'État à la Fonction publique précise le projet de loi sur la mobilité, qui sera présenté ce matin en Conseil des ministres.
Un agent sans affectation qui refusera plus de trois postes correspondant à «son grade et son projet personnalisé d'évolution» sera placé en «disponibilité d'office», c'est-à-dire privé de salaire. Selon Bercy, c'est la «flexisécurité», en germe dans le privé, qui arrive aussi dans la fonction publique (lire les propos de Nicolas Sarkozy sur les chômeurs qui refuseraient deux offres «raisonnables» d'emploi). Combien d'agents sont-ils concernés ? Impossible à savoir. Les ministères se gardent bien de publier toute statistique sur le nombre d'agents qu'ils paient à ne rien faire…
Autre point, la possibilité pour l'État de recourir à l'intérim les hôpitaux peuvent déjà le faire. Cette mesure fait bondir les syndicats. La future loi prévoit aussi qu'une administration ne pourra plus s'opposer au départ d'un de ses fonctionnaires trouvant un poste dans le privé ou dans une autre administration. Pour le gouvernement, il s'agit à la fois d'ouvrir des possibilités de carrière aux agents et de permettre aux administrations de se remodeler plus facilement. La mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) en sera facilitée.
Dans les jours qui viennent, une série de décrets et d'arrêtés sera également publiée. «Qu'on demande beaucoup aux fonctionnaires est une chose. Mais que certains se retrouvent en difficulté financière à la suite d'une restructuration, il n'en est pas question pour Éric Woerth et André Santini», explique l'entourage du ministre du Budget et de la Fonction publique et de son secrétaire d'État.
Jusqu'à 15 000 euros pour une mutation
Une «prime de restructuration de service» sera instaurée pour les agents «mutés ou déplacés» dans le cadre des RGPP. Selon nos informations, cette prime, qui se substituera à d'autres indemnités octroyées de façon moins souple, pourra atteindre 15 000 euros. S'y ajoutera une «allocation d'aide à la mobilité du conjoint», lorsque celui-ci perd son emploi en suivant l'agent concerné, d'un montant forfaitaire de 6 100 euros.
Un «complément indemnitaire» pourra aussi être attribué à un agent contraint de réintégrer son corps d'origine à cause d'une restructuration, après avoir été détaché dans un emploi «à responsabilité particulière» ou «à la décision du gouvernement». Si ce «retour au bercail» entraîne une baisse de salaire, l'indemnité couvrira 80 % de la différence pendant six mois, 70 % pendant les six mois suivants, et 50 % pendant encore une année.
Les agents acceptant de pourvoir pour au moins trois ans un emploi présentant une «difficulté particulière de recrutement» (zone géographique sensible, poste sans candidat déclaré six mois après son ouverture, titulaires se succédant rapidement) bénéficieront d'une «indemnité temporaire de mobilité» (40 % à la prise de poste, 20 % à mi-parcours, 40 % à l'échéance prévue, avec un plafond de 10 000 euros).
Sans oublier le «pécule de départ» annoncé par le chef de l'État en septembre. Un agent quittant la fonction publique d'État pour créer ou reprendre une entreprise, ou volontaire pour la quitter alors que son service va être restructuré, pourra recevoir jusqu'à deux ans de salaire (le montant précis pourrait aller d'un an à un an et demi).
Enfin, deux décrets aboliront une règle freinant de nombreuses évolutions de carrière : jusqu'ici, un agent d'une collectivité locale ou d'un hôpital ne peut être détaché dans la fonction publique d'État si cela revient à augmenter de plus de 15 % sa rémunération globale ! De peur de perdre leurs meilleurs éléments, les élus locaux ont tenté d'échapper à cet assouplissement.
Cet ensemble de mesures, dense, n'est pourtant qu'un «amuse-bouche». Un texte plus ambitieux, qui aboutira notamment à fondre les centaines de corps de fonctionnaires dans des ensembles plus vastes, devrait suivre dans les prochains mois. Il s'appuiera sur le rapport du conseiller d'État Silicani qui sera rendu public mi-avril.
Olivier Auguste
09/04/2008
17:22 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA)
Après le 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques :
Le ministère de la culture est plus que jamais dans l'oeil du cyclone
Le vendredi 4 avril se tenait à l'Elysée, quatre mois après celui de décembre, le 2ème Conseil de modernisation des politiques publiques présidé par Nicolas Sarkozy.
Ainsi, le Président de la République et son Premier ministre ont présenté un catalogue de mesures – 166 au total – touchant tous les ministères sans exception. Ces annonces confirment toutes que la Révision Générale des Politiques Publiques constitue, de fait, une offensive globale d'une extrême brutalité contre les services publics, contre leurs missions et les personnels qui les servent.
Cela ne fait désormais plus l'ombre d'un doute : le pouvoir politique entend infliger à la Fonction publique d'Etat, comme, au demeurant, à la Fonction publique territoriale et à la Fonction publique hospitalière, une terrible cure d'austérité. En matière d'effectifs, nous sommes bel et bien confrontés à un plan social majeur (allant bien au-delà du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) prévoyant la suppression, pour la seule Fonction publique d'Etat de 140 000 à 180 000 emplois sur les exercices budgétaires 2008 à 2011. Et ce sans compter que les exercices précédents avaient été, eux aussi, déjà marqués par des coupes massives dans les effectifs.
« Modernisation de l'Etat », « Réforme », « Révision » ou encore « Faire mieux avec moins », ce sont donc là des formules dignes d'une piètre propagande qui ne parvient plus à masquer la réalité d'une politique ultralibérale visant à livrer au marché des biens communs et universels (éducation, santé, recherche, culture...) auxquels les Français réaffirment pourtant régulièrement tout leur attachement.
En sus de cette addition RGPP déjà très très salée, l'Elysée et Matignon persistent dans la voie d'une agression caractérisée contre le Statut général des fonctionnaires, comme dans celles du culte de la performance et du résultat calquées sur les logiques du privé, de l'individualisation et de la précarisation des carrières des agents (Cf. Projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires).
Le ministère de la culture n'est nullement épargné !
Jean François Hébert, Directeur de cabinet de Christine Albanel s'est livré hier, 8 avril, devant les représentants du personnel à un commentaire de texte fort respectueux des consignes « d'en haut » et donc absolument sans fausse note ni surprise.
. En voici quelques morceaux choisis :
● « La réorganisation de l'administration centrale » devrait conduire à organiser le ministère de la culture en 3 directions générales aux côtés d'un secrétariat général. C'est là une fusion arbitraire et purement idéologique faisant fi de la diversité et de la spécifié des missions du ministère - fusion-absorption n'obéissant qu'au dogme du « moins d'emplois publics ». Notons tout de même que nous sommes passés en l'espace de quelques semaines de 10 à 5 directions, puis à 4, pour arriver à 3 aujourd'hui. Une évolution qui en dit long sur la cohérence structurelle et sur la faisabilité administrative concrète d'un projet dicté par l'acharnement gouvernemental à réduire la voilure coûte que coûte.
● « La modernisation de la gestion des musées nationaux SCN » se traduira par la création de 3 nouveaux établissements publics : le musée Picasso, le musée national du château de Fontainebleau, le musée national de la céramique associé à la Manufacture nationale de Sèvres, et le rattachement du musée de l'Orangerie au musée d'Orsay.
Pour l'intersyndicale, tout ceci participe de l'accélération de la balkanisation des établissements et de la dislocation du réseau des musées nationaux largement enclenchées par la réforme de 2004 (création des EPA Orsay et Guimet, renforcement de l'autonomie des EPA Louvre et Versailles). On peut notamment, sans être grand clerc, déjà anticiper les difficultés de gestion à venir pour ces trois établissements transformés en EPA compte tenu de leur taille et de leurs faibles moyens.
Quid du pronostic vital de la DMF et de la RMN ?
La DMF ferait doublement les frais de la fusion en forces des administrations centrales et de la fin programmée du réseau des musées nationaux. Nos dirigeants donneraient ainsi le coup de grâce à une institution indispensable à la vitalité, au dynamisme et à l'excellence scientifique du réseau muséal et de ses politiques culturelles, et au rayonnement de nos collections en France comme à l'international.
La RMN serait invitée à « resserrer et à rénover » ses liens avec l'ensemble des musées SCN restants, sans que l'on connaisse la réalité effective et encore moins le détail économique et technique du dispositif. Elle verrait en outre « certaines » de ses activités commerciales filialisées (bien qu'elles constituent selon Monsieur Hébert lui-même le coeur de métier de l'EPIC RMN) au nom, encore et toujours, de la sacro-sainte modernisation à la sauce libérale Cela revient au sabordage pur et simple d'une maison plus que centenaire qui, aux côtés de la DMF, reste garante de la cohésion des musées nationaux comme de leur développement dans le cadre d'une dynamique de mutualisation.
Quant au dialogue social, il devient presque absurde de tenter de le qualifier tant il est foulé aux pieds par le gouvernement et en ce qui nous concerne par Christine Albanel et ses collaborateurs directs – à preuve, son refus catégorique de rencontrer en personne les organisations syndicales en amont de la date pourtant cruciale du 4 avril.
Non, non et non, contrairement à leurs déclarations éhontées et mensongères, ceux qui nous gouvernent ne pratiquent pas la concertation. Ils passent en force, conduisent leurs soi-disant « réformes » à la hussarde au mépris de l'inquiétude et des revendications légitimes des agents.
Avec la RGPP, notre ministère est à un tournant périlleux de son histoire. Aussi, l'heure est encore plus que jamais à l'union et au rassemblement de toutes nos forces.
Tous ensemble, nous avons d'ores et déjà marqué des points très importants. Il faut notamment mettre au crédit de la mobilisation grandissante des personnels la préservation des DRAC (bien que la situation des SDAP demeure précaire) ; le recul gouvernemental sur la transformation des musées SCN en agences de service public (porte ouverte à toutes les déréglementations et à la privatisation des missions).
Tous ensemble, continuons et amplifions encore le combat contre la RGPP !
L'intersyndicale qui met tout en oeuvre pour gagner la convergence des luttes avec les autres ministères proposera dans les heures qui viennent de nouvelles actions.
Le CTPM convoqué le 17 avril prochain sera consacré exclusivement à la RGPP. Il sera présidé par Christine Albanel. C'est un rendez-vous important à ne pas manquer.
L'intersyndicale appelle donc l'ensemble des agents du ministère à se rassembler ce jour là sous les fenêtres de la ministre pour manifester leur rejet de cette politique de casse et pour faire échec à la RGPP.
Paris, le 9 avril 2008
00:25 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2008
après le 2ème CMPP : quoi de neuf pour le Ministère de la Culture ?
suite au 2 ème CMPP (conseil de modernisation des politiques publiques) du 4 avril 2008,
vous trouverez :
1)le document sur le suivi et la mise en oeuvre des décisons du cmpp du 12 décembre 2007 ici : avril 04 cmpp partie2 MCC.pdf
2) la lettre de la ministre de la Culture aux agents du ministère ici : avril 04 lettre albanel aux salariés MCC suite à cmpp.pdf
3) le document sur les décisions du cmpp du 12 décembre 2007 repris dans le cmpp du 4 avril 2008 ici : avril 04 cmpp partie 1 MCC (inchangé depuis cmpp décembre 12).pdf
4) le document concernant la GRH : avril 04 cmpppartie2 volet grh.pdf18:37 Publié dans Qu'est-ce que la Révision des Politiques Publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.04.2008
Dépêche AFP : Fin de l’occupation syndicale au ministère de la Culture
3 avril 2008 - 19h54
Des représentants des syndicats de la culture qui occupaient depuis la matinée l’antichambre du bureau de Christine Albanel, ont quitté le ministère de la Culture en début de soirée sous la "contrainte polie" de la police, a-t-on appris de source syndicale.
La vingtaine de syndicalistes présents depuis la fin de matinée, qui voulaient être reçus par la ministre pour évoquer les projets de réforme du ministère, ont quitté les lieux peu après 19h00, sans heurts et sans avoir vu Mme Albanel.
La délégation de l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, Unsa) a "regretté" une telle issue à sa "volonté de dialogue". La "démonstration est faite que la ministre n’est pas autorisée à parler, et que les décisions que le ministère ne connaît pas lui-même dans le détail, se prennent ailleurs", a indiqué à l’AFP Nicolas Monquaut, secrétaire général de la CGT-Culture.
Les syndicats voulaient être reçus personnellement par la ministre avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé vendredi par Nicolas Sarkozy, afin qu’elle "explicite ses intentions en matière de mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) dans son département ministériel".
Le cabinet de la ministre qui n’était pas au ministère, avait indiqué que la ministre "n’a jamais refusé le dialogue avec les organisations syndicales", leur proposant de les rencontrer "après le conseil de modernisation des politiques publiques car pour le moment les arbitrages n’ont pas encore été rendus".
20:29 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué de l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA)
OCCUPATION DE L’ANTICHAMBRE DU BUREAU DE LA MINISTRE
Paris 3 avril 2008 10 h00
La représentation syndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA occupe actuellement l’antichambre du bureau de Christine Albanel.
Par cette action, les organisations syndicales entendent fortement protester contre le refus de la ministre de la Culture de les recevoir. En effet, malgré ses engagements répétés, la ministre refuse toujours une rencontre avec les personnels pour expliciter devant eux ses intentions en matière de mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) dans son département ministériel et les conséquences désastreuses de la politique du gouvernement en matière culturelle.
L’intersyndicale qui devait être reçue une fois de plus par un directeur de cabinet adjoint aux propos lénifiants a donc décidé d’occuper l’antichambre du bureau de Christine Albanel. La délégation refuse de quitter les lieux tant qu’elle n’aura pas été reçue par la ministre personnellement et cela avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé demain par Nicolas Sarkozy.
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Paris 3 avril 2008 14 h 45
La représentation syndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA occupe toujours à cette heure l’antichambre du bureau de Christine Albanel.
Une proposition de rencontre à 15h00 avec le directeur de cabinet de la ministre a été faite aux représentants des personnels. La délégation a refusé cette proposition et réitéré son intention de ne pas quitter les lieux tant qu’elle n’aura pas été reçue par la ministre personnellement et cela avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé demain par Nicolas Sarkozy.
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Paris, le 3 avril 2008 – 19h25
L’intersyndicale du Ministère de la Culture CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, UNSA, qui occupait depuis 10 heures le jeudi 3 avril 2008 l’antichambre du bureau de Madame Christine ALBANEL, a quitté les lieux vers 19H00 sous la contrainte des forces de l’ordre appelées par le cabinet.
L’ Intersyndicale a estimé avoir laissé à la Ministre, jusqu’au dernier moment, toute latitude de la recevoir.
La Ministre a donc fait la preuve qu’elle conduit ses prétendues « réformes » sans entendre aucunement dialoguer avec les personnels et leurs représentants.
Ainsi, Madame ALBANEL annoncera demain un nouveau train de mesures destructrices pour le Ministère de la Culture en passant en force une fois de plus.
20:26 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dépêche AFP : Des syndicats occupent l'antichambre du bureau de Christine Albanel
3 avril 2008
Des représentants des syndicats de la culture occupaient jeudi matin l'antichambre du bureau de Christine Albanel et réclamaient d'être reçus par la ministre de la Culture pour évoquer les projets de réforme du ministère, a annoncé l'intersyndicale dans un communiqué.
La délégation de l'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD, Unsa) "refuse de quitter les lieux tant qu'elle n'aura pas été reçue par la ministre personnellement et cela avant le conseil de modernisation des politiques publiques présidé vendredi par Nicolas Sarkozy", selon le communiqué.
"Par cette action, les organisations syndicales entendent fortement protester contre le refus de la ministre de la Culture de les recevoir" et "d'expliciter ses intentions en matière de mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) dans son département ministériel".
L'intersyndicale devait être reçue jeudi matin par le directeur de cabinet adjoint de la ministre mais les syndicalistes ont préféré occuper l'antichambre du bureau de Christine Albanel.
Au cabinet de la ministre, on confirme cette "occupation pacifique" d'une des antichambres menant au bureau de la ministre -qui ne se trouve pas actuellement au ministère rue de Valois.
"La ministre n'a jamais refusé le dialogue avec les organisations syndicales", ajoute-t-on. "Elle leur propose de les rencontrer après le conseil de modernisation des politiques publiques car pour le moment les arbitrages n'ont pas encore été rendus", précise-t-on.
19:32 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2008
Communiqué intersyndical (CFDT-Culture - CFTC-Culture - CGT-Culture - FSU - SNAC-FO - SUD Culture Solidaires - UNSA Culture)
RGPP
Le 4 avril, le gouvernement tente un passage en force ...
... et Christine Albanel rase les murs
Ce n'est pas un scoop : dans tous les ministères, la mobilisation s'intensifie chaque jour contre la Restriction générale des politiques publiques (RGPP) et son cortège de suppressions d'emplois, d'amputations de crédits, d'abandons de missions et de privatisations à tout-va.
Sourds à ce concert de protestations, et privilégiant la méthode brutale, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont décidé, juste après les municipales, d'avancer de près d'un mois la date du second Conseil de modernisation des politiques publiques, où doit être annoncé un nouveau train de décisions visant à réduire de façon drastique le budget, les effectifs et l'intervention de l'État dans la droite ligne des premières « réformes » (disent-ils !) rendues publiques le 12 décembre. Par circulaire en date du 18 mars, adressée à tous les membres du gouvernement, le Premier ministre demande à ceux-ci de s'impliquer personnellement, soulignant que « chacun (d'eux) est pleinement responsable de la réussite des réformes qui relèvent de ses attributions ». Les ministres et secrétaires d'État devront « veiller à ce que (leurs) services soient en situation de les mettre en oeuvre et vérifier que les résultats attendus sont bien atteints », l'objectif au centre de la RGPP étant de « dégager des marges de manoeuvre » pour, encore et toujours, baisser les dépenses de l'État.
Ce second Conseil de modernisation se réunira à l'Elysée le 4 avril et, comme l'indique un communiqué de Matignon publié hier, 31 mars, « la RGPP entrera vendredi dans sa phase décisive », puisque la préparation du budget pluriannuel pour 2009 – 2011 est déjà bien entamée.
Comme l'ensemble des départements ministériels, le ministère de la culture n'échappe pas à cette échéance. Christine Albanel, qui participera à cette séance, y rendra compte de l'état d'avancement des chantiers ouverts le 12 décembre (fusions des directions d'administration centrale, restructuration des services déconcentrés, évolutions des musées sous statut de services à compétence nationale, transfert de musées et Monuments historiques aux collectivités, filialisation d'activités de la RMN, rapprochement CMN – RMN, regroupement des services d'inspection de la culture, CNC, etc.), et des orientations qu'elle retient.
Parallèlement, une nouvelle feuille de route vient d'être adressée par la même Christine Albanel à la mission d'audit chargée de préfigurer la RGPP pour le ministère de la culture (constituée de membres de l'inspection de l'administration et de consultants privés). Celle-ci vise tout à la fois l'archéologie préventive, la maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage Monuments historiques, le spectacle vivant, les arts plastiques, les enseignements, les DRAC et les SDAP, et plusieurs grands « opérateurs »: le Louvre, la BNF, Beaubourg, l'Opéra, Versailles, le musée du Quai Branly et Orsay.
Indiscutablement donc, c'est à la cravache, et en bon soldat, que Christine Albanel entend passer tous les services et les établissements à l'essoreuse RGPP, quelles qu'en soient les conséquences catastrophiques pour le ministère de la culture.
Les longs discours et les longues lettres aux agents du ministère, prônant l'écoute, la concertation et le dialogue social, des trémolos dans la voix, ont fait long feu.
Christine Albanel joue la montre ...
La Ministre refuse obstinément de recevoir en personne les représentants des personnels avant la date fatidique de la réunion du 4 avril, présidée par Nicolas Sarkozy, faisant fi des puissantes mobilisations (rassemblement parisien et très forte grève dans le secteur des musées le 21 février, actions et manifestation du 20 mars), des courriers de l'intersyndicale adressés au Premier ministre (6 mars) et à elle-même (27 mars) comme de la pétition signée par plus de 7500 agents du ministère contre la RGPP. C'est encore et toujours le mépris et la dérobade.
Aveu de faiblesse quant à sa propre capacité à défendre et à justifier ses prétendues « réformes », qui ne sont, en réalité, que d'authentiques régressions ? ... Ou bien encore le signe qu'elle ne maîtrise pas, loin de là, tous les leviers des décisions qui s'appliqueront demain au ministère de la culture ?
Quoi qu'il en soit, ces faux fuyants, comme la propagande distillée par les membres de son cabinet, ne font illusion à personne.
Madame la Ministre, le ministère, ses missions, ses personnels et leur devenir méritent assurément mieux que vos silences et vos projets vides de sens et de contenu culturels, n'obéissant qu'à une seule logique, le dogme libéral du «moins d'État».
Il suffit ! Retirez ces mesures hâtives et destructrices.
Sans délai, ayez le courage de recevoir en personne l'intersyndicale, et arrêtez la casse du ministère de la culture avant de vous rendre, ce 4 avril, à l'Elysée.
Paris, le 1er avril 2008
15:53 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.03.2008
Lettre intersyndicale aux fédérations, unions de fédérations et unions syndicales.
CFDT-Culture – CFTC-Culture – CGT-Culture – SNAC-FO – SNAC-FSU – SUD-Culture Solidaires – UNSA-Culture
Chère camarade, cher camarade,
Les personnels du ministère de la culture et de la communication se mobilisent depuis plusieurs semaines contre la Révision Générale des Politiques Publiques.
Jeudi 20 mars, après le 21 février, une seconde journée de grève a permis avec des actions sur l’ensemble du territoire, avec un nombre important d’établissements et de services fermés ou fortement perturbés et à travers une manifestation nationale qui a réuni plus de 2000 participants à Paris, de démontrer l’opposition des personnels à cette RGPP.
Ceux-ci ne veulent pas d’une réforme qui s’appuie uniquement sur la volonté de réduire drastiquement le nombre d'agents, à l'aide d'un véritable plan social et de restructuration au delà même du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cette logique et l’absence d’un vrai dialogue social ne peuvent que mettre à mal le service public.
Le passage en force par le ministre de la Fonction publique lors du CSFPE du 18 mars pour imposer notamment les articles 6,7,8 et 9 du projet de loi sur la mobilité et les parcours professionnels que l’ensemble des fédérations de fonctionnaires rejettent, est traduit comme une volonté de donner des outils pour accompagner cette RGPP.
Le MCC est un des premiers ministères attaqués d’une manière aussi violente et la riposte des personnels a été puissante. Mais ce n’est pas simplement notre ministère qui est en danger, c’est l’ensemble de la Fonction publique. Les personnels du MCC et leurs organisations syndicales voient dans ces réformes et dans l’ensemble des textes qui les accompagnent, une attaque sans précédent contre le statut et le service public.
Pour cette raison, les organisations syndicales représentatives du personnel au MCC ont décidé de s’adresser aux fédérations de fonctionnaires.Seule une riposte unitaire de l’ensemble des fédérations de fonctionnaires pourra arrêter cette casse. Seul un appel à une mobilisation dans l’ensemble de la Fonction publique sera à même de contrer cette logique purement comptable et idéologique.
Il est urgent de construire une riposte commune contre ces politiques de liquidation du service public et du statut qui leur est attaché d'ici aux premières semaines du mois de mai.
Paris, le 31 mars 2008
14:18 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.03.2008
lettre intersyndicale à la ministre de la culture
CFDT-Culture, CFTC-Culture, CGT-Culture, FSU, SNAC-FO, SUD-Culture Solidaires, UNSA Culture
Paris, le 27 mars 2008
Madame la Ministre de la culture et de la communication 3, rue de Valois 75 001 Paris
Madame la Ministre,
Jeudi 20 mars, plus de 2000 agents du ministère de la culture et de la communication ont pris part, à Paris ainsi que dans de nombreux sites en régions, à la journée d'action contre la Restriction générale des politiques publiques (RGPP) mise actuellement en oeuvre par le gouvernement.
Indiscutablement, cette mobilisation, et en particulier notre manifestation du Palais- Royal aux portes de l'hôtel Matignon, figurent parmi les plus importantes qu'a connues notre département ministériel depuis sa création.
Tout aussi historique est le nombre de signatures recueillies par la pétition proposée par l'intersyndicale à l'ensemble des personnels du ministère (Non à la RGPP, outil de saccage du service public ! ) qui dépasse à présent 7000, et ne cesse chaque jour de croître.
Un mois auparavant, le 21 février, déjà 800 agents (dont une forte proportion travaille en administration centrale) s'étaient rassemblés sous vos fenêtres pour manifester leur opposition à vos prétendues « réformes » qui, sous couvert de RGPP, et au prix de « restructurations » hâtives, voire absurdes, ne visent qu'à réduire de façon drastique les missions, les effectifs, les services, les moyens de fonctionnement et la capacité d'action de ce ministère.
Cette première journée fut également marquée par une grève très massivement suivie, et sans équivalent depuis de très longues années, dans le secteur des musées.
Preuve est donc faite, là encore, que les personnels -toutes catégories confondues – rejettent à une écrasante majorité vos orientations, en l'occurrence, ici, le démantèlement programmé de la Direction des musées de France et du réseau des musées nationaux, leur privatisation rampante, comme la remise en cause de leurs missions et de leur statut.
Contrairement à vous, semble-t-il, les agents du ministère de la culture ne pensent pas que celui-ci puisse ne se résumer qu'à un coût qu'il faudrait réduire. Ce n'est pas notre conception de l'action, des responsabilités publiques et de l'intérêt général, dans le domaine de la culture et dans de très nombreux autres encore. (pour lire la suite de la lettre intersyndicale : 080327lettre_à_C.Albanel.pdf)
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