25.03.2008

audit remis aux OS du MCC en vue d'une réunion début avril

Les alternatives de transformations des SCN musées sont présentées dans cet "audit" : audit capgemini sur la transformation des scn dans le cadre de la rgpp.pdf ; les décisions prises se font sans concertation ni dialogue social et pourtant .. ces décisions ont une implication sur les structures du ministère et sur le statut des personnels concernés !

 

une analyse de la rgpp par démocratie et socialisme

à lire : rgpp une réforme à combattre analyse de démocratie et socialisme.pdfrgpp une réforme à combattre analyse de démocratie et socialisme.pdf

21.03.2008

extrait journal SUD Culture : LA RGPP EN MARCHE AU MINISTERE DE LA CULTURE

LA RGPP EN MARCHE AU MINISTERE DE LA CULTURE

Révision Générale des Politiques Publiques … ou comment casser les services publics, écrivions nous dans le dernier numéro de Voix de Sud.

 Les responsables du Ministère, sur ordre express de Nicolas Sarkozy, ayant décidé de pratiquer l’omerta sur ce sujet, nous ne disposions alors, pour forger notre argumentaire, que de ce fameux « guide méthodologique », répertoire de recettes éculées qui ont été mises en oeuvre dans de nombreux pays comme les USA, le Canada, la Nouvelle Zélande, l’Australie, la Suède, l’Angleterre, Allemagne, l’Italie, les Pays Bas, le Danemark ou l’Islande, …

Toutes proportions gardées, ce sont à peu près les mêmes que nous avons retrouvées dans le non moins fameux « rapport Attali » qui décrit, par le menu, la société future qu’on voudrait nous imposait.

Depuis le 12 décembre, date à laquelle Nicolas Sarkozy a fait ses premières annonces, nos inquiétudes ont été amplement confirmées voire amplifiées au gré des informations ou des « fuites » qui nous sont parvenues.

Globalement, cette RGPP pourrait se résumer ainsi : baisser la dépense publique et abandonner la mise en oeuvre des politiques publiques en démantelant les grandes administrations de l’Etat, en déréglementant, déconcentrant, décentralisant, externalisant ou privatisant tout ce qui peut l’être, personnels y compris.

Le gouvernement est bien décidé à poursuivre la destruction des fondements mêmes de la Fonction ^publique en général, de notre ministère en particulier. Au passage, le gouvernement en profite pour écorner encore plus le statut de la Fonction publique. Aujourd’hui, nous pouvons faire à peu près le point, dans les grandes lignes, sur l’architecture future du Ministère.  (pour lire la suite voir le fichier joint : la rggp en marche au ministère de la culture extrait journal de ce syndicat.pdf )

Le 20 mars : une mobilisation de grande ampleur

CGT-culture – CFDT-culture – CFTC-culture – SNAC-FSU – SNAC-FO – SUD-culture - UNSA-culture

Le 20 mars : une mobilisation de grande ampleur qui monte en puissance

Encore une fois, les personnels de la Culture ont montré leur détermination à « défendre le service public de la Culture », avec :

-2000 manifestants à Paris, du Palais Royal à Matignon, une mobilisation des plus puissantes qu'a connue le ministère;

-un nombre très important de services et d'établissements en grève, fermés ou fortement perturbés : les Archives Nationales, musée de Cluny, Arc de Triomphe, Picasso, Guimet, Ecouen, Panthéon, Versailles, Azay-le-Rideau, château d'If, abbaye du Thoronet, musée de Saint-Germain, le cloître du Puy-en-Velay, basilique Saint-Denis, château de Vincennes, Sainte-Chapelle, Pompidou, Orsay, Musée Bonaparte. Musée de l'Orangerie, château d'Angers, château de Compiègne, de Fontainebleau, BPI, musée du Louvre, musée Adrien Dubouché, RMN, BNF, DMF, DAG, DAPA, DLL, DMDTS, DGLFLF, Mobilier National et Manufactures, Sèvres, INRAP, St Cloud, musée Chagall, Ecoles d'Architecture, Ecoles d'Art, les ATP, le C2RMF, CNC, Cité des Sciences et de l'Industrie ...

Dans les régions, les actions proposées en intersyndicale ont été particulièrement réussies :

- le château de Pau a été fermé et occupé. Les agents grévistes ont participé à l'occupation des locaux du Conseil général des Pyrénées Atlantiques, avec les agents du Conseil général en grève : 1000 signatures ont été recueillies;

- à Toulouse, les agents de la DRAC Midi-Pyrénées, rejoints par les personnels des SDAP, de l'INRAP, des restaurateurs d'art, des CAOA (conservateurs antiquités et objets d'art), des intermittents du spectacle, des personnels des musées..., ont occupé leurs services;

- au château de Carcassonne, 70 agents ont investi le site : ouverture gratuite au public, banderole sur les remparts...

Cette grève, ces actions et la manifestation nationale ont été un succès très important pour la défense du ministère de la Culture.

La plupart des DRAC et des SDAP était représentéé à la manifestation nationale. Elle a été un moment fort de convergence des différents secteurs qui ont tenu à montrer leur détermination et leur présence, avec des banderoles, des pancartes...ainsi que des délégations d'artistes et de professionnels du spectacle en signe de soutien à notre mobilisation.

Le rassemblement, place du Palais-Royal a été l'occasion de plusieurs prises de parole non seulement des syndicats du ministère, mais aussi de la part des représentants des professionnels et acteurs de la culture (UFISC, ...) ainsi que des responsables syndicaux fédéraux du spectacle, de l'éducation, de la recherche, de la culture et de la Fonction publique.

Les manifestants ont porté les 7 000 signatures de la pétition, qui ont été remises au Premier ministre par la délégation syndicale.

A 16 heures, à l'arrivée de la manifestation à l'hôtel Matignon, une délégation de l'intersyndicale a été reçue par M. J.-F. Monteils et Mme Aline Sylla-Walbaum, conseillers du Premier ministre, l'un pour la réforme de l'Etat et la Fonction publique et l'autre pour la Culture, accompagnés de Mme Maylis Roques, conseillère sociale de Christine Albanel.

D'emblée, forts du succès de cette journée d'action du 20 mars, nous avons demandé les réponses que comptait apporter le Premier ministre au courrier que nous lui avions adressé le 6 mars, exigeant le retrait des mesures RGPP touchant le Ministère de la Culture.

Pour seule réponse, M. Monteils n'a fait que nous servir les poncifs de la RGPP, paraphrasant les discours de Sarkosy -Fillon-Woerth, allant jusqu'à dire que le Statut général de la Fonction publique n'était en rien menacé. Une telle annonce est particulièrement savoureuse, deux jours après l'examen, par le Conseil supérieur de la Fonction publique du projet de loi sur « la mobilité », que Messieurs Woerth et Santini ont fait passer en force !

Cerise sur le gâteau, Monsieur Monteils nous assure que le ministère de la Culture n'est en rien menacé, puisque le Président de la République vient de confirmer Madame Albanel dans ses fonctions...

Sans contester la mobilisation des personnels de ce jeudi 20 mars, et visiblement conscient de son ampleur, il a pourtant repoussé notre demande de revenir sur les premières « décisions » du Conseil de modernisation concernant la culture, annoncées le 12 décembre 2007.

Dès à présent, face au refus du gouvernement de retirer ses projets de casse du ministère de la Culture, l'intersyndicale appelle à la convergence des luttes avec l'ensemble des acteurs de la culture eux aussi puissamment mobilisés (artistes, professionnels, réseaux associatifs, mouvements d'éducation populaire, collectivités locales, élus, et leurs organisations) contre la politique de Sarkosy-Fillon-Albanel, celle d'un désengagement sans précédent de l'Etat.

Parallèlement, l'intersyndicale de la Culture appelle à la construction urgente d'une très large mobilisation dans l'ensemble de la fonction publique, par des appels à la grève et des manifestations nationales, contre la RGPP, véritable machine de guerre contre l'emploi et les missions publiques, et pour le renforcement et le développement du service public répondant aux besoins de la population.

Tous ensemble faisons barrage à la politique de casse du service public !

Le 20 mars 2008 - 22h

20.03.2008

Tract intersyndical (CFDT-Culture CFTC-Culture CGT-Culture SNAC FSU SNAC-FO SUD-Culture UNSA-Culture)

 

   20 MARS : 2008 GREVE , MOBILISATIONS ET MANIFESTATION NATIONALE des salariés du Ministère de la Culture 

« POUR DEFENDRE LE SERVICE PUBLIC DE LA CULTURE »

« NON A LA RGPP »

 

Sous couvert de « modernisation de l’Etat » avec la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), le gouvernement dans son ensemble s’emploie à casser méthodiquement les services publics.

 

La RGPP c’est  moins de service public pour la population :

limiter l’intervention de l’Etat aux seules missions de contrôle et d’expertises,

abandonner purement et simplement des pans entiers de missions rendues au public,

réduire considérablement les moyens publics (financiers et humains) par le biais de fusions, compressions et fermetures de services au niveau national comme de proximité

vendre à des entreprises commerciales privées les activités publiques.

 

Aucun ministère n’échappe à cette brutalité destructrice, même pas le plus petit d’entre eux, celui de la Culture !

Au ministère de la Culture, ce qui est en jeu c’est une certaine idée de la culture telle qu’elle s’est forgée depuis sa création par A. Malraux en 1959.

 

C’est la remise en cause de l’idée même que la culture relève d’une responsabilité publique avec :

la liquidation des politiques publiques des Musées Nationaux mais aussi des Monuments Nationaux et la menace de vente des collections publiques,

l’effacement des missions scientifiques de préservation des archives de France,

la réduction des moyens de sauvegarde et de recherche du patrimoine archéologique et leur privatisation rampante,

la menace de dissolution des réseaux et maillages publics culturels dans les régions et départements (directions régionales et services départementaux du ministère de la Culture).

C’est aussi moins de moyens pour les Ecoles Nationales Supérieures d’Art ou d’Architecture et les Conservatoires. Tout ceci s’accompagne de transferts de charges financières indues aux collectivités territoriales.

 

Cette politique de régression publique menace directement la diversité culturelle

La baisse du budget de la Culture se traduit par des coupes drastiques dans tous les secteurs de la politique culturelle du spectacle vivant, de la création et de la diffusion culturelle. Ce désengagement de l’Etat pénalise durement les associations artistiques et culturelles, les compagnies, les salles de spectacles, les lieux d’accompagnement des pratiques amateurs. Autant d’acteurs qui constituent le vivier de la création et contribuent à irriguer la culture en zone rurale et péri-urbaine, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons, ...

 

Elle porte atteinte à la notion même d’exception culturelle

Ainsi, l’idée même que la culture relève d’une responsabilité publique sur l’ensemble du territoire national et donc l’idée d’un patrimoine culturel en tant que bien commun de la Nation est aujourd’hui remise en cause.

 

Nous, personnels du Ministère de la Culture, manifestons aujourd’hui pour défendre le service public de la culture et pour revendiquer une politique culturelle, diverse et accessible au plus grand nombre, débarrassée des lois du marché  et du seul souci du profit financier. Notre lutte est le combat de tous, des personnel du ministère de la Culture, des professionnels des Arts et de la Culture comme du public.

C’est tous ensemble que nous arrêterons le bras des casseurs

20 mars 2008

 

18.03.2008

CGT CULTURE . Régressions statutaires et RGPP vont de paire !

Régressions statutaires et RGPP vont de paire ! Un projet de loi scélérat !

Le 4 février, le Ministre de la Fonction publique a communiqué aux organisations syndicales un projet de loi en 15 articles visant à modifier le Statut général.

Sans entrer dans le détail des différents articles, trois articles comporte des dispositions particulièrement dangereuses pour les agents .

- Ainsi, l’article 7 prévoit la création d’une nouvelle situation statutaire dans laquelle serait placé le fonctionnaire « privé d’affectation par suite d’une suppression ou d’une modification substantielle de son emploi ». A l’issue d’une période de 2 ans, pendant laquelle l’administration chercherait à favoriser le reclassement professionnel, dans la Fonction publique ou dans le secteur privé, le fonctionnaire pourrait être mis « d’office en disponibilité ». C’est la fin de l’obligation faite à l’administration d’affecter un agent titulaire sur un emploi qui est ainsi programmée. C’est l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée car la phase préalable de réorientation professionnelle évoquée par le texte ne trompe personne.

- L ’article 8 envisage de généraliser les possibilités de cumul d’emplois à temps non complet à l’ensemble du territoire. Cette disposition introduite il y a un an dans le Statut était jusqu’à présent limitée aux zones rurales. C’est la porte ouverte en grand au recrutement d’agents publics à multi employeurs et, au moins pour la Fonction publique de l’Etat, une atteinte importante au principe selon lequel un emploi statutaire est un emploi à temps complet. C’est la généralisation du temps incomplet auprès de plusieurs employeurs. Ainsi, la précarité chez les fonctionnaires s’installerait durablement comme dans le privé.

- L ’article 9 prévoit de modifier le Code du Travail pour permettre à l’administration et à ses établissements publics d’avoir recours à l’Intérim « pour pourvoir rapidement des vacances temporaires d’emplois ou faire face à des besoins occasionnels ou saisonniers ou à des surcroîts d’activités ». Cette mesure est présentée cyniquement comme destinée à « limiter la reconstitution d’un volet d’emploi précaire dans l’administration ». C’est confier aux pires boîtes d’exploitation de la précarité l’avenir des agents publics sous CDD.

Le gouvernement tente de passer en force !

La section syndicale préparatoire au Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat du 18 mars 2008, chargée d’examiner ce projet de loi s’est réunie le 7 mars 2008.

Les huit organisations syndicales du Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat, réunies à l’initiative de la CGT, avaient écrit, pour faire retirer de l’ordre du jour, les articles de ce projet de loi n’ayant pour but essentiel, que d’accompagner les plans sociaux de réductions des effectifs, de suppressions de missions et d’accroître la précarité de l’emploi.

La direction de la DGAFP a maintenu l’ordre du jour par décision du ministère, refusant ainsi la revendication unanime des syndicats Aussi, à l’ouverture de la séance et au moment de l’examen de ces articles, à l’unanimité, les représentants des personnels ont voté pour le retrait de ces articles de loi.

Ce projet de loi qui concerne les 3 versants de la fonction publique est totalement lié à la stratégie de RGPP (révision générale des politiques publiques). Il est l’outil pour réduire d’une façon drastique les missions publiques de la santé, de la territoriale, de l’Etat, en livrant les missions publiques qui n’auront pas été totalement supprimées, au privé, par différentes formes juridiques.

Après être passé au Conseil supérieur de la Fonction publique le 18 mars, cette loi doit ensuite être examinée par le Parlement. Il est de notre responsabilité d’en enrayer les aspects néfastes et de faire valoir d’autres propositions porteuses de progrès sociaux pour tous.

CGT CULTURE 18 mars 2008

SNAC FSU. Le pire du pire est à l'oeuvre !

Le pire du pire est à l'oeuvre !

Défendons le service public culturel ! Tous en grève ! Tous à la manifestation du 20 mars 2008 !

Il faut se méfier des possédants, ils ne cassent que les affaires des autres !

Surtout à considérer la nécessité de faire partager à tous le désir de culture, qui devrait être la mission essentielle du ministère, sa raison d'être. Et alors là, c'est précisément l'affaire de tous, la nôtre.

Lorsque le pouvoir actuel parle de culture il veut jeter des miettes à ceux que la classe qu'il représente « toise », méprise socialement, ne leur lâchant que de la consommation en guise de culture. Rejetant la pensée. Cela s'appelle le populisme moderne.

Du même pas, cette consommation de masse, où la qualité serait absente, ce serait bien ça qui serait tout juste bon pour nous. Le mépris est affiché. Mépris de classe.

Pour les possédants dont nous parlons, la culture n'est certes qu'un passe-temps, mais aussi un domaine réservé, une propriété privée, et donc un domaine d'exclusion. Or l'enjeu culturel, la confrontation aux oeuvres, nous aident tous à voir plus clair, à déterminer un sens, à séparer la mystification de ce qui constitue l'essentiel.

Cette consommation de masse ne peut se justifier, pour les mêmes possédants, que comme source de profit. La loi est celle de la rentabilité. Le dogme absolu, c'est de faire de l'argent. La distribution commerciale se substitue à la diffusion de la culture. Voilà, tout compte fait, la haine de soi du bourgeois, qui adhère au discours populiste le plus sordide, et le fait sien.

On aurait pu le rêver, en toute candeur, au-dessus de cette résurgence poujadiste, mais il colle sans vergogne à ce discours car le caractère subversif de la création culturelle est trop dangereux pour son compte en banque et sa quiète digestion.

Au ministère de la Culture, les barbares déguisés en technocrates glaciaires ont choisi de casser ce qui pouvait être réformable, modernisé, repensé. Ils ont cependant une peur effroyable de nous dire clairement ce qu'ils veulent : ils habillent de mots creux et malgracieux

– Révision générale des politiques publiques, externalisation (mis, ça sonne mieux, pour cadeau aux copains et coquins du privé), management (autrement dit règne des petits chefs).... leur décision toute simple de vendre (ils disent « privatiser », ce qui jusqu'alors était la mémoire collective de l'art et du patrimoine.

Alors, pour se faciliter cette sale besogne, ils ont volonté de démanteler par la même occasion les protections sociales que les agents de l'Etat avaient de haute lutte réussi à obtenir en contrepartie de bas salaires et grâce à la force collective.

La force brutale de l'économie de marché n'a que faire de la démocratie, ses intérêts financiers immédiats la poussent au braquage pur et simple. Notre force à nous est dans la démocratie.

Notre force est de rappeler au pouvoir en place que rien ne se fera sans notre accord, que nous refuserons toujours cette sauvagerie choisie avec cynisme, au détriment de l'intérêt général. Nous n'accepterons jamais la RGPP tant la menace est précise, incontournable, vitale. La démolition est en marche.

Les destructeurs, ces barbares froids, ont décidé, sous couvert de cette modernisation dont ils ont la bouche pleine, de s'attaquer aux missions du ministère, à ses agents et à ses services. Cela tient à la fois du renoncement et du massacre, de l'abdication intellectuelle et du plan social.

Qu'est- ce que la RGPP ?

Le regroupement et la réduction de moitié des directions centrales vont accentuer leur caractère purement bureaucratique, coupé des spécificités et des implications liées aux métiers..

La balkanisation des réseaux d'opérateurs génère le recours aux fameuses externalisations en créant des filiales, sur le modèle de l'entreprise privée.

Le chamboulement des services déconcentrés va les soumettre sans recours aux Préfets de région, au ministère de l'Intérieur. Autoritarisme de proconsuls.

Nous avons besoin de toute notre capacité de résistance, nous avons besoin de tous, face à des technocrates qui ont dénié ,aux usagers et aux personnels toute tribune pour débattre des orientations. Nous sommes déjà 5 000 à avoir signé la pétition contre la RGPP.

Notre colère est juste, elle est indispensable. Face à ce rouleau compresseur, à cette haine bovine de la recherche culturelle...

... Eluard parlait de la bêtise à front de taureau... nous avons besoin de la force du plus grand nombre pour imposer notre refus du démantèlement de l'essentiel, et notre volonté de faire de la culture pour tous un outil de la démocratie !

Soyons plus que nombreux contre le pire qui se croit tout permis !

Grève et manifestation du 20 mars 2008 ! Départ Palais Royal à 14.h...

Snac-fsu le 18 03 08

Communiqué de presse de l'Ufisc (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles)

Non au désengagement de l’Etat

 

dans la culture !

 

Les équipes artistiques et culturelles, dont certaines se retrouvent dans les organisations qui composent l’Ufisc*, fortement mobilisées depuis l’appel du 29 février, dénoncent le travail de sape orchestré au sein de l’Etat, qui vise à réduire l’action publique de l’Etat, sous l’appellation marketing de « modernisation ».

Nous sommes conscients de la nécessité d’une évolution des fonctionnements de l’Etat tant au niveau national que régional mais ce mouvement ne doit pas se faire dans la plus stricte confidentialité, sans concertation, par une mise en oeuvre de quelques techniciens ou agences privées, partisans d’une réflexion comptable et au référentiel fondé sur la régulation dominée par le marché.

Au-delà des considérations budgétaires, c’est la capacité de l’Etat à réguler, à lutter contre les inégalités territoriales, à mettre en synergie, à soutenir et impulser, qui est en péril par une Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui vise plus à dégraisser le personnel des services et à afficher des résultats quantitatifs sans souci de qualité de l’action publique et de cohérence avec les collectivités territoriales.

C’est pourquoi, l’Ufisc est solidaire de la résistance des personnels du Ministère de la  culture regroupés en intersyndicale. C’est pourquoi l’Ufisc soutient la journée nationale de grève et de manifestation organisée par l’intersyndicale le jeudi 20 mars.

Contacts : 29fevrier@gmail.com / www.ufisc.org / http://29fevrier.over-blog.com.

 

L’Ufisc* (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) regroupe :

- LA FEDERATION - Association professionnelle des arts de la rue

- FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles

- SYNAVI - Syndicat national des arts vivants

- SCC - Syndicat du Cirque de Création

- FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées

- CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant

- RESEAU CHAINON – Fédération des Nouveaux Territoires de l’Art

- ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens

- RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France

- SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles

- ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde.

- Membre associé : FRAAP - Fédération des Réseaux et Associations d’Artistes Plasticiens

Soutien du SYNAVI à la manif du 20 mars

Le SYNAVI, Syndicat National des Arts Vivants, ne peut que constater la violence avec laquelle l’État se dérobe à ses responsabilités dans les secteurs de l’art, de la culture, de l’éducation, du travail et de tout ce qui touche à la vie de la pensée, à la vie sociale et à la vie économique.

C’est à la désorganisation et la destruction des richesses en capacités de création et de biens immatériels, et l’art et la culture en sont les premiers acteurs, que se livre aujourd’hui un gouvernement qui fait le choix de l’abandon aux lois de l’argent et de l’égoïsme individuel.

Il est du devoir de tous ceux pour qui le service public est une réalité de se dresser pour dire résolument non à une situation de démantèlement sans précédent.

C’est pourquoi le SYNAVI, qui regroupe partout en France des équipes artistiques, des compagnies, des collectifs d’artistes, apporte son soutien aux personnels et agents de la Culture dans leur combat contre la Révision Générale des Politiques Publiques telle qu’elle est aujourd ?hui annoncée.

Il demande avec détermination que l’art et la culture soient considérés, reconnus et accompagnés comme priorités essentielles pour l’avenir de notre pays et, plus largement, pour celui de l’ensemble de la collectivité humaine.

[Le Syndicat National des Arts Vivants représente plus de 380 compagnies et structures professionnelles en France, toutes disciplines des arts vivants confondus (théâtre, danse, cirque, musique, arts de la rue, marionnettes).]

17.03.2008

SNAC FO . RETRAIT DE LA RGPP

RETRAIT DE LA RGPP

Dans plusieurs secteurs de la fonction publique les personnels se mobilisent : à l'Equipement, à l'Education Nationale, à la Jeunesse et Sport, aux Impôts...

Nul doute que très bientôt la question d'une grève interministérielle pour aboutir au retrait de la RGPP dans la fonction publique va être nécessaire. Dans notre ministère une mobilisation importante s'organise le 20 mars contre ce qui se prépare, c'est-à-dire une véritable destruction du ministère, de ses services et du statut des personnels.

Le SNAC-FO entend prendre toute sa place dans la mobilisation unie pour :

 le retrait de la RGPP,

 le maintien de la DAG,

 le maintien des 10 directions,

 le retrait immédiat des filiales privées à l'Inrap et à la RMN,

 la création de tous les emplois statutaires nécessaires

Plusieurs assemblées générales ont voté à l'unanimité le retrait de la RGPP, ceci devient bien donc un mandat.

VENEZ NOMBREUX LE 20 MARS A 13H PLACE DU PALAIS ROYAL

SNAC FO Paris, le 17/03/08