14.03.2008
CGT Jeudi 20, on se rejoint tous à la manif !
Jeudi 20, on se rejoint tous à la manif !
Nous sommes à un moment véritablement décisif de l’histoire du ministère de la culture, et de celle des politiques publiques culturelles.
Depuis leur arrivée, Nicolas Sarkozy et son gouvernement déploient tout un arsenal de mesures, parfaitement cohérentes entre elles, remettant très concrètement en cause la légitimité de l’engagement historique de l’État en matière de soutien à la création, de préservation, de présentation et de valorisation du patrimoine, de promotion et de développement de la diversité culturelle, d’aménagement et de maillage culturels du territoire, etc.
L’idée même que la culture relève d’une responsabilité publique, et non des lois du marché et des logiques de la rentabilité financière, est aujourd’hui profondément remise en question.
o restrictions budgétaires et désengagement financier sans précédent de l’État,
o plan pluriannuel de suppressions massives d’emplois,
o « allègement », par pans entiers, de l’administration par le biais d’une réduction draconienne du nombre des directions d’administration centrale,
o destructuration et fragilisation accrue du réseau des services déconcentrés,
o course aux financements privés,
o gestion et évaluation des politiques et des services par des « indicateurs de résultats ou de performance », purement comptables, établis puis analysés par des cabinets privés,
o externalisation et privatisation à tout-va des missions dites d’opérateur et de service,
o nouveaux transferts de charges aux collectivités territoriales
ne sont que quelques unes des facettes de cette politique visant, à terme, à démanteler le ministère de la culture. La Révision générale des politiques publiques - RGPP - réalise la synthèse complète de toutes ces régressions, planifiées par des officines dont l’extrémisme des convictions libérales n’a d’égal que la brutalité des procédés. C’est une offensive de très grande envergure contre le service public, la Fonction publique et, pour ce qui nous revient directement, contre notre département ministériel, ses structures, menaçant lourdement ses capacités d’action comme ses moyens de fonctionnement.
En parallèle, pour accompagner la RGPP et parvenir à réaliser un « dégraissage » massif et durable des effectifs, le ministre en charge de la Fonction publique s’apprête à porter devant le Parlement des projets de textes législatifs constituant des très graves atteintes au Statut général des fonctionnaires et agents publics, afin de le rendre soluble dans le libéralisme.
Dans un tel contexte, nous n’avons objectivement d’autre alternative que celle de nous mobiliser très puissamment pour relayer et amplifier les luttes qui, sur les mêmes enjeux, se développent actuellement dans de nombreux autres ministères. Très vite aussi - nous y travaillons d’arrache-pied - nous allons tous converger et unir les rangs pour faire reculer le gouvernement.
Forts du succès de la journée d’action et de grève du 21 février dernier à la culture, il nous faut impérativement poursuivre et étendre cette bataille dans toutes les structures du ministère. Tel est le sens de la journée du 20 mars qui, sur la base d’un appel à la grève, verra une manifestation nationale à Paris ainsi que de multiples autres actions en province. Une page essentielle de l’histoire du ministère de la culture est en train de s’écrire.
A tous les degrés, l’ensemble des personnels sans exception est directement concerné. Nous devons donc tous être impliqués dans la lutte, et tous sur le pont.
On se rejoint donc toutes et tous à la manif, et très forte, et très belle elle sera.
La construction d’un monde meilleur passe également par ce combat-là !
CGT CULTURE Paris, le 14 mars 2008
13:44 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
orangerie des tuileries : occupation musée gratuit
Communiqué de presse
RGPP et privatisation au musée de l'Orangerie !
Alors même que les différents scénarios concernant le devenir des musées ne sont pas tranchés, Thomas Grenon administrateur de la Réunion des Musées Nationaux (RMN) continue à vouloir imposer sa logique avec la complicité de la direction des musées de France (DMF).
Alors même que les organisations syndicales n'ont de cesse de réclamer le pourvoi des emplois statutaires nécessaires à un service public de qualité au musée de l'Orangerie, emplois prévus lors de son ouverture en mai 2006, la seule réponse aujourd'hui c'est : l'arrêt du recrutement que ce soit de fonctionnaires, y compris le non remplacement de ceux qui quittent le musée, ou de vacataires qui jusque là palliaient au sous effectif, pour engager l'externalisation des missions d'accueil et de surveillance dès le 6 mai prochain.
Face à cette tentative de passage en force, aujourd'hui vendredi 14 mars 2008 des salariés du ministère organisent une journée « entrée gratuite » par le blocage des caisses. Ils sont très nombreux dans le Jardin des Tuileries et dans le Musée de l'Orangerie à dire « Non à la privatisation » et à réclamer :
-le pourvoi des postes statutaires prévus au Musée de l’Orangerie à son ouverture en mai 2006 -en attendant,
-le maintien des effectifs actuels (y compris vacataires à temps plein et partiel)
-l’annulation immédiate du projet de sous-traitance
-l’ouverture de vraies discussions sur la mise en la mise en place de l’accès au public individuel le matin, sans réduction des effectifs.
Pour la défense du service public culturel.
Tous ensemble nous pouvons faire barrage à la politique de casse du service public !
14 mars 2008 intersyndicale du ministère de la Culture CGT CFDT CFTC SNAC-FSU SNAC-FO SUD UNSA
13:16 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2008
SUD Culture : DRAC/ SDAP : LES RAISONS DE SE MOBILISER
DRAC/ SDAP : LES RAISONS DE SE MOBILISER
La Révision Générale des Politiques Publiques aura des répercussions sur la réorganisation territoriale de l’Etat. L’Elysée et le gouvernement veulent en effet réduire par trois le nombre des directions régionales et des délégations qui drainent les territoires. L’avenir des pôles culture, le rôle des opérateurs culturels en région, le devenir des DRAC et des SDAP, autant de probables réorganisations qui ne manqueront pas d’avoir des conséquences sur le personnel.
Les contours des futures restructurations des DRAC/SDAP
Christine Albanel l’a promis et juré : les DRAC devraient être sauvées. D’autre part, il semble que les SDAP, qui disparaîtront en tant que services départementaux, resteront à la culture en intégrant les DRAC. Mais, là encore, les décisions ne sont pas encore prises, ce qui explique que le cabinet du Ministère se refuse à toute communication transparente envers les personnels concernés. Il est vrai que la survie des DRAC et des SDAP se décidera à l’Elysée. Les mesures « officielles »ne devraient d’ailleurs pas être annoncées avant le prochain Conseil de modernisation des politiques publiques, fin avril. Via la cartographie des emplois, initiée par le Secrétariat général et la Direction des Affaires Générales du ministère, avec le concours des Dracs, de profondes réorganisations internes des DRAC sont à l’étude. Ce qui est en jeu, c’est bel et bien le périmètre des missions qui subsisteront – notamment les fonctions supports »- et l’avenir des personnels qui les accomplissent. La volonté du gouvernement est claire : décentraliser aux collectivités locales, externaliser et privatiser tout ce qui peut l'être.
Un document de travail, en date du 13 décembre 2007, est à cet égard, particulièrement significatif (cf en pj). Intitulé « Missions et organisation des DRAC - Pistes de réflexion dans le cadre de la RGPP », il définit les contours de ce que pourrait être une « DRAC recomposée » en fonction des trois programmes de la LOLF : développement des synergies étroites avec les collectivités territoriales, inscription des politiques du ministère dans une cohérence interministérielle de l'Etat en région, valorisation et coordination du développement économique de la culture et des industries culturelles et de communication en région ; évolution de l'organisation associant expertise, plus grande polyvalence et mutualisation ; recentrage des missions et des moyens sur la base d'objectifs « priorisés ». Parmi les pistes de travail retenues, figurent la redéfinition des politiques ou missions prioritaires, l’allègement et la simplification des procédures ainsi qu’une rationalisation et une polyvalence accrue des personnels. Ce qui sous-tendent ces réorganisations, ce sont bien entendu les recherches d’économies potentielles, notamment en redéfinissant les priorités et critères de mise en oeuvre des politiques patrimoniales consommatrices de moyens humains et génératrices de dépenses (protection MH, prescription archéologique, archives), en redéfinissant le périmètre d'intervention des SDAP « de façon réaliste dans les scénarios envisagés par la RGPP », en clarifiant la stratégie en matière de recherche, notamment en matière d'archéologie, en resserrant des modes d'intervention à tous les niveaux : spectacle vivant, arts plastiques, livre et lecture, cinéma, assistance à maîtrise d'ouvrage des DRAC/SDAP, suppression des architectes-conseil et des conseillers pour l'ethnologie, en réduisant si besoin, les subventions sur les archives, les musées, les bibliothèques, en externalisant l'intervention des DRAC sur les «journées» (Journées du Patrimoine, Rendez vous au jardin, nuit des musées...), en poursuivant les transferts des Monuments Historiques appartenant à l’Etat aux collectivités territoriales, en transfèrant la gestion des bourses des écoles d'architecture au CROUS et la fonction communication aux préfectures, en réduisant ou supprimant l'ouverture au public des fonds documentaires, en recherchant les mutualisations utiles avec les préfectures, etc, etc….
Vers une profonde déstabilisation des personnels ?
D’ores et déjà, les grandes manoeuvres liées à cette RGPP sont engagées dans l’ombre et dans le dos des personnels. Le Ministère a commencé, dans le cadre d’une «cartographie des emplois», le recensement de tous les postes et fonctions des agents du Ministère afin de préparer les prochaines restructurations voulues par la RGPP. Même si les Dracs refusent d’en informer les personnels, la redéfinition des organigrammes est déjà engagée.
Les responsables des DRAC devront désormais être responsabilisés sur des objectifs de fonctionnement, bénéficier d’une marge de manoeuvre accrue dans le renouvellement de leurs équipes, travailler sur un plan de mobilité des agents, favoriser la polyvalence et la mobilité fonctionnelle de leurs conseillers, repenser l'organisation des fonctions information/ documentation/ technologies nouvelles, etc., etc... Pour leur part, les personnels des SDAP auront peut-être l’obligation de se regrouper physiquement au chef-lieu de région. C'est à dire que toutes les DRAC vont devoir se serrer pour accueillir l'ensemble des agents des SDAP de leur départements respectifs. Ce sont leurs conditions de vie même qui seront ainsi remises en cause, sans compter l’explosion des frais de déplacement.
Le projet de loi « Développement des mobilités - Recrutement dans la fonction publique - Diverses dispositions de simplification » présenté aux organisations syndicales le 4 février dernier prend tout son sens, puisqu’il va permettre de gérer les effectifs en prévision de ces restructurations. Ce qui demain attend les personnels du Ministère en général et des DRAC en particulier, c’est non seulement une réduction des effectifs en vertu du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, mais aussi des menaces concrètes sur leur emploi : mise en disponibilité d’office au bout de deux ans lorsque leur emploi aura été supprimé ; introduction de la précarité par le recours au temps partiel effectué dans plusieurs administrations ou par le recours aux agences d’intérim.
De l’importance de se mobiliser !
Notre avenir, l’avenir des DRAC, du Ministère et au-delà, de la politique culturelle de ce pays, est en partie entre nos mains. L’ensemble des organisations syndicales du Ministère ont pris leurs responsabilités en décidant d’avancer unies sur ce combat pour la défense du service public culturel.
Dès à présent, il faut obliger les responsables des DRAC à jouer cartes sur table et exiger qu’ils nous informent des mesures qu’ils comptent mettre en oeuvre dans le cadre de la RGPP. Des informations, ils en auront probablement aujourd’hui même puisqu’ils se réunissent au ministère, en présence de Christine Albanel. Christine Le Bihan-Graf, secrétaire générale, leur parlera de la RGPP, Jean Gautier (DAPA) d’un plan pour l'architecture et de la place de l'architecture dans l'action des DRAC, Michel Clément (DAPA) du contrôle scientifique et technique dans le domaine du patrimoine monumental et archéologique. La réunion se terminera par la présentation des rapports "propositions pour améliorer le pilotage des services déconcentrés ".
Les Comités Techniques Paritaires locaux peuvent être l’occasion de débattre de la future organisation des DRAC et de faire adopter des motions sur la pérennité des DRAC et la préservation de leurs missions. Le plus rapidement possible, des Assemblées générales doivent être organisées, dans les DRAC, dans les SDAP, dans les établissements culturels du Ministère en région. Nous devons définir les modalités d’action et créer les convergences indispensables avec les acteurs culturels gravement menacés par la baisse des subventions.
Sans préjuger des actions qui pourraient être menées ces prochains jours, il est nécessaire d’assurer le succès de la journée de grève et de manifestation du 20 mars, laquelle constitue une nouvelle étape de la mobilisation contre la RGPP.
C’est par une mobilisation forte et puissante, c’est ensemble que nous ferons échec aux projets du gouvernement de démanteler un service public culturel unique au monde.
SUD Culture Solidaires, le 13 mars 2008
13:34 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.03.2008
appel intersyndical 20 03 08
CGT-Culture - CFDT-Culture - CFTC-Culture –SNAC FSU - SNAC-FO SUD-Culture – UNSA-Culture
Tous ensemble nous pouvons faire barrage à la politique de casse du service public !
La RGPP conduite par le gouvernement Fillon, suivant les directives de l’Elysée, constitue une menace sans précédent pour le Ministère de la Culture et l’ensemble de ses structures, pour ses capacités d’actions comme pour ses moyens de fonctionnement.
Dans le même temps, accompagnant cette RGPP, le gouvernement s’apprête à porter devant le Parlement des projets de textes législatifs remettant très gravement en cause les fondements du statut général des fonctionnaires et des agents des trois fonctions publiques pour mettre en oeuvre un « dégraissage » massif des effectifs du service public.
Conscients des enjeux d’une politique publique culturelle tournée vers les besoins de la population et sur l’emploi public, les agents du Ministère de la Culture ont répondu largement à la journée de grève et d’action intersyndicale le jeudi 21 février. Ce jour là, c’est près de 1000 agents qui se sont rassemblés pour dire clairement à Christine Albanel Ministre de la Culture « Non à la RGPP ».
Jour après jour, les agents de la Culture montrent leur rejet de cette politique de liquidation en signant de plus en plus massivement la pétition nationale intersyndicale « Non à la RGPP, outil de saccage du service public! ».
Nous atteignons cette semaine près de 5000 signatures d’agents sans compter les soutiens de personnalités de la recherche et de l’enseignement supérieur ou de la culture. Dans le contexte actuel, où l’existence même d’un Ministère de la Culture est posé, la responsabilité de l’ensemble du gouvernement et du Premier ministre dans cette politique de casse du service public est totalement engagée.
Une nouvelle étape doit être franchie pour exiger de Matignon que soit entendue l’opposition totale des agents à voir vider leur ministère de toutes ses responsabilités et de ses moyens d’intervention pour une véritable politique publique culturelle.
Aussi, toutes les organisations syndicales appellent les agents du ministère de la Culture à une grande journée de grève et de manifestation nationale le jeudi 20 mars, à Paris à 14 h de la Place du Palais Royal vers Matignon « Pour la défense du service public culturel »
L’intersyndicale s’est adressé le 6 mars 2008 au Premier ministre, François Fillon pour dire l’opposition des personnels à la RGPP et exiger des moyens publics pour une véritable politique publique culturelle pour tous.
L’intersyndicale demande à être reçue à la suite de la manifestation nationale et portera la pétition des agents à cette occasion.
D’autres agents confrontés à la même RGPP synonyme de liquidation des services publics sont entrés dans la lutte. Notamment au Ministère de l’Ecologie du Développement et de l’Aménagement Durable (MEDAD), le jeudi 6 mars, les agents étaient plus de 9000 à être mobilisés et à participer à une manifestation nationale à Paris une (délégation était reçue au ministère). Au Ministère de l'économie, des Finances et de l'Industrie, les organisations syndicales appellent à une journée de grève et de mobilisation contre la RGPP le 27 mars. C'est tous ensemble que nous allons faire échec à la RGPP !
11 03 2008
13:26 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.03.2008
Communiqué de presse de l'Ufisc (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles)
La mobilisation continue
La journée de mobilisation nationale du 29 février 2008 lancée par l’Ufisc* contre le désengagement de l’Etat dans la culture, a été un succès.
A Paris, plus de 2 000 personnes ont manifesté leur mécontentement sur la place du Palais Royal. En régions, des rassemblements et des actions diverses ont associé plusieurs milliers de personnes.
Cette mobilisation a montré un visage unitaire par l’expression de très nombreuses représentations d’organisations professionnelles d’employeurs et de salariés, de différents acteurs de la culture, d’élus, d’artistes et de citoyens de toute génération et notoriété.
L’initiative a rassemblé des organisations représentatives des arts et de la culture très au delà du spectacle vivant dans un même élan de dénonciation de la mise à mal de la diversité artistique et culturelle en France.
La réaction immédiate de la ministre de la culture et les commentaires du premier ministre confirment l’importance de cette mobilisation. Cependant, la liste croissante des réductions budgétaires décidées dans les Directions Régionales du Ministère (DRAC) contredit les affirmations de la ministre sur le maintien du budget national consacré au spectacle vivant.
Ces baisses et suppressions de budget continuent de toucher en premier lieu les aides aux artistes et les actions en direction des populations.
Cependant, bien au-delà des considérations budgétaires, ce sont les logiques de fonctionnement de l’action publique, en particulier de l’Etat, qui sont au centre de son désengagement avec la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), conduite sans aucune concertation et dans la plus grande opacité.
L’Ufisc entend porter ainsi cette question fondamentale de l’appauvrissement de l’action publique dans les « Entretiens de Valois du spectacle vivant » et, faire de ces entretiens, une conférence visant à obtenir des mesures précises qui préfigurent les bases d'une véritable politique culturelle pour notre pays.
C’est pourquoi, l’Ufisc appelle dans le même temps à maintenir la mobilisation et la contestation.
L’Ufisc invite à des actions continues et à des grands moments de mobilisation à l’occasion d’événements nationaux, jusqu’à ce que la menace sur la diversité artistique et culturelle en France soit levée.
Contacts Médias :
Patricia Coler : 06 73 49 74 29
Philippe Berthelot : 06 82 58 63 86
Mail : 29fevrier@gmail.com
Plus d’informations sur : www.ufisc.org et http://29fevrier.over-blog.com.
Le 10-03-08
L’Ufisc* (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) regroupe :
- LA FEDERATION - Association professionnelle des arts de la rue
- FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles
- SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
- SCC - Syndicat du Cirque de Création
- FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées
- CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant
- RESEAU CHAINON – Fédération des Nouveaux Territoires de l’Art
- ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
- RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France
- SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles
- ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde.
- Membre associé : FRAAP - Fédération des Réseaux et Associations d’Artistes Plasticiens
13:54 Publié dans Secteur culturel : appels, luttes, mouvements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2008
Lettre de l'Intersyndicale Culture au Premier Ministre
Intersyndicale Ministère de la culture CFDT Culture – CFTC Culture – CGT Culture – SNAC FO – SNAC FSU – SUD Culture Solidaires – UNSA Culture
Paris, le 6 mars 2008
Monsieur le Premier ministre,
Votre gouvernement conduit au pas de charge, avec le renfort d'officines privées, le chantier de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).
Vous appuyant sur des travaux d'audit expédiés en quatre mois, et tenus confidentiels, vous avez déjà arrêté près d'une centaine de mesures rendues publiques le 12 décembre, à l'issue du premier Conseil de modernisation, qui modifient profondément les structures, l'organisation et les modes d'intervention de huit ministères, rien de moins. Aucun dialogue n'a accompagné la préparation de ces décisions ce qui révèle au grand jour l'une des caractéristiques de la « démarche radicalement nouvelle » (ainsi que vous l'avez qualifiée dans votre discours du 10 juillet) que vous entendez suivre pour « moderniser » l'État : faire l'économie de tout débat avec les usagers du service public, avec ses personnels et leurs représentants, avec les élus et les nombreux acteurs investis dans les politiques publiques.
Les annonces du 12 décembre, complétées par les projets législatifs et réglementaires portés par le ministre en charge de la Fonction publique, ont fini de lever le voile sur les véritables objectifs de la RGPP.
La prétendue « modernisation de l'État », de ses structures et de son action, initiée par le Président de la République, n'est, à en juger aux actes, que l'application conforme des thèses des politiques libérales menées dans tous les pays - notamment anglo-saxons - où l'on s'est méthodiquement attaqué, avec les résultats que l'on connaît, aux services publics :
-réduction drastique des dépenses publiques, présentée comme le seul moyen de résorber les déficits (excluant tout abondement des ressources publiques assis sur une fiscalité plus équitable),
-suppression massive d'emplois publics, conduisant à des fusions et compressions d'administrations, à des fermetures de services de proximité, à des trains d'externalisations, voire à l'abandon pur et simple de missions de service public,
-recentrage de l'action de l'État sur des missions a minima de pilotage, de régulation, de contrôle et d'expertise,
-transferts de charges indues aux collectivités territoriales,
-extension du champ des activités marchandes et lucratives,
-recours croissant à l'intervention et aux financements privés,
-destruction du statut et des garanties collectives des fonctionnaires et agents publics, pour les rendre plus solubles dans la logique libérale.
Mettant en oeuvre ces néfastes orientations, vous allez jusqu'à affirmer, de manière fort peu convaincante ni même crédible, que la qualité du service rendu aux usagers des administrations et établissements de l'État se verra renforcée à l'issue des réformes en cours, censées permettre de « faire mieux avec moins ».
Comme laboratoire d'expérimentation de la RGPP, vous avez placé le ministère de la culture, l'un des plus fragilisés, en tête du calendrier de travail du gouvernement.
Comptant tout au plus 25 000 agents répartis sur l’ensemble du territoire national, et doté d'un budget représentant à peine 1% du budget de l'État, ce département ministériel est pourtant bien loin d'avoir les caractéristiques d’une institution publique dispendieuse, aux ramifications tentaculaires, d'autant plus si l’on met ces données en regard des missions qui ont présidé à sa création : démocratiser la culture et la rendre accessible pour tous. Les moyens dont il dispose aujourd'hui, tant en terme de crédits d’intervention et de fonctionnement qu’en terme de personnel, sont, de notoriété publique, cruellement insuffisants compte tenu de l’ampleur de ses prérogatives et responsabilités pour et devant la Nation : la sauvegarde du patrimoine, son accessibilité et son appropriation par le plus grand nombre, un soutien primordial et incontournable à la création et au spectacle vivant, des missions d'enseignement supérieur, le déploiement d’un réseau opérationnel sur tout le territoire, ... et nous pourrions développer davantage.
Vous ne pouvez donc pas, dans ces conditions, imaginer sérieusement procéder à des réajustements ou réorganisations viables, qui ne seraient destinés qu'à réaliser des économies d'échelle et une réduction des dépenses, ni même décemment soutenir qu'il est possible de « faire mieux avec moins », sauf à mettre en péril ce ministère. Si votre objectif est, comme vous le dites, de réduire les déficits, ce n'est pas en grappillant sur à peine 1 % du budget de l'État que vous dégagerez des marges de manoeuvre. En revanche, ce sera assurément fatal pour la culture.
Derrière cette recherche de prétendues économies (qui ne pourraient être, si vous poursuiviez dans cette voie, que dérisoires), il apparaît chaque jour plus clairement que l'objectif de votre politique – même si vous le contestez – est fondamentalement de remettre en cause la légitimité de l'engagement historique de l'État en matière de promotion de la diversité culturelle, de soutien à l'action culturelle, d'aménagement et de maillage du territoire, aux fins non avouées de livrer la culture à la logique aveugle du marché. Accompagnant la RGPP, l'accélération du désengagement financier de l'État (réduction de ses crédits d'intervention, amputation, voire suppression, de subventions à des projets et équipements culturels) a aujourd'hui des conséquences catastrophiques pour l'ensemble des politiques publiques de la culture où l'État conserve pourtant, comme le souligne une immense majorité des acteurs et des professions du secteur, puissamment mobilisés, un rôle irremplaçable à jouer. Disant cela, nous ne négligeons ni ne minimisons, bien sûr, l'action des collectivités territoriales, elles aussi lourdement pénalisées, qui participent grandement à cette oeuvre essentielle.
La RGPP, que vous qualifiez bien improprement de « réforme », n'est en réalité qu'une authentique régression. Favorables à des évolutions porteuses de progrès pour un développement et un élargissement des politiques publiques de la culture au bénéfice de toute la population, permettant d'explorer de nouvelles voies, de nouveaux « territoires », et accompagnées des créations d'emplois statutaires nécessaires, nous ne pouvons que nous opposer, aux côtés des personnels du ministère de la culture, aux décisions hâtives et autoritaires, annoncées le 12 décembre, que vous vous apprêtez à mettre en oeuvre. En outre, pour aucune d'entre elles, le cabinet de Christine Albanel n'est encore parvenu à nous fournir ne serait-ce qu'une fois, malgré nos demandes réitérées, le moindre argument venant étayer votre affirmation selon laquelle, par ces mesures, le service public culturel verrait son efficacité et sa qualité renforcées. Démonstration est ainsi faite que la communication du gouvernement au sujet de la RGPP ne peut qu'être mise en doute.
Concrètement, nous contestons dans sa globalité le démantèlement et la fusion des dix directions et délégations d'administration centrale, qui doivent être réduites à quatre ou cinq nouvelles entités dont les périmètres ne sont pas encore totalement définis. Une telle orientation constitue une profonde remise en cause des équilibres fondamentaux de notre département ministériel qui s'est construit par l'apport successif de politiques sectorielles. Chacune a contribué à l’unité du ministère en maintenant leur originalité et leur identité pour des raisons techniques et scientifiques liées à leur histoire particulière, parfois bien antérieure à 1959. Par exemple, lorsque l’on connaît ou que l’on observe attentivement les politiques patrimoniales conduites et mises en œuvre par l'État à partir de ses directions d’administration centrale, il saute aux yeux qu’en raison de la spécificité des missions, du contenu des politiques menées, des prérogatives légales ou réglementaires de l'État, des normes et des procédures qu’il édicte et se doit de faire respecter, il n'est pas envisageable de « compacter » l'ensemble ni d'identifier des doublons entre des départements, des services et des bureaux ne travaillant rigoureusement pas sur le même objet (les Archives, les musées et leurs collections, le patrimoine monumental et mobilier, l'archéologie, le livre et le patrimoine écrit, et bien d'autres encore...) . Mélanger et fondre tout cela dans une grande direction des patrimoines, comme l'avance aujourd'hui le cabinet de Christine Albanel en ne se référant qu’à la nomenclature budgétaire de la LOLF, révèle une profonde ignorance des différentes matières dont on parle, des enjeux particuliers qu’elles recouvrent, comme de l’activité des services.
Également , nous refusons la liquidation annoncée du réseau des musées nationaux et la fin d'une politique nationale des musées encadrée et coordonnée par la Direction des musées de France, qui aggraverait encore la « balkanisation » à l'oeuvre depuis les créations des établissements publics du Louvre, de Versailles, d'Orsay et de Guimet. Au passage, nous dénonçons vigoureusement l'emploi, dans la communication gouvernementale du 12 décembre, de parfaites contre-vérités destinées à semer la confusion comme le fait de dire que la Direction des musées de France assurerait actuellement « une gestion directe des musées », ce qui appartient à un passé révolu. Tout autant, nous refusons que les musées nationaux puissent être placés sous le régime industriel et commercial par rattachement à la Réunion des musées nationaux, voie « royale » de prochaines externalisations. En outre, nous sommes résolument opposés aux nouvelles vagues de transferts de charges sur les collectivités territoriales par cession de nouveaux Monuments historiques, voire d'actuels musées nationaux.
Nous combattrons aussi toute nouvelle tentative visant à fragiliser encore un peu plus les services déconcentrés du ministère de la culture (DRAC et SDAP) et, bien entendu, tout projet consistant, dans les régions ou départements où ceux-ci sont implantés, à les rayer de la carte. La RGPP risque en effet de porter un coup fatal à ces services opérateurs dont l'utilité et les compétences sont pourtant reconnues de tous, et dont les missions ont déjà été fortement mises à mal ces dernières années entre autres par le transfert de l’Inventaire, l'abandon de la maîtrise d’ouvrage pour les fouilles archéologiques et pour les travaux sur les Monuments historiques n'appartenant pas à l'État, la décentralisation des crédits pour l’enseignement artistique et le patrimoine non protégé, les restrictions drastiques des crédits d’intervention, des aides et subventions susceptibles d'être allouées au soutien à la création, au spectacle vivant, à la production et à la diffusion cinématographique.
Enfin, nous lutterons de toutes nos forces avec les personnels contre le transfert des activités d'établissements du ministère de la culture vers des filiales privées, notamment, pour ne citer que les plus imminents, à la Réunion des musées nationaux et dans le secteur de l'archéologie préventive.
Le 21 février dernier, à l'appel de l'intersyndicale du ministère de la culture, près d'un millier d'agents se sont rassemblés au Palais-Royal, sous les fenêtres de Christine Albanel et de son cabinet, pour manifester leur colère et leur franche opposition à la logique de la RGPP, s’attaquant tout à la fois aux missions, aux structures, aux moyens d’intervention et de fonctionnement de ce ministère, le menaçant même de disparition. Ceux-ci entendaient également dénoncer les projets législatifs en cours à la Fonction publique, constituant une grave remise en cause du Statut général des fonctionnaires et agents de l'État. Parallèlement, une pétition nationale « Non à la RGPP, outil de saccage du service public ! », ayant déjà recueilli environ 4000 signatures durant la première semaine suivant sa diffusion, circule actuellement dans les services et établissements du ministère, continuant de rencontrer une très grande adhésion.
Cette première journée d'action fut également marquée par une grève très massivement suivie, et sans équivalent depuis de très longues années, dans le secteur des musées nationaux, entraînant de très nombreuses fermetures de sites dans toute la France. Les personnels, toutes catégories confondues, refusent à une écrasante majorité le démantèlement programmé de la Direction des musées de France et du réseau des musées nationaux, leur privatisation rampante, et la remise en cause de leurs missions de service public comme de leur statut.
Le 29 février, à l'appel de nombreuses organisations professionnelles du secteur culturel, ce sont un millier d'acteurs du spectacle vivant, de la création, de l'audiovisuel, du multimédia, de l'éducation populaire qui se sont à leur tour rassemblés, place du Palais-Royal. Ils ont dénoncé les nombreuses baisses et suppressions de subventions qui vont jeter dans la précarité les salarié(e)s des secteurs concernés et réduire dramatiquement les possibilités de création, d'action et de diffusion culturelle.
Face à votre refus d'entendre et de tenir compte de ces mobilisations déjà très significatives contre vos projets, les agents du ministère de la culture, de la région parisienne comme de province, manifesteront ensemble le 20 mars prochain à Paris, du Ministère de la Culture à l'hôtel Matignon.
Dès à présent, nous vous demandons de bien vouloir accepter de recevoir rapidement une délégation de l'intersyndicale du ministère de la culture afin de pouvoir vous exprimer de vive voix, concernant le dossier de la RGPP, les positions et les revendications des personnels que nous représentons. Dans l'attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Premier ministre, nos respectueuses salutations.
Kamal HESNI, secrétaire général de la CFDT Culture ; Chantal THOMAS, secrétaire générale de la CFTC Culture ; Nicolas MONQUAUT, secrétaire général de la CGT Culture ; Roger MARTINEZ, secrétaire général du SNAC FO ; Solange LAUZANNE, secrétaire générale du SNAC FSU ; Dominique Noël, secrétaire général de SUD Culture Solidaires ; Jean-Luc SAROLA, secrétaire général de l'UNSA Culture
09:01 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.03.2008
le site du Collectif national de l'Action culturelle cinématographique et audiovisuelle
Allez voir le site du Collectif national de l'action culturelle cinématographique et audiovisuelle
http://cinema-diversite-culturelle.blogspot.com/
Sur ce site se trouvent recensées, au fur et à mesure des événements, les informations concernant la mobilisation des acteurs de la diffusion culturelle et de l'éducation artistique inaugurée le 07 décembre 2007 suite aux signes donnés par l'Etat d'un brutal désengagement financier du ministère de la Culture dans le secteur de la diffusion culturelle.
16:34 Publié dans Secteur culturel : appels, luttes, mouvements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.03.2008
L'Appel de la fédération nationale des acteurs "culture multimedia"
L'Appel de la fédération nationale des acteurs "culture multimedia"
Nous, structures et acteurs "culture multimédia", menons depuis 10 ans des projets de création, de recherche et de diffusion artistique, des actions culturelles, pédagogiques et de médiation, avec des publics, en réseau sur des territoires. Nous participons ainsi à fonder des repères dans notre société de l’information et de la connaissance par l’accueil et l’accompagnement d’usages et de pratiques du multimédia relevant de l’intérêt général.
Le ministère de la Culture, sans concertation ni délai, sans fournir un quelconque argumentaire, a fait le choix de son désengagement de la culture multimédia remettant en cause son soutien à plus de 115 lieux en France, aux festivals d'arts numériques et à la création multimédia. Cet acte met devant le fait accompli autant les acteurs que les collectivités, qui elles aussi se sont engagées dans ces politiques.
C’est pourtant ce même ministère de la Culture, qui depuis 1998 avait initié une politique volontariste de soutien à la démocratisation culturelle multimédia et à la création artistique, en privilégiant une professionnalisation des acteurs et une innovation des modes de productions avec les artistes et les publics. Cette politique a été unanimement plébiscitée par tous les gouvernements successifs, pour ses missions décrétées et reconnues par tous d'utilité publique, et réaffirmée par le président de la République dans la lettre de mission à madame la ministre de la Culture.
Cet acte est ainsi en contradiction complète avec les choix stratégiques de ce gouvernement autour de la société de l'information.
Même si, jusqu'alors, les aides individuelles accordées aux lieux peuvent paraître dérisoires entre 5 000 et 30 000 euros par an, ces faits ont des retombées considérables pour les acteurs de la culture multimédia, dont les conséquences immédiates et concrètes sont :
• précarisation extrême de l'économie des structures ;
• suppression de postes ;
• remise en cause de l'accueil d'artistes et de la diffusion des œuvres ;
• remise en cause des actions culturelles et éducatives en direction du grand public, de l'accueil des scolaires ;
• fermeture de lieux de médiation et de création sur les territoires et à destination des populations ;
• mise en péril d’une réalité de l'aménagement culturel du territoire et de la circulation des compétences dans les réseaux.
Le rapport de force que fait naître le ministère de la Culture nous convainc de réaffirmer l'enjeu des actions que nous portons avec les artistes et auprès des publics, et de nous doter des outils qui nous permettent d'assurer la défense de ce secteur, de ses structures et de ses emplois, notamment par la formalisation de la création d'une fédération nationale des acteurs de la culture multimédia.
Forts de cette structuration et au regard des enjeux, nous sollicitons un réexamen de la politique de l'Etat et demandons :
• une mise en cohérence entre les déclarations du président de la République, les préconisations stratégiques et la mise en oeuvre concrète par la ministre de la Culture ;
• le maintien et le renforcement des politiques publiques menées jusqu'ici en matière de culture multimédia ;
• une concertation avec l'ensemble des acteurs de ce secteur pour construire collectivement les politiques culturelles multimédia, publiques et privées.
Cet appel à mobilisation pour le réexamen de la politique de l'Etat français en matière de culture multimédia s’inscrit dans un débat plus large lié au désengagement de l’Etat en matière d’actions culturelles et plus spécifiquement dans la nécessité de persistance et préservation des actions portées avec les artistes, les chercheurs… et auprès des publics par l’ensemble des acteurs « culture multimédia ».
pour signer l'appel allez sur :
http://www.culture-multimedia.org/
16:43 Publié dans Secteur culturel : appels, luttes, mouvements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué Sud Culture Solidaires : NE LES LAISSONS PAS DETRUIRE LA CULTURE !
21 février (colonnes de Buren). 900 agents du ministère de la Culture se rassemblent sous les fenêtres de Christine Albanel pour dire NON. NON à cette RGPP dont le mauvais scénario a été concocté, sans la moindre concertation avec les principaux concernés, par quelques conseillers élyséens assistés de cabinets d’audit privés. NON à cette RGPP qui veut détruire l’architecture du ministère telle qu’elle s’est progressivement créée ces cinquante dernières années, en soumettant l’ensemble des acteurs culturels à la logique libérale de la « performance » et du « résultat », réduisant ainsi la culture à une simple marchandise. NON à cette RGPP synonyme de précarisation accrue pour les agents du ministère.
29 février (Place du Palais-Royal). A l’appel de l’Union fédérale d’intervention des structures culturelles, soutenue par l’intersyndicale Culture du Ministère, un millier d’acteurs culturels du spectacle vivant, de la création, de l’audiovisuel, du multimédia, de l’éducation populaire interpellent Christine Albanel. Durant des heures, ils ont égrené la longue litanie des suppressions ou des baisses de subventions qui vont jeter dans la précarité les salariés des secteurs concernés et réduire dramatiquement les possibilités de création, d’action et de diffusion culturelle dans ce pays, notamment en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux et les prisons. En province, des rassemblements analogues ont eu lieu pour préserver le vivier de la création, gage d’une authentique diversité artistique et culturelle accessible à toutes et tous.
Parce qu'il s'agit d’un véritable combat de civilisation, SUD Culture Solidaires appelle à la convergence solidaire de toutes ces initiatives qui ne doivent pas, ne peuvent pas, sous peine d’échec rester isolées. Il n’y a pas, d’un côté, la défense de notre ministère et de ses opérateurs et, de l’autre, les légitimes revendications pour un budget à la hauteur des besoins. Nous devons nous battre pour que la culture et ses travailleurs ne soient pas réduits à des marchandises. Et parce qu’il n’y a pas d’un côté les acteurs culturels et de l'autre le public, c’est ensemble que nous devons nous élever, sur l’ensemble du territoire, contre le désert culturel que nous promet Nicolas Sarkozy et son gouvernement.
La grande journée nationale de grève et de manifestation du jeudi 20 mars, organisée par l’intersyndicale du ministère, constituera une nouvelle étape (départ du Palais Royal à 14 h pour rejoindre Matignon). Si nous ne sommes pas entendus, nous sommes prêts à durcir la mobilisation.
SUD Culture Solidaires, le 3 mars 2008
PS. Nous vous invitons à prendre connaissance de l'appel des FEDERATIONSD'EDUCATION POPULAIRE POUR LES ARTS ET LA CULTURE AU QUOTIDIEN (en pièce jointe) et à signer la pétition en ligne: http://mouvement-rural.org/article-nu.php3?id_article=229...
10:20 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2008
Vidéo : La manifestation du 29 février au Palais Royal
13:44 Publié dans Secteur culturel : appels, luttes, mouvements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

