29.02.2008

Appel Sud Culture Solidaires à la manif du 20 mars 2008 contre la RGPP au MCC

La culture aux enchères !

« Tous ces objets précieux qu’on tenait loin du peuple, ou qu’on ne lui montrait que pour le frapper d’étonnement et de respect, toutes ces richesses lui appartiennent. » Circulaire du Comité de l’instruction publique de la Convention nationale, Instruction sur la manière d’inventorier et de conserver, dans toute l’étendue de la République, tous les objets qui peuvent servir aux arts, aux sciences et à l’enseignement, 1793.

Cette conquête sociale, issue de la Révolution Française, se voit aujourd’hui gravement menacée par le projet de révision générale des politiques publiques (RGPP) voulu par Nicolas Sarkozy, président de la République française.

Aujourd’hui, le Ministère de la Culture est le premier cobaye de cette réforme qui vise à démanteler le service public au prétexte discutable d’en réduire le coût et surtout pour en détruire les missions. En s'attaquant au ministère dans son existence même, c'est à la Culture dans son ensemble que le gouvernement s'attaque. Il veut en finir avec l'exception culturelle française qui a servi jusqu'à présent de rempart contre une marchandisation débridée/généralisée [au choix] prônée notamment par l'AGCS.

C’est un tournant décisif, signe d’une régression d’une ampleur inégalée depuis la création du Ministère des Affaires culturelles il y aura bientôt cinquante ans, et qui risque fort de remettre en cause tout ce qui a été patiemment construit au cours de plus de trois siècles de politique culturelle en France. L’idée même que la culture relève d’une responsabilité publique sur l’ensemble du territoire national et donc l’idée d’un patrimoine culturel en tant que bien commun de la Nation est aujourd’hui remise en cause.

Le dogme du « moins d’Etat » entraîne une réduction des missions du Ministère de la Culture et de ses moyens d’intervention, notamment dans l'art vivant ou la démocratisation culturelle ou encore le maillage du territoire en matière culturelle. Ceux-ci, qui ne représentent pourtant qu’à peine 1 % du budget de l’Etat, étant déjà largement insuffisants face aux besoins ! L'idée de la rentabilisation du Patrimoine, réduit à une vulgaire marchandise, n'est pas loin. Le député UMP Jean-François Mancel est allé même jusqu’à déposer un projet de loi visant à classer les œuvres appartenant à la nation en deux catégories : celles inaliénables en tant que « trésors nationaux » et celles « libres d’utilisation » qu’on pourrait vendre au plus offrant !

Fusion des directions centrales, baisse des crédits du ministère de 20 % sur trois ans, changement de statut des établissements et des personnels et croissance accrue de l’emploi précaire (intérim, CDD, temps partiel), baisse ou suppression de subventions, désengagement de l’Etat dans la gestion des musées par le projet de transfert à une entreprise à caractère public, mais de droit privé (la RMN) ou aux collectivités territoriales, autofinancement des musées par la mise en place de projets de location ou de vente des collections publiques pour compenser le désengagement financier de l’Etat. Il s'agit d'une privatisation masquée assortie d'une précarisation des personnels, présageant la fin du service public au service du public !!!

Face à cette régression historique, qui frappe de plein fouet l’exception culturelle française, nous invitons le public et les professionnels des Arts et de la Culture à converger avec l’action des agents du Ministère de la Culture et à signer la pétition contre ces projets pour affirmer, tous ensemble, que ni la culture ni ses travailleurs ne sont des marchandises !

Une manifestation nationale organisée par l'intersyndicale du Ministère aura lieu le 20 mars 2008, pour lutter contre ces projets ! (départ du Palais Royal à 14 h pour rejoindre Matignon).

Sud Culture Solidaires, le 29 février 2008 Sud Culture Solidaires, 12 rue Louvois, 75 002 Paris tel : 01 40 15 82 68, fax : 01 40 15 85 99, mail : sud@culture.fr

Au ministère de la Culture aussi… L'Humanité le 29/02/08

Au ministère de la Culture aussi…

 L'Humanité le 29/02/08

L’intersyndicale prévoit une grande journée nationale d’action le 20 mars contre la « révision générale des politiques publiques ».

 Après quatre mois de réunions confidentielles et d’audits mis en place dans chaque ministère, le président de la République a décrété, sans aucune concertation, le 12 décembre dernier, une première vague de mesures s’inscrivant dans la « révision générale des politiques publiques » (RGPP). Elles vont dans le sens de moins d’État, moins d’administration centrale, moins de services, moins de personnels.

Parmi les secteurs où il est prévu d’avancer le plus vite, les musées nationaux, sous statut de service à compétence nationale (SCN), la Direction des musées de France (DMF), qui pourrait être dissoute, les Monuments historiques, dont la charge est de plus en plus supportée, en raison des restrictions budgétaires, par les collectivités territoriales.

Au coeur de l’idéologie du projet présidentiel, l’idée que la culture relève d’une responsabilité publique est, du coup, remise en question au sein même du ministère de la Culture, qui se sent visé dans ses missions fondamentales, ses structures, son organisation, le statut de ses personnels… Regroupés au sein d’une intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, SNAC-FSU, SNAC-FO, SUD, UNSA, ces derniers ont été plus de 800 à manifester le 21 février dernier.

Un très grand nombre d’établissements étaient d’ailleurs, ce jour-là, en grève. Et pas des moindres : le Louvre, Pompidou, Orsay, Picasso, Guimet, l’Orangerie, Versailles, Fontainebleau, Compiègne, Saint-Germain, Cluny, l’Orangerie ont fermé ou ont été fortement perturbés. Les services des administrations centrales, la DMF, la RMN, la BNF, les Archives nationales, l’INRAP ont également été touchés, cependant qu’une pétition réunissant plusieurs milliers de signatures circulait.

Depuis, l’intersyndicale a décidé d’une journée nationale d’action le 20 mars. Ce jour-là, une manifestation partira du Palais-Royal en direction de l’hôtel Matignon, où la pétition « Non à la RGPP, outil de saccage du service public ! » sera portée à François Fillon.

Pourquoi les agents du ministère de la Culture sont-ils en pointe dans ce combat concernant les fonctionnaires de tous les ministères ? « Pour plusieurs raisons, explique Didier Alaime, secrétaire national de la CGT culture.

Le gouvernement a la volonté de procéder par vagues. Il a choisi le ministère de la Culture pour expérimenter cette réforme. Il a l’intention de s’attaquer aux autres ministères plus tard.

 Autre raison : la culture, alors qu’elle pourrait être vécue comme un supplément d’âme, touche beaucoup les gens. L’exception culturelle française est très emblématique. Tout ce qui lui arrive est donc très relayé médiatiquement.

Enfin, du fait de sa petite taille et de certains combats anciens, les agents de ce ministère sont viscéralement attachés à leurs missions et habitués à se mobiliser. Ils ne défendent pas uniquement l’outil de travail. Ce ministère n’ayant jamais eu les moyens de ses missions, on a toujours pris sur nous, retroussé nos manches et porté nos missions à bout de bras. »

Magali Jauffret

27.02.2008

Communiqué Sud Culture Solidaires : RGPP ET MUSEES : « NOUS AVONS UNE FEUILLE DE ROUTE ! »

se sera plu à répéter à l’envie le Directeur- adjoint de Cabinet tout au long des réunion d’information qu’il a dédié aux organisations syndicales du ministère.


Le 8 février a eu lieu la première des quatre réunions censées nous informer sur les conséquences de l’application de la RGPP sur la sphère muséale*. Les deuxième et troisième réunions se sont déroulées les 14 et 20 février. Elles étaient successivement consacrées au rattachement éventuel de tout ou partie des musées nationaux ayant le statut de Service à Compétence Nationale au Centre des Monuments Nationaux ou d’autres établissements publics et aux hypothèses de filialisation d’activités de la Réunion des Musées Nationaux.


Une nouvelle fois, le Directeur adjoint de Christine Albanel a été incapable de nous indiquer en quoi la RGPP allait améliorer le service public, se retranchant le plus souvent derrière sa «feuille de route» et en nous affirmant « qu’aucun projet n'était encore ficelé ». Une chose semble acquise : il faut modeler l’architecture du ministère en fonction des trois programmes de la LOLF.


Malgré le flou qui entoure cette RGPP, essayons de faire le point, en nous appuyant sur les notes plus ou moins confidentielles qui nous ont été transmises ainsi que sur les propos tenus pendant les réunions en réponses aux questions des organisations syndicales. Attention, à ce stade toutes les alternatives concernant la transformation des SCN sont toutes envisageables et le ministère parle de tout au conditionnel !


Les SCN les plus importants pourraient être transformés en Etablissement Public à caractère Administratif, structure considérée comme la panacée en matière de bonne gouvernance. Les moins importants seraient regroupés avec des établissements publics existants. L’Orangerie pourrait ainsi rejoindre Orsay, Picasso serait adossé à Pompidou. Quant aux «châteaux-musées», bien que les compétences, les métiers, les cultures ne soient pas les mêmes entre la RMN et le CMN, ils seraient rattachés à un Centre des Monuments nationaux qui ressemble de plus en plus à un bateau qui navigue à vue au grès des différentes réformes qui lui sont imposées. Seraient à peu près sûrement concernés : Fontainebleau, Pau, Compiègne, Malmaison, peut-être aussi les Eyzies de Tayac et Saint-Germain-en-Laye. Quant à Ecouen et Cluny, ils pourraient être envisagés de créer des synergies avec Azay-Le-Rideau.


Le sort réservé des petits SNC, notamment provinciaux est encore plus flou. Ceux qui n’auront pas été transférés au CMN seraient purement et simplement transférés aux collectivités locales dans le but de permettre « leur insertion complète dans le tissu touristique et culturel local » et la réduction des coûts pour les finances publiques. Afin de déterminer selon quels critères, notamment scientifiques et historiques, des musées nationaux seront transférables, en propriété ou en gestion, une commission sur le modèle de la commission Rémond, devait être constituée avant le 25 janvier.


Au départ l’hypothèse la plus vraisemblable consistait à rattacher la plupart des SCN à la Réunion des Musées Nationaux (RMN). C’est d’ailleurs celle qui a été le longuement évoquée. Ce rattachement est du moins le voeu insistant de l’actuel administrateur de la RMN qui s’est particulièrement démené pour imposer un regroupement de la RMN et des musées dans une structure unique qui récupèrerait les missions dévolues à l’actuelle DMF. Au sein de cette structure dont le futur statut n’est pas tranché (EPA ?, EPIC ?), les musées rattachés deviendraient des sortes d’entreprises indépendantes (privatisables ?) responsables de la gestion budgétaire et financière et de la gestion scientifique et culturelle. L’un de ses principaux arguments fut de faire miroiter une économie potentielle de huit millions d’euros, chiffrage reconnu aujourd’hui comme largement bidonné puisqu’obtenu par l’extrapolation des économies réalisées suite à l’intégration à la RMN des Galeries Nationales du Grand Palais. Dans une note à Christine Albanel, il se fait particulièrement insistant sur le nombre de SCN qui l’intéressent : il faut que leurs recettes cumulées correspondent aux deux tiers des recettes actuelles et que leur masse salariale et leurs dépenses de fonctionnement atteignent au moins 80% du total. En clair, il veut récupérer les musées les plus importants, notamment ceux de la Région parisienne y compris l’Orangerie, Cluny, Picasso et Fontainebleau pour lesquels un autre statut a pu être envisagé. La RMN ainsi « modernisée » pourrait tranquillement envisager la filialisation complète de son réseau de boutiques sommées de s’illustrer par « une plus grande performance budgétaire et comptable ». Alors que la RMN n’a jamais été attaquée en justice par un éventuel « concurrent », le ministère justifie ainsi cette filialisation : la RMN, bénéficiant d’une subvention de l'Etat pour ses activités de service public, pourrait être accusée de ne pas respecter la loi de la concurrence libre et non faussée chère à Bruxelles. Il serait difficile à prouver que cette subvention ne sert pas à soutenir ses activités commerciales et notamment lorsqu'elle répond à des appels d'offres. La RMN seule ou accompagnée par les EPA musées qui se porteraient volontaires participeraient au capital.
Ecueil de taille : l’installation des librairies-boutiques dans l’enceinte des musées n’est actuellement pas soumise à la concurrence, ce qui semble contraire aux règles européennes. Que se passera t’il si, demain, les librairies privées entrent en lice pour s’arracher les « consommateurs » et si la RMN perd des « parts de marché » ? A l’évidence ce qui s’applique ailleurs : des plans sociaux et des licenciements. Reste la filialisation des activités d’édition, déjà partiellement privatisée via ArtLys, et de l’agence photographique. A « court-terme », l’administrateur de la RMN n’y est pas favorable. Quant à la privatisation de l’agence photographique, il reconnaît qu’elle se traduirait par la fin de sa mission de service public qui
consiste à préserver la diversité culturelle et la valorisation des collections nationales, à garantir un accès libre, gratuit, exhaustif et permanent aux images des oeuvres des musées français. L’arrivée des agences de diffusion anglo-saxonne qui détiennent le monopole sur les images d’art, laissera place à toutes les dérives mercantiles et sonnera le glas de l’usage scientifique, culturel et pédagogique des images des oeuvres des musées de France : catalogue de diffusion réduit, fin de la gratuité de l’accès aux images, disparition de l’inventaire photographique permanent des collections nationales assuré par huit photographes. Le cabinet de Christine Albanel n’a néanmoins pas écarté totalement ces privatisations. Celle des activités d’édition liées aux métiers d’art, aux expositions ou aux activités scientifiques permettrait ainsi à son ministère de s’exonérer de la subvention de 3,7 millions d’euros qui permet de maintenir ces activités, certes culturelles mais non rentables.


En toute bonne logique libérale, la RMN et le CMN seraient appelés à développer des filiales commerciales communes. Une prochaine convention devrait être signée entre les deux établissements pour permettre la diffusion du fonds photographique du CMN par l’agence photographique de la RMN. Une politique de coédition pourrait également être mise en place, en s’appuyant sur des filiales privées.


La RGPP se traduira également par la reprise, dès cette année, des transferts aux collectivités territoriales, d’une partie des monuments historiques appartenant à l’Etat. Ce transfert, « de propriété ou simplement de gestion se fera sur la base du volontariat. Là aussi, l’objectif est clairement annoncé dans une note de cadrage du directeur du cabinet du Ministère : comme pour les musées transférés, il s’agira de réduire le coût pour les finances publiques en faisant des économies sur la masse salariale et sur le fonctionnement, réduire les charges d’entretien et de restauration par le développement de co-financements.


Voilà qui fera plaisir au président du Conseil général des Hauts de Seine qui, depuis juillet 2007, en dépit de l’opposition du ministère de la culture mais en accord avec Nicolas Sarkozy, a fait savoir qu’il était intéressé par le domaine de Saint-Cloud et la Manufacture et musée national de Sèvres. La future structure juridique pourrait être soit un EPN (intégrant la manufacture) soit un EPCC.


Lors de la réunion du 20 février, nous avons également évoqué l’Institut National de Recherches Archéologiques préventives, puisque cette même logique mercantile sera appliquée avec la création d’une filiale de droit privé pour prendre en charge (dans un premier temps ?) la réalisation des fouilles sur le tracé du canal Seine-Nord-Europe. Le cabinet du ministère a commandé à l’INRAP une étude de faisabilité. Jusqu’à présent, les
organisations syndicales ont demandé en vain communication de cette étude. Comme à la SNCF ou La Poste, il s’agit de découper cet établissement public en morceaux, en lui laissant (mais pour combien de temps) la réalisation des diagnostics archéologiques et en privatisant les opérations de fouilles déjà soumises à la concurrence commerciale. Le tout s’accompagnant d’un mélange de statuts des personnels : public, privé et précaires en nombre croissant.


De graves menaces sur les personnels


La RMN se relève tout juste d'un plan de redressement qui a eu des conséquences très lourdes sur le plan social. Le rattachement des SCN à la RMN, établissement public à caractère industriel et commercial, la filialisation des activités commerciales de la RMN ravive ces souvenirs en posant le problème du maintien du statut actuel des agents publics et de leurs acquis sociaux. L’ensemble des personnels travaillant dans les SCN seront employés par la RMN. Plusieurs options sont à l’étude : mise à disposition, détachement, transfert. Les personnels DMF non employés sur site seront « traités » cas par cas, même si les agents qui assurent la gestion administrative et financière des SCN ont également vocation à rejoindre la RMN. Les chefs d’établissement auront une autorité hiérarchique directe sur tous les personnels affectés au sein de leur établissement, ce qui n’est actuellement pas le cas des salariés RMN. Quant aux personnels concernés par la filialisation, entre 400 et 500, leur contrat de travail sera transféré et, durant quinze moins, les accords collectifs seront renégociés, avec tous les risques de régression sociale par rapport aux dispositions de l’accord d’entreprise actuel. Quant aux contractuels et autres vacataires, nous savons bien qu’ils seront les premiers sacrifiés à l’autel de la rentabilité.


Normalement, les différents scénarios envisagés auraient du être remis par le groupe de travail dirigé par la directrice de la DMF le 22 février. Finalement, la réflexion se poursuivra jusqu’à fin février. C’est à cette date là que nous devrions, si les engagements sont tenus, être destinataires d’une « note de présentation ».


Place à l’action


Les organisations syndicales du Ministère (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD Culture Solidaires, UNSA) ont décidé de créer une intersyndicale de lutte afin de développer, de façon unitaire, les mobilisations contre la RGPP. Comme l’a indiqué le dernier communiqué de l’intersyndicale Culture, la pétition nationale « NON A LA RGPP, OUTIL DE SACAGE DU SERVICE PUBLIC » a recueilli, en à peine une semaine, 3000 signatures. Entre le 18 et le 21 février, de nombreuses assemblées générales ont été suivies par un nombre d’agents rarement atteint dans notre ministère. La plupart ont décidé d’appeler à la grève. Un très grand nombre de services et d’établissements ont été fermés ou fortement perturbés : Le Louvre, Versailles, Guimet, Fontainebleau, Compiègne, Orsay, Pompidou, la BPI, Saint-Germain, Picasso, Cluny, l’Orangerie, Adrien Dubouché, Malmaison, Saint Cloud, Ecouen, Bonaparte, Pau, Magnin, Brou, les Services des administrations centrales, la DMF, la RMN, la BNF, les Archives Nationales, l’Inrap. Le point d’orgue a été le rassemblement du 21 février, à partir de 13 H sous les fenêtres du ministère, aux colonnes de Buren. Cette date correspondait avec la quatrième réunion qui devait être consacrée au futur rôle de l’administration centrale. La mobilisation a été exceptionnelle, 900 agents (selon la police) de la Culture ayant répondu à cet appel. Ils ont demandé le retrait pur et simple des mesures liées à la RGPP et une remise à plat des hypothèses envisagées.
Soutenu par les agents qui se sont rassemblés devant les Bons-Enfants, à partir de 14 h, c’est cette exigence qu’a portée l’intersyndicale. Pour s’entendre répondre : « Nous ne pouvons pas retirer des mesures qui n’existent pas » ! L’intersyndicale a refusé de participer plus longtemps à cette mascarade et décidé de porter ses revendications directement au niveau du Premier ministre.


A l’appel de l’intersyndicale Culture, une grande journée nationale de manifestation et de grève sera organisée le 20 mars. La manifestation partira du Palais-Royal en direction de Matignon pour adresser ce message clair au Premier ministre et à son gouvernement : la RGPP ne passera pas ! l’intersyndicale appelle en outre les personnels, partout, dans toute la France, à poursuivre le mouvement pétitionnaire « Non à la RGPP, outil de saccage du service public! ». Cette pétition sera portée à François Fillon le 20 mars.


Mais d’ici là, la mobilisation contre la casse de la politique culturelle menée par le gouvernement doit s’amplifier. Il appartient aux personnels concernés de se réunir en assemblées générales afin de déterminer les actions qu’ils entendent mener. A l’évidence, la lutte nécessitera la convergence des personnels du ministère de la Culture, de l’ensemble des acteurs culturels qui sont menacés par la baisse ou la suppression des subventions et du public. SUD Culture Solidaires soutiendra toutes les initiatives qui vont dans ce sens. C’est pourquoi nous vous appelons à participer nombreux à la JOURNEE DE MOBILISATION NATIONALE CONTRE LE DESENGAGEMENT DE L’ETAT DANS LA CULTURE qui se déroulera le 29 février 2008, à 15H, place du PALAIS ROYAL (Paris).

 

Dernière nouvelle :
la feuille de route a été modifiée !
Lors du CTP de la Direction des musées de France (DMF), la Directrice a déclaré aux représentants syndicaux qu’elle ne pouvait leur exposer l’expertise qu’elle doit présenter à la Ministre au début de la semaine prochaine, étant tenue au devoir de réserve !
Cependant, elle a confirmé que toutes les hypothèses continuaient à être étudiées SCN1 par SCN et a révélé qu’une alternative supplémentaire faisait l’objet d’une réflexion : la transformation de certains SCN en « Agences », sans qu’on sache – elle aussi – de quoi il retourne juridiquement (un décret est actuellement dans les tuyaux de la Direction générale de la modernisation de l’Etat). Bref, plus ça avance et plus ça se complexifie (comme dirait Edgar Morin !).
Restons vigilants et mobilisés


Paris, le 27 février 2008

 

26.02.2008

APPEL INTERSYNDICAL Pour une grande journée nationale de grève et de manifestation le jeudi 20 mars

CGT-Culture - CFDT-Culture - CFTC-Culture –SNAC FSU - SNAC-FO SUD-Culture – UNSA-Culture

Pour une grande journée nationale de grève et de manifestation le jeudi 20 mars

Le jeudi 21 février, plus de 800 agents de la Culture se sont rassemblés sous les fenêtres de Christine Albanel à l'appel de l'intersyndicale du ministère de la culture pour dire haut et fort leur refus de la RGPP.

La force de la grève dans les services et les établissements a assurément constitué une étape décisive de la lutte contre une « réforme » qui vise directement le ministère dans ses missions fondamentales, dans ses structures, son organisation et qui menace explicitement les personnels dans leurs statuts.

Si la mobilisation des agents ne cesse de s'amplifier, c'est qu'ils savent pertinemment que cette offensive gouvernementale contre le ministère et plus largement contre les services publics dans leur ensemble risque fort de déboucher sur un vaste plan social ne disant pas son nom. Si le 21 février fut « une mobilisation particulièrement réussie », nous sommes résolus à aller, tous ensemble, encore beaucoup plus loin pour dire NON à la RGPP Ainsi, l'intersyndicale du ministère réunie ce jour confirme sa décision de proposer à tous les personnels de la Culture une grande journée nationale de grève et de manifestation le jeudi 20 mars.

La manifestation partira du Palais-Royal en direction de Matignon pour adresser ce message clair au Premier ministre et à son gouvernement : la RGPP ne passera pas !

Comme elle s'y est également engagée, l'intersyndicale proposera aussi dans les prochains jours plusieurs rendez-vous d'action.

Elle appelle en outre les personnels, partout, dans toute la France, à poursuivre le mouvement pétitionnaire « Non à la RGPP, outil de saccage du service public! ».

Cette pétition qui rencontre déjà l'adhésion de très nombreux agents sera portée à François Fillon le 20 mars.

Continuons notre combat pour la défense et le renforcement du ministère de la Culture !

C'est tous ensemble que nous allons faire échec à la RGPP !

26 02 2008

25.02.2008

tract SNAC FSU, CNT CCS : suite 21 février

SNAC-FSU CNT-CCS

Jeudi 21 février à l'appel de l'Intersyndicale Culture à laquelle s'était jointe la CNT, environ 750 agents du ministère de la Culture et des établissements publics ont manifesté devant les colonnes de Buren, puis devant le Ministère rue des Bons enfants leur mécontentement.

Parmi ces manifestants, se trouvait une grosse délégation des personnels de la DMF mais également une soixantaine d'agents de l'INRAP, principalement du Centre, de Champagne et d'Ile-de-France.

 La délégation reçue par le Ministère s'est heurtée à un nuage d'opacité. Rien n'a filtré des intentions de la Ministre qui continue d'examiner les résultats d'audits concernant la mise en oeuvre de la RGPP (Révision générale des Politiques Publiques), mais dont le sigle pourrait vouloir dire : Rétrocédons Grandement le Public vers le Privé.

Cette politique qui frappe de plein fouet la Direction des Musées de France qui va disparaître, touche aussi l'INRAP et le projet de filialisation d'une "structure ad hoc" qui ferait les diags et les fouilles du Canal Seine-Nord-Europe. L'Etat a refusé à l'INRAP la possibilité d'effectuer elle-même cette opération en fixant a minima son budget 2008.

A l'heure actuelle, plusieurs scenarii sont possibles :

- la sous-traitance par l'INRAP des diags à d'autres opérateurs

- sous-traitance ou co-traitance des fouilles avec les dits-opérateurs

- création d'un GIP (Groupement d'intérêt Public)

- création d'une filiale privée

Autant dire qu'aucune de ces solutions ne nous satisfait : c'est la négation du statut public d'opérateur de l'INRAP, la privatisation de la chaîne opératoire, diagnostics compris, le contournement des procédures d'agrément, la fin du développement des Services de Collectivité.

C'est aussi prendre le risque de la pérennisation d'une autre structure gestionnaire de grands travaux qui institutionnaliserait l'emploi précaire en archéologie préventive.

Quelle que soit la solution retenue dans 10 jours par Matignon, C'est un coup d'arrêt à l'avenir de la recherche publique !!

C'est pourquoi l'appel à la journée de mobilisation du 21 février en pleine période de vacances ne doit être qu'un prélude à une mobilisation plus importante.

Il appartient désormais aux Assemblées Générales dans les bases de se déterminer sur les suites à donner à ce mouvement.

Paris, le 25 février 2008

Pétition des personnels de la Culture contre la RGPP outil de saccage du Service public

CGT-Culture - CFDT-Culture - CFTC-Culture – SNAC FSU - SNAC-FO - SUD-Culture – UNSA-Culture

 NON A LA RGPP , OUTIL DU SACCAGE DU SERVICE PUBLIC !

Ne nous y trompons pas, la RGPP est bien un outil de détérioration et de privatisation des services publics.

En ce qui concerne la Culture, première cible de ces attaques, nous sommes face à une volonté politique de mettre fin à l'exception culturelle à la française, comme le recommande la directive européenne sur les services (AGCS) qui veut que la Culture soit une marchandise comme une autre.

Le gouvernement cherche à détruire le Ministère de la Culture en tant que tel, en amputant ses missions, les moyens de son action et en supprimant des services et des postes sous couvert de réorganisation administrative.

Aussi, avec l’ensemble des organisations syndicales du MCC signataires, nous nous prononçons :

- Contre une RGPP, qui au nom de la diminution du déficit budgétaire n'est qu'un instrument de réduction drastique de l’intervention de l'Etat dans les politiques publiques,

- Contre les projets de lois ouvrant le recours aux entreprises d’intérim et la possibilité de licencier des fonctionnaires dans le cadre des restructurations, visant la précarisation accrue des emplois et à remettre en cause le Statut général,

- Pour l'augmentation des budgets publics dévolus à la Culture, et en premier lieu celui de l'Etat,

- Contre les politiques d'externalisation et de privatisation, et contre la création de filiales notamment à l’INRAP, la RMN et au CMN,

- contre une nouvelle vague de transfert aux collectivité territoriales des Monuments, étendue aux Musées Nationaux,

- Contre la remise en cause de l’inaliénabilité des collections publiques, prévue par le projet de loi Mancel,

- Pour le maintien d'un Ministère de la Culture en tant que tel,

- Pour des directions d’administration centrale maintenues et renforcées dans leurs missions,

 - Pour le développement des missions et des moyens accordés aux services déconcentrés (DRAC –SDAP) véritables outils des politiques publiques culturelles sur l’ensemble du territoire.

le 25 02 2008

Nom prénom service/établissement signature

Votre signature est à envoyer au syndicat de votre choix au 12 rue de Louvois, 75 002 Paris 25 02 2008

La pétition sera bientôt mise en ligne

22.02.2008

appel des Fédérations d'éducation populaire pour les Arts et de la Culture au quotidien

APPEL DES FEDERATIONS D’EDUCATION POPULAIRE POUR LES ARTS ET LA CULTURE AU QUOTIDIEN

Nous qui produisons, diffusons, accompagnons des œuvres partout en France,

Nous qui amenons les arts et la culture dans les villages, les quartiers, les écoles, et aussi dans la rue, dans les hôpitaux ou dans les prisons, qui organisons des festivals, des ateliers, des rencontres entre les professionnels et le grand public, Nous qui développons et qualifions les pratiques artistiques des amateurs,

Nous qui soutenons une culture vivante de qualité, de courage, d’indépendance et de création, dans le cadre d’une politique nationale concertée et durable fondée sur l’intérêt général, en lien avec les artistes, les collectivités, les institutions, et les services de l’Etat,

Nous qui réunissons plusieurs dizaines de milliers d’emplois, plusieurs millions de bénévoles et autant de participants,

Nous appelons solennellement l’État à réaffirmer la place des arts et de la culture dans le droit commun des politiques publiques. Nous, fédérations signataires de la Charte Education populaire - Culture rappellons notre vive inquiétude sur l’actualité des orientations et des choix budgétaires du ministère de la Culture et de la Communication qui remettent en cause le travail quotidien des associations engagées dans la diffusion, l’éducation artistique, l’action culturelle et plus largement l’éducation populaire.

De profondes mutations sont en cours : un désengagement budgétaire et politique de l’Etat sur la culture en dehors des arts majeurs, des industries culturelles et du patrimoine une politique budgétaire qui tend à séparer la création, la diffusion, l’éducation artistique et l’action culturelle l’avènement et la banalisation manifeste d’un discours fondé sur la libre concurrence dite « nécessaire » entre secteur marchand et action publique Ces mutations se font sentir depuis plusieurs années, mais une accélération évidente est en œuvre.

Elle remet en cause actions, projets et dispositifs d’éducation populaire dans leur fondement, dans leurs complémentarités comme dans leur simple existence. Le renvoi récurrent au mécénat ou au partenariat local fragilise les actions, aux dépens d’une politique nationale et de long terme (fondée sur des complémentarités et des péréquations), garantissant une forme d’égalité entre les territoires de la République.

Nous, fédérations signataires annonçons que nous suspendons sine die nos travaux et contributions dans le cadre de la Charte Education populaire - Culture tant que le Conseil national Education populaire Culture n’aura pas été réuni sous la présidence du Ministre de la Culture et de la Communication.

Nous appellons l’ensemble des militants et partenaires de leurs associations à : travailler activement à l’explicitation de cette actualité auprès du grand public mobiliser les élus sur ces questions se joindre à toute initiative de mobilisation publique locale et nationale visant à réunir largement tous les secteurs artistiques et culturels

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Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA) Collectif Interassociatif pour la Réalisation d’Activités Scientifiques Techniques Internationales (CIRASTI) Conférération des maisons des jeunes et de la culture de france. (CMJCF) Confédération nationale des Foyers ruraux (FNFR) Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) Fédération Française des maisons des jeunes et de la culture (FFMJC) Fédération Nationale Léo Lagrange (FNLL) La ligue de l’enseignement Les FRANCAS L’Union Française des Centres de Vacances et de loisirs (UFCV) Peuple et Culture (PEC)

à signer sur le lien suivant : http://mouvement-rural.org/article-nu.php3?id_article=2296

 

Grève des musées. Chalenges.fr 21/02/08

Grève des musées Challenges.fr | 21.02.2008 | 15:07 |

Une dizaine de musées nationaux ont fermé leurs portes, à la suite d'un appel à la grève des syndicats du ministère de la Culture .

Le musée du LouvreLe musée du Louvre (c) AP Jeudi 21 février, une dizaine de musées nationaux ont fermé leurs portes à la suite d'un appel à la grève des syndicats du ministère de la Culture.

Toutefois, les grands établissements comme le Louvre, le musée d'Orsay ou encore le musée du quai Branly sont restés ouverts, avec quelques perturbations. *Tarif réduit ou visite gratuite *

En effet, au Louvre, seuls les deuxièmes étages des ailes Sully et Richelieu sont fermés.

 Au musée d'Orsay, l'ouverture s'est faite avec un peu de retard mais tous les visiteurs ont droit à un tarif réduit (5,50 euros au lieu de 8 euros). En revanche, le niveau médian (arts décos et exposition Charpentier) est fermé au public. Quant à la nocturne du jeudi soir, elle est maintenue.

Le château de Versailles a également ouvert ses portes au public avec un peu due retard. Bonne nouvelle pour les visiteurs, l'entrée est gratuite, mais ils ne pourront pas se promener dans les Grands appartements.

*Rassemblement en début d'après-midi*

Dans la région parisienne, sont fermés les musées Cluny, Guimet, de l'Orangerie, Picasso, et aussi le musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye et le château de Fontainebleau. En revanche, le musée de la Renaissance, à Ecouen, est ouvert partiellement. En province, les visiteurs ont pu trouver les portes closes au musée du château de Pau, au musée Magnin de Dijon et au musée de Préhistoire des Eyzies de Tayac.

A l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, FSU, FO, Sud et UNSA, un rassemblement doit avoir lieu en début d'après-midi au ministère de la Culture pour protester contre les projets de "casse du ministère".

En effet, la ministère de la Culture travaille sur des projets de réorganisation dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) lancée cet été par l'Elysée.

21.02.2008

Communiqué de l’intersyndicale Ministère de la Culture (CGT-Culture - CFDT-Culture - CFTC-Culture –SNAC FSU - SNAC-FO - SUD-Culture Solidaires – UNSA-Culture) : 21 février : Une mobilisation particulièrement réussie !

Ce jeudi, plus de 800 agents de la Culture se sont rassemblés rue de Valois sous les fenêtres de Christine Albanel à l’appel de l’intersyndicale du ministère de la Culture.

Un très grand nombre de services et d’établissements étaient en grève et très souvent fermés ou fortement perturbés : Le Louvre, Versailles, Fontainebleau, Compiègne, Orsay, Pompidou, la BPI, St Germain, Picasso, Cluny, l’Orangerie, Adrien Dubouché, Malmaison, St Cloud, Ecouen, Bonaparte, Pau, Magnin, Brou, les Services des administrations centrales, la DMF, la RMN, la BNF, les Archives Nationales, l’Inrap etc.

3000 signatures de la pétition nationale intersyndicale « NON A LA RGPP, OUTIL DE SACAGE DU SERVICE PUBLIC » ont été recueillies en moins d’une semaine ! Depuis lundi de très nombreuses assemblées générales se sont tenues partout sur l’ensemble du ministère de la Culture.

Il s’agit là, d’une mobilisation exceptionnelle et décisive qui exprime le rejet des personnels de la RGPP et leur attachement à leurs statuts.

Les personnels sont en effet déterminés à combattre une "réforme" très clairement porteuse de dislocation du ministère de la Culture et de profonds reculs sociaux.

C’est l’ensemble des politiques publiques de la culturelle qui sont remises en cause par la RGPP comme l’ont justement dénoncé toutes nos fédérations (FSU – UGFF-CGT, Fédération du Spectacle CGT, FERC CGT, FAE-CFTC, Fédération de la communication et spectacle CFTC, Solidaires Fonction Publique, UNSA Education, FNEC-FP-FO ) présentes à la conférence de presse du 20 février.

Cette lutte se situe bien au cœur d’un mouvement plus large pour la défense et le renforcement des services publics attaqués aujourd’hui avec une rare violence par le gouvernement, sous la férule du Président de la République.

La délégation des organisations syndicales du ministère a porté auprès du cabinet de la ministre la revendication principale des personnels : « Le retrait de la RGPP ! ».

Le cabinet a répondu de manière dilatoire : « Nous ne pouvons pas retirer des mesures qui n’existent pas ».

Face à cette hypocrisie et à cette fin de non recevoir, la délégation a refusé de continuer plus longtemps pour rendre compte aux personnels rassemblés devant le ministère.

L’intersyndicale s’adresse immédiatement au Premier ministre pour obtenir un rendez-vous sur le devenir du ministère de la Culture menacé de démembrement suite aux annonces gouvernementales du 12 décembre 2007.

Elle se réunira le lundi 25 février afin de proposer à tous les agents du ministère une série d’actions permettant d’amplifier encore le rapport de forces.

Dès ce soir, elle décide de proposer aux personnels une grande journée nationale de manifestation et de grève au cours du mois de Mars. Elle remettra à cette occasion toutes les pétitions nationales auprès du gouvernement.

L’intersyndicale appelle tous les personnels à participer demain vendredi 22 février aux Assemblées Générales afin de décider tous ensemble des suites à donner au mouvement.

21 02 2008 - 20h

20.02.2008

Diversité artistique et culturelle en danger : appel de l'UFISC à la manif du 29 février

Diversité artistique et culturelle en danger

L’Etat a décidé de réduire le budget qu’il consacre à la culture.

Les acteurs culturels commencent l’année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements.

Les plus touchées par ce désengagement de l’Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d’accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l’innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.

Les baisses annoncées touchent au financement de la création et de la diffusion. Mais plus encore, à l’heure où l’éducation artistique et le droit à la culture pour tous sont affirmés comme prioritaires par le Président de la République, ce sont les aides aux actions culturelles en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons… qui sont largement diminuées, voire annulées.

L’Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l’action de proximité et confine les populations à l’offre unique et globale des industries du divertissement. L’Etat refuse de voir l’importance économique, sociale et symbolique des milliers d’équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays, déjà touchées par la crise du régime d’indemnisation chômage des artistes et techniciens.

En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions, l’Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France. Il n'y a pas de diversité artistique et culturelle sans diversité des initiatives sociales et économiques et sans reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français.

Par cet appel, l’UFISC* demande :

 - l’arrêt immédiat des baisses annoncées par l’Etat,

- la concrétisation d’une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l’ensemble des acteurs, et notamment l’abrogation et de nouvelles négociations sur le protocole réformant l’assurance chômage des artistes et techniciens intermittents,

- la mise en place d’espaces de concertation en régions.

Et nous appelons les publics, l’ensemble des compagnies, lieux, associations d’éducation populaire, artistes amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février.

A Paris: rendez-vous à partir de 15h, Place du Palais Royal pour un Culturethon géant !

Avant et après le 29 février, retrouvez toutes les infos sur cette mobilisation, à Paris comme dans les autres régions,

sur www.29fevrier.over-blog.com

Contact mail : 29fevrier@gmail.com