14.02.2008
Tract CNT : « Du passé, faisons table rase… ? »
Depuis quelques mois, le gouvernement a pour objectif de faire régner dans le pays l’ordre et la morale, hérités de la « France d’avant 68 ». Parce que les missions et l’existence du ministère de la Culture et de la Communication sont un frein à cette dérive idéologique, nos gouvernants ont décidé de sacrifier la Culture sur l’autel de la Croissance, chère à Attali.
Rare ministère qui a pour mission de développer et de répartir les richesses intellectuelles et artistiques, les affaires culturelles ne peuvent se soumettre aux dispositions de la logique capitaliste.
C’est dans ce cadre que la Fédération de la Communication, de la Culture et du Spectacle de la CNT appelle l’ensemble des agents du ministère de la Culture à rejoindre la grève lancée par l’intersyndicale Culture, les 20 et 21 février ; elle appelle également les usagers à manifester leur soutien à la défense de la Culture.
Nous devons nous rassembler :
- Contre la logique financière et la diminution saignante du budget alloué à la Culture ; de l’argent il y en a, dans les caisses du Patronat, du Haut-fonctionnariat et de l'Armée !
- Contre l’externalisation et la privatisation (filiales) des missions et des services centraux.
- Contre la multiplication des décentralisations, certes au plus proche de la population mais aussi plus dépendants des potentats, politiques et économiques, locaux.
- Contre la « simplification » administrative (informatisation extrême, suppression arbitraire de corps, mécanisation accrue) qui signifie une réduction du personnel et des missions.
- Contre la dégradation des conditions de travail, de statut et de salaire.
- Contre le développement de la propriété privée, pour la défense et l’extension de la propriété collective (œuvres d’art, monuments, mobilier archéologique).
Défendre le statu quo ??
Pour autant, nous ne défendons pas la situation actuelle déjà dégradée depuis plus de 10 ans : filialisation partielle (RMN, Versailles, etc.), transformation en Etablissements Publics (EPA ou EPIC), avant filialisation, de nombreuses anciennes missions centrales, inadaptation de certains services, instauration d’une précarité massive dans la structure de l’emploi, disparité énorme des statuts, etc.
Il appartient aux agents de reprendre leur avenir et de ne plus exister à la faveur des oligarques de la République.
Culture pour tous !
La Culture appartient à tous et ne peut être traitée comme une marchandise ! Elle doit donc être définie et défendue par tous ! Agents comme usagers !
Il est temps de réaffirmer quelques exigences fondamentales et de se battre pour leur application :
- Une Culture accessible à tous, sans conditions de richesse ou de statut !
- Une Culture délivrée des mécanismes du profit et de la rentabilité !
- Une Culture gérée collectivement par les agents et les usagers !
A l’INRAP, la filiale n’est pas une fatalité !
La dérégulation du secteur culturel réalisée sous la bannière de la RGPP touche toutes les branches du ministère et c’est en participant à la lutte interprofessionnelle que nous réaffirmerons la légitimité du service public d’Archéologie Préventive.
La création de la filiale n’est pas une fatalité comme le laissent croire les dirigeants de l’INRAP, encore moins une solution, comme s’en félicitent les lobbies d’aménageurs et de politiciens.
Au-delà du démantèlement de la chaîne opératoire scientifique, au-delà de l’effondrement de l’équilibre précaire du système financier de notre activité, au-delà de la négation du caractère public de ce service culturel, ce sont bien la dégradation des conditions de travail et d’existence des salariés qui sont en jeu. Et ce seront les plus précaires actuellement qui seront les plus malmenés, contraints de se vendre au moins disant.
Nous savons que les évolutions de notre métier ne sont dues qu’au seul combat syndical et c’est dans ce cadre que nous devons nous investir pour défendre notre futur proche et l’avenir de notre établissement.
L’organisation et la fouille du Canal Seine-Nord-Europe ne se feront pas au détriment de nos statuts et de nos missions ! L’INRAP n’a pas à créer sa propre concurrence !
Contre la RGPP, Contre la filiale,
Définissons en AG nos propres objectifs et moyens de lutte !
En grève le 20 et 21 février !
18:29 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2008
Communiqué de l'intersyndicale du ministère de la Culture (CGT-Culture - CFDT-Culture - CFTC-Culture –SNAC FSU - SNAC-FO - SUD-Culture – UNSA-Culture) : NON A LA RGPP, OUTIL DU SACCAGE DU SERVICE PUBLIC !
Ne nous y trompons pas, la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est bien un outil de détérioration et de privatisation des services publics. En ce qui concerne la Culture, première cible de ces attaques, nous sommes face à une volonté politique de mettre fin à l'exception culturelle à la française !
Le gouvernement cherche aujourd’hui à remettre en cause le statut et à détruire le Ministère de la Culture en tant que tel, en amputant ses missions, les moyens de son action et en supprimant des services et des postes sous couvert de réorganisation administrative.
Aussi, avec l’ensemble des organisations syndicales du Ministère de la Culture signataires, nous nous prononçons :
- Contre la RGPP, qui, au nom de la diminution de la dette et des déficits publics, redéfinit les politiques publiques sur un schéma libéral avec des administrations « allégées et recentrées », et réduit drastiquement le champ et le volume de l’intervention publique,
- Contre la RGPP qui, par les projets législatifs en cours à la Fonction publique, va «adapter» les statuts et la gestion des personnels : recours aux entreprises d’intérim en substitution des recrutements de CDD et de vacataires, possibilité de licenciement des fonctionnaires dans le cadre des restructurations des administrations…
- Contre la RGPP, qui atomise le Ministère de la Culture en tant que tel, par une réduction draconienne du nombre des directions d’administration centrale, dont nombre de missions seront abandonnées et dont les moyens seront diminués,
- Contre la RGPP, qui multiplie les gels budgétaires, qui accélère les désengagements financiers avec une perspective de réduction de 20 % des crédits du ministère à échéance de 3 ans et qui accroît la part des financements privés dans le budget des opérateurs culturels, comme l’a préconisé Nicolas Sarkozy dans la lettre de mission adressée à Christine Albanel,
- Contre la RGPP, qui lâche au secteur privé nombre de missions de l’Etat opérateur, par le transfert de l’activité d’établissements du ministère vers des filiales privées comme à la Réunion des Musées Nationaux, mais également dans le secteur de l’archéologie préventive et le Centre des Monuments Nationaux, ou qui ouvre une nouvelle vague de transferts aux collectivités territoriales des monuments, étendue aux musées nationaux,
- Contre la RGPP, qui, après la loi de « décentralisation » Raffarin, fragilise encore un peu plus les services déconcentrés, pourtant véritables outils des politiques publiques culturelles sur l’ensemble du territoire et sans lesquels le ministère n’aurait plus de véritable existence,
-Contre ce vaste plan de refonte des politiques publiques, qui entend tout privatiser, allant même jusqu’à projeter de commercialiser (vente et location) les oeuvres d’art et objets des collections publiques.
PLUS QUE JAMAIS, C’EST PAR LA DETERMINATION DE TOUTES ET TOUS QUE NOUS ARRETERONS LA CASSE DU MINISTERE
TOUS ENSEMBLE EN GREVE
POUR LE SERVICE PUBLIC CULTUREL
ET RASSEMBLONS NOUS LE 21 FEVRIER
SOUS LES FENETRES DU MINISTERE DE LA CULTURE
-AUX COLONNES DE BUREN - A PARTIR DE 13 HEURES
Paris, le 13 février 2008
15:42 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiqué Sud Culture Solidaires : CONTRE LA RGPP : APRES LES REUNIONS, PLACE A L'ACTION ! !
Suite à l’occupation de la Direction des Musées de France (DMF) par la CGT-Culture et SUD Culture Solidaires (1er février), c’est contraint et forcé, que le directeur adjoint du Cabinet du Ministère a reçu une délégation de nos deux organisations syndicales. En raison des propos provocateurs et maladroits qu’il a tenu à l’encontre des personnels de la DMF, la délégation syndicale a immédiatement quitté la salle. Le Cabinet a décidé de se rattraper en proposant quatre réunions successives de travail sur les conséquences de l'application de la RGPP à la Direction des Musées de France, aux Musées et à la Réunion des Musées Nationaux. La première réunion, qui s’est déroulée le 8 février, concernait les perspectives d'intégration des Services à Compétence Nationale (SCN).
SUD Culture Solidaires a clarifié le cadre de sa participation à ces « échanges » en précisant qu’il n’était pas question de cautionner ou d’accompagner cette RGPP qui, sous couvert de réorganisation administrative, se traduira, avant tout, par une destruction des Services publics. Notre présence n'a qu'un seul objectif : contraindre le Ministère à informer les personnels des projets qui les concernent et de leur rythme.
Après avoir dénoncé le manque de concertation, SUD Culture Solidaires a demandé ce qui justifiait cette réorganisation. En effet, si nous ne sommes pas opposés à des réformes qui se traduiraient par l'amélioration du service rendu aux usagers, la RGPP correspond avant tout à la volonté de réduire le nombre des administrations centrales pour faire des économies d'échelle et supprimer des missions.
Transférer les SCN à la Réunion des Musées Nationaux, Etablissement Public Industriel et Commercial, c'est une privatisation larvée. Filialiser certaines activités obéit à la même logique de privatisation. Il s’agit là d’un signe très fort sur les intentions futures du Ministère envers les autres musées déjà transformés en Etablissements Publics Administratifs.
Le Directeur adjoint du Cabinet, après avoir fait le « panygérique » de la DMF en parlant de son oeuvre fondamentale et formidable et présenté ses excuses au personnel de la DMF en reconnaissant « que [sa] phrase n’est pas la plus intelligente qu’[il ait] prononcé », nous a tenu un discours sans surprise.
Il a assuré que le pan Musées de la RGPP n’en est encore qu’à sa phase de réflexion et que rien n’est figé. A priori, tout n’est pas bouclé et les arbitrages ne se feront qu'après le 22 février. Il a confirmé que cette réforme du Ministère de la Culture entrait dans le cadre d’un vaste plan de réforme commandé au plus haut sommet de l’Etat, avec une feuille de route claire et un exercice à rendre. A
l’en croire, tout se fera dans la transparence !
En ce qui concerne les Services à Compétence Nationale, il a fait référence aux précédentes transformations en EPA, d'abord du Louvre, puis d'autres musées, considérant que cela a été une chance et un succès, ces établissements ayant « appris à gérer de façon correcte les politiques publiques ».
Il a confirmé les quatre hypothèses en cours d’examen : transfert de tout ou partie des musées à la RMN, transformation des SCN en EPA, rattachement au CMN ou aux collectivités locales qui en feront la demande.
En ce qui concerne l'évolution des administrations centrales, il a déclaré, qu’au sein de la Fonction publique en général, une réflexion est en cours pour redéfinir leurs rôles. Le ministère de la culture n'a pas vocation à y échapper et les administrations centrales devront évoluer vers une mission de recherche, d’expertise, de pilotage, de contrôle et l'apport de «valeur ajoutée ».
La Directricedes Musées de France a confirmé que la DMF produirait des analyses juridiques et administratives sur le statut des structures transformées et sur le devenir des personnels transférés dans les quatre scénarios envisagés. Toutes les possibilités seront explorées : aussi bien la mise à disposition, le détachement, ou autres pour les fonctionnaires que le transfert des contrats de droit public vers le droit privé pour les non titulaires. En ce qui concerne les personnels des administrations centrales, l'exercice est différent puisqu'il faudra attendre leur nouvel organigramme !
L'administrateur de la RMN est intervenu pour défendre le projet d'intégration de tout ou partie des SCN à la RMN, qu’il considère comme un outil de mutualisation aux services des musées. Celle-ci devrait récupérer les compétences exercées actuellement par la DMF. Il invoque une opportunité pour certains musées qui manquent cruellement de moyens et qui ne sont pas incités à développer leurs ressources propres.
Le Directeur de Cabinet adjoint a conclu en déclarant que beaucoup de questions étaient restées sans réponses (!) mais que cet échange avait déjà permis une inflexion de leur réflexion !!! Mais nous ne saurons pas en quoi !
A l’issue de cette réunion, l'intersyndicale Culture (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, SUD Culture Solidaires, UNSA) a décidé d'organiser un rassemblement aux Colonnes de Buren devant le Ministère le jour du dernier rendez vous prévu le 21 février, à partir de 13h. Ce jour sera couvert par un préavis de grève. Il est plus que jamais nécessaire que les agents du Ministère de la Culture démontrent par leur mobilisation qu'ils ne laisseront pas faire !
Le 21 février : une action qui en appellera d'autres !
Sud Culture Solidaires le 13 février 2008
15:29 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.02.2008
Tract SNAC FO pour le retrait de la RGPP
SYNDICAT NATIONAL DES AFFAIRES CULTURELLES - FORCE OUVRIERE FNEC-FP-FO FGF
RETRAIT DE LA RGPP
Il est extrêmement clair que la RGPP (révision générale des politiques publiques), que ce soit au ministère de la Culture ou dans toutes les fonctions publiques, n’est pas une simple question d’organisation.
L’exemple de la gestion des musées nationaux par la RMN ou le CMN remet en cause d’une manière ou d’une autre le statut des personnels.
Même s’il est envisagé par le Cabinet de conserver le statut des personnels, la mise à disposition représente une véritable catastrophe statutaire.
Aujourd’hui la DAG évite à tout prix la mise à disposition car les personnels n’existent nul part : plus de carrière, plus de prime... plus rien.
La création de filiales privées, que ce soit à la RMN ou à l’Inrap, n’a pas d’autre but que de remettre en cause les statuts des personnels et des établissements.
Le projet de loi sur la mobilité annoncé par le Président de la République le 6 février se situe clairement dans le cadre d’une remise en cause d’une part, des statuts de corps incarnant le statut général de la fonction publique et d’autre part des modes de rémunérations qui seraient calqués sur ceux du privé (performance, mérite...). Cette mobilité se ferait sans respecter les qualifications statutaires.
Comme l’ont formulé clairement les agents en assemblée générale, c’est le retrait de la RGPP qu’il faut exiger avec le maintien des 10 directions, et le retrait de création des filiales privées.
En conséquence le SNAC-FO exige :
le retrait de la RGPP,
le maintien des 10 directions,
le retrait immédiat de la création des filiales privées à l’Inrap et à la RMN.
Nous exigeons d’être reçus par la Ministre et suite aux réponses apportées, nous proposons de convoquer des AG pour décider avec les personnels de la manière d’organiser la mobilisation .
La RGPP pose la question d’une mobilisation dans l’unité et sur des mots d’ordre clairs des agents de toutes les fonctions publiques.
Paris, le 11/02/08
12:19 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2008
Communiqué Sud Culture suite à occupation DMF le 01/02/08
Communiqué SUD Culture suite à occupation DMF le 01/02/08
Le CTP de la Direction des Musées de France du 8 janvier a été l’occasion pour les organisations syndicales d’analyser et de dénoncer les coups bas portés à la DMF et aux musées nationaux dans le cadre de la RGPP (le compte-rendu en a été publié sur notre site internet : http://www.sud-culture.org/expressions/spip.php?article258).
La mobilisation des personnels du vendredi 1er février 2008 par l'occupation de la DMF lors du CTP de direction a permis que le cabinet de la Culture ouvre enfin des "espaces de discussion " à l'ensemble des Organisations syndicales avec différents thèmes abordés selon le calendrier suivant :
le vendredi 8 février 11h30 à 13h : rattachement de tout ou partie des musées nationaux SCN à la Réunion des Musées Nationaux
le jeudi 14 février 15h à 17h : rattachement des musées nationaux SCN au Centre des Monuments Nationaux ou d’autres établissements publics ;
le mercredi 20 février 14h à 16h : hypothèses de filialisation d’activités de la Réunion des Musée Nationaux
le vendredi 21 février 14h à 16h: sur les missions de la Direction des Musées de France.
L'administration appelle ces réunions "groupe de travail", terme que nous réfutons car cela sous tendrait de notre part que nous allons travailler en commun sur des projets du gouvernement qui conduisent à la désintégration de notre ministère.
Nous restons sceptiques sur l'issue et la finalité de ces réunions , mais peut-être apporteront-elles les clarifications nécessaires sur le devenir de cette direction et de ses personnels. Nous vous tiendrons au courant! SUD considère en effet que l'important ce sont les mobilisations et les actions qui vont être menées en intersyndicale prochainement comme l'indique le communiqué intersyndical ci-dessous diffusé il y a quelques jours :
Nos organisations syndicales, réunies ce jour, 4 février 2008, entendent, ensemble, dénoncer les projets gouvernementaux s'inscrivant dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui, appliqués au Ministère de la Culture, menacent son existence même.
Elles adressent un appel large aux agents du Ministère de la Culture et de ses établissements, ainsi qu'aux professionnels de la culture et aux citoyens à se mobiliser pour défendre les missions de service public culturel mis en danger par ces projets de démantèlement. Les modalités et le calendrier de nos actions seront déterminées en commun dans les prochains jours.
Au-delà du seul secteur des musées, c’est l’ensemble du ministère, administrations centrales, services déconcentrés, opérateurs, qui sont concernés. Partout, les personnels doivent faire entendre leur voix !
SUD Culture le jeudi 7 février 2008
13:13 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2008
Communiqué de l’assemblée générale du Musée National Picasso à l’intersyndicale CFDT CGT FO FSU CFTC UNSA SUD du ministère de la Culture
POUR LE RETRAIT DE LA RGPP
Une Assemblée Générale des personnels du Musée National Picasso s’est tenue le mercredi 6 février 2008.
Elle avait pour objet, dans le cadre de la mobilisation contre la RGPP, de rendre compte et de débattre de la journée d’action du 1er février 2008 (occupation de la DMF et délégation au cabinet de la ministre de la culture) ainsi que des décisions de l’intersyndicale Culture du lundi 4 février.
Au vu des éléments et des orientations qui ressortent de ce début de mobilisation, l’Assemblée Générale des personnels du Musée National Picasso soutient l’analyse de l’intersyndicale CFDT CGT FO FSU CFTC UNSA SUD du ministère de la Culture quant au projet de démantèlement du service public culturel. En ce sens, l’Assemblée Générale réunie ce jour a voté à l’unanimité une résolution visant à lancer un mouvement de grève générale et illimité immédiat en s’appuyant :
- sur la motion du CTP-DMF du 8 janvier 2008 (le maintien des SCN musées nationaux dans leur statut actuel ainsi que le maintien de la DMF, de tous ses services et le respect du statut des personnels) ;
- sur le mot d’ordre de grève illimitée dans l’ensemble du ministère de la Culture voté à l’unanimité des personnes présentes à la DMF lors de l’action du 1er février.
L’Assemblée Générale du personnel du Musée Picasso propose que soient organisées des assemblées générales dans tous les secteurs et services du ministère de la Culture pour que l’ensemble des personnels puisse se prononcer et entrer tous ensemble dans la grève pour le retrait de la RGPP.
Pour le maintien de la DMF dans son organisation actuelle
Pour le maintien des SCN dans leurs statuts actuels
Pour le maintien du statut des personnels
Pour le retrait de la RGPP
15:47 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.02.2008
Communiqué de l’intersyndicale CFDT CGT FO FSU CFTC UNSA SUD du Ministère de la Culture : Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)
Nos organisations syndicales, réunies ce jour, 4 février 2008, entendent, ensemble, dénoncer les projets gouvernementaux s’inscrivant dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui, appliqués au Ministère de la Culture, menacent son existence même.
Elles adressent un appel large aux agents du Ministère de la Culture et de ses établissements, ainsi qu’aux professionnels de la culture et aux citoyens à se mobiliser pour défendre les missions de service public culturel mis en danger par ces projets de démantèlement.
Les modalités et le calendrier de nos actions seront déterminées en commun dans les prochains jours.
15:54 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2008
Communiqué CGT suite à occupation de la DMF 01/02/08
Communiqué CGT, suite à occupation de la DMF
Depuis ce matin 9 heures les personnels de la Direction des Musées de France, du réseau des musées et de la sphère patrimoniale, de la Réunion des Musées Nationaux, du Centre des Monuments Nationaux occupent le siège de la DMF, 6 rue des Pyramides (Paris 1er) à l'appel de la CGT-Culture, rejointe par SUD-Culture.
Par leur mobilisation, ces personnels ont contraint Christine Albanel et son cabinet à organiser en toute urgence une réunion de crise - en présence de la Directrice des Musées de France - sur les effets dévastateurs de la RGPP sur les musées nationaux, la RMN et plus largement sur le ministère de la culture.
Une délégation d'une vingtaine d'agents et de représentants syndicaux sera donc reçue à 14h30 rue de Valois.
Elle réaffirmera l'opposition résolue de l'extrême majorité des personnels à une réforme qui prévoit la disparition pure et simple de la DMF, la dislocation du réseau des musées nationaux et porte en germe filialisation et privatisation (notamment à la RMN ou dans l'archéologie préventive) de pans entiers d'activités essentielles du service public culturel.
La délégation donne rendez-vous à 16 heures au siège de la DMF (5ème étage) pour un compte rendu de l'audience avec le cabinet de la ministre et déterminer tous ensemble les suites à donner.
Paris, le 1 février 2008, 13h45.
13:05 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Occupation de la DMF. Dépèche AFP 01/02/08
dépèche AFP
Une centaine d'agents de musées nationaux, conduits par les syndicats CGT et Sud, ont occupé vendredi à Paris la Direction des musées de France (DMF), pour protester contre les projets de réforme touchant le ministère de la Culture, a constaté une journaliste de l'AFP.
Arrivés en début de matinée, les agents ont quitté les locaux en fin d'après-midi après qu'une délégation de leurs représentants a été reçue par Christophe Tardieu, le directeur adjoint de cabinet de la ministre de la Culture Christine Albanel.
La réunion s'est mal passée, ont indiqué la CGT-Culture et Sud-Culture. Les représentants syndicaux étaient venus demander au cabinet des explications sur le projet de refonte de la Direction des Musées de France dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques).
"Nous avons quitté la table violemment lorsque M. Tardieu nous a dit que la DMF avait mieux à faire que de compter les crayons et les gommes des musées dont elle assure actuellement la gestion", a déclaré Nicolas Monquaut, secrétaire général de la CGT Culture, en rendant compte de la réunion aux agents des musées restés à la DMF, rue des Pyramides.
"Nous exigeons des excuses publiques de la part de Christine Albanel", a-t-il ajouté sous les applaudissements des personnes présentes. Une pétition va circuler à la DMF pour appuyer cette demande.
Interrogé par l'AFP, Christophe Tardieu a reconnu qu'il avait eu recours "à une image un peu rapide". "Ce que je veux dire, c'est que la vraie valeur ajoutée de la DMF réside dans la définition, la mise en oeuvre et le contrôle d'une politique scientifique et culturelle des musées sur tout le territoire et non sur la gestion directe des musées", a-t-il dit.
M. Tardieu a proposé aux syndicats plusieurs réunions de travail autour des projets du ministère : rattachement de certains musées actuellement gérés par la DMF à la Réunion des Musées Nationaux (RMN), filialisation d'une partie des activités de la RMN (boutiques, éditions, produits dérivés).
Les organisations syndicales du ministère de la Culture se rencontreront lundi en vue "d'intensifier et d'étendre le mouvement enclenché" vendredi, a indiqué la CGT-Culture, premier syndicat au ministère.
AFP 01.02.08 | 19h41
13:00 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2008
tract CNT : RGPP m'a tué !
« RGPP m’a tué… »
La RGPP ou l’art de travailler moins nombreux pour les mêmes missions
La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) a pour but officiel de rationaliser les services publics pour maîtriser les dépenses et d’obtenir une meilleure qualité de ceux-ci : « il s’agit désormais pour l’Etat et ses opérateurs de partir des missions pour mener une réflexion sur les structures et non plus de faire l’inverse » (Lettre cadre de Ch. Albanel aux dirigeants des EP du 14/08/07).
Cette réforme est l’application du slogan de campagne de Nicolas Sarkozy : « moins de fonctionnaires mieux payés pour réduire les dépenses publiques ». Le gouvernement déclarant que l’on doit s’inspirer des modèles d’outre-atlantique, cette politique est une reprise directe des réformes libérales effectuées au Canada entre 1995 et 1998.
Celles-ci ont conduit à une baisse de 5% à 40% des dépenses publiques, soit par exemple la fermeture d’un poste sur six lors des départs en retraite des fonctionnaires, une péjoration des prises en charge des malades dans les structures médicales publiques (liste d’attente), l’arrêt de l’achat de nouveaux ouvrages dans les bibliothèques faute de crédits, etc.
En somme, une privatisation en masse de tous les services publics conduisant à une dégradation de vie des canadiens.
Les grandes décisions : pour plus de précarité et de rentabilité
La modernisation du ministère de la culture et de la communication, déjà entamée à la suite d’un premier audit, concerne pour les premières décisions adoptées les directions centrales, les musées nationaux et les EPA.
En voici des extraits choisis et commentés : « (…) l’administration centrale du ministère de la Culture sera réorganisée pour passer de dix directions à quatre ou cinq grandes directions centrées sur les principales missions du ministère (…)» : réduction de la structure et diminution des effectifs en personnel. « Les administrations centrales seront recentrées sur leurs missions de pilotage et de stratégie.
Ainsi, la direction des musées de France ne traitera plus depuis Paris la gestion quotidienne de certains musées mais sera recentrée sur la fixation des orientations générales, la définition des résultats à atteindre et leur évaluation » : polarisation sur la gestion au détriment des missions culturelles, (usines à gaz informatisées)
« Les musées, actuellement directement gérés par cette direction, seront désormais rattachés à la Réunion des musées nationaux qui sera par ailleurs modernisée par la filialisation de certaines de ses activités commerciales. (…) » : incitation à la privatisation par la création de filiales (sociétés anonymes)
« Tous les opérateurs devront être dotés d’un contrat pluriannuel de performance.(…) » : obligation de rendement, de rentabilité (que faire des activités non lucratives comme l’archéologie ?)
« (…) Le Palais de la Découverte sera regroupé avec l’établissement public de la Cité des sciences et de l’industrie. » : fusion d’établissements proches pour réduire les coûts
« (…) certains musées et monuments nationaux pourront être confiés aux collectivités territoriales (…) » : ou abandon de sites (et de leur entretien) sous couvert de décentralisation .
Vers la privatisation de l’INRAP dès Mai 2008 ?
Cette politique doit naturellement s’appliquer aussi à l’Inrap et la Direction y a déjà activement réfléchi depuis plusieurs mois (été 2007).
L’esprit de la réforme est bien de limiter au maximum tout futur développement de l’emploi public à l’Inrap et de réaliser des économies financières partout où cela est possible. Une fois consommés les 200 CDD accordés pour cette année 2008, comment réaliser toutes les opérations en souffrance, dont la liste s’allonge d’une année sur l’autre ? Le cas du Canal Seine-Nord-Europe (2400 ha, 100000 jour/homme estimés) est emblématique : exclu du budget de l’Inrap, il doit servir de cheval de Troie pour faire appliquer une première étape de la privatisation à l’Inrap. Réalisé par une « structure ad hoc » dans la présentation du budget 2008 au CA de décembre 2007, il doit maintenant démarrer dans le cadre d’une « filiale » dépendant de l’Inrap.
Deux grands scénarii de privatisation étaient disponibles pour l’établissement public administratif qu’est l’Inrap : la création d’un Groupement d’Intérêt Public ou la création d’une filiale privée.
Outre les différences d’organisation qui les caractérisent, c’est certainement la longueur des procédures de création d’un GIP ainsi que sa durée de vie limitée (recherche et accords de partenaires, vote d’une loi, d’un décret, d’une convention constitutive, etc) qui a fait pencher la balance en faveur d’une Société Anonyme détenue majoritairement par l’Inrap.
La souplesse de création comme d’intitulé (pas de durée déterminée, ni de limitation spatiale) d’une filiale explique la multiplication de ce genre de structure aussi bien dans le secteur culturel (SASU « Château de Versailles spectacles – 2004, SASU Pont du Gard – 2002) que dans l’ensemble des services publics.
Après la liquidation des grands établissements publics de la Poste, d’EDF-GDF, SNCF, etc, le gouvernement s’acharne à faire de même pour les services publics restants en appliquant les recommandations de l’OMC, du FMI, comme de l’OCDE : services sociaux (ANPE), éducatifs, culturels. Il est donc naïf, illusoire voire dangereux de croire que l’Etat, principal instigateur de ces réformes, serait le dernier rempart contre cette nouvelle vague de démantèlement des services publics.
Exigeons la réintégration du Canal Seine-Nord-Europe dans la programmation de l’INRAP !
Nous n’avons pas à créer notre propre concurrence. Embauchons les 700 CDI nécessaires à la réalisation des opérations !
Tous en Assemblée Générale, tout le pouvoir aux AG dès le 5 février !
CNT , 30 01 08
20:51 Publié dans Lutte contre la RGPP au ministère de la Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

